ibrarp of tbe Museum
OF
COMPARATIVE ZOÛÜLOGY, AT HARYARD COLLEGE, CAMBRIDGE, MAS,
Pounded by private subscription, fn 1861.
AA He
ANNALES
DE LA SOCIÉTÉ
ENTOMOLOGIQUE
DE FRANCE.
Natura maximé miranda in minimis,
Kroisième Série.
TOME SEPTIÈME.
A
À PARIS,
CHEZ LE TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ, RUE DE VAUGIRARD , 16.
1559
Article 38 du Règlement. Les opinions émises dans les Annales de la Société sont exclusivement propres à leurs auteurs. La Société n’entend aucunement en assumer la responsabilité.
Paris, — Fyp, FÉLIX MALTESTE el Ce, rue des Deux-Portes St-Sauveur, 22,
ANNALES
: DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE.
NOTES SYNONYMIQUES
SUR LE CINQUIÈME VOLUME DE L’'HANDBUCH DER ENTOMOLOGIE,
Par M. H. BurMEISsTER, Berlin, 1840.
Coléoptères Lamellicornes, Xylophiles.
Par M. L,. REICHE,.
Faisant suite au travail analogue, sur les Pectinicornes du même auteur, publié dans les Annales de la Société Entomologique, 1852, pages 67 à 86.
(Séance du 8 Décembre 1858.)
CYCLOCEPHALIDÆ.
Page 24 de l'Hanpeucu. Pachylus dispar, Burm. C’est le Pach. serratulus de la collection Dejean. P. 26 et 27. Hexodon unicolor Olivier. L’Hex. Kirbyi (et non pas Kirbü), Hope, Coléopt. Ma-
G L. REICHE.
nual, {-57, et l’'Hex. Hopei, Kollar, Ann. der Viener Mus. 1-339, que M. Burmeister regarde comme probablement dis- tincts, sont synonymes de l’unicolor. P. 42. Cyclocephala pelioptera, Germ. C’est le C. latifrons, Dejean, Coll. P. 43. Cycl. longicollis, Burm. C'est le C. bilineata (Buquet), Dej., Coll. P. 49. Cycl. sanguinicollis, Barm. C’est le C. lateritia, Dej., Coll. P. 50. Cycl. concolor, Burm. C'est le C. frontalis (Klug), Dej., Coll. P. 51. Cycl. verticalis (Dej.), Burm.
Cette espèce n’est autre que le Cycl. sanguinicollis Burm. décrit plus haut p. 49, et n'est pas le C. verticalis de la Collection Dejean, qui est très distinct ayant un point noir au milieu de chaque élytre.
P. 53. Cycl. immaculata, Olivier.
M. Burmeister cite à tort, en synonymie, le Cycl. pyq- mæa, Dei., qui est une espèce très distincte et appartenant à une autre division.
P. 54. Cycl. villosa (Dej.), Burm.
Il n’y a pas d'espèce de ce nom dans le Catalogue De- jean; à la page 170, que cite M. Burm., on trouve la Cycl. villosula à laquelle la descriplion de M. Burm. ne s’ap- plique nullement.
P. 54. Cycl. quercina, Burm. C’est la Cycl. obsoleta, Dej., Coll. P. 62. Cycl. lunulata, Burm. C’est la Cycl. signatipennis, Dej., Coll.
Notes synonymiques. 7
P. 63. Cycl. signaticollis (Dupont), Burm. C’est la Cycl. maculicollis, Dej., Coll. P. 64. Cycl. dorsalis, Burm.
C’est la Cycl. suturalis, Dej., Coll., mais c’est avant tout la dispar, Herbst, Coléopt. 111, 65, Tab. 23, 1.
P. 66. Cycl. stictica, Burm.
Ce n'était pour Dejean qu’une variété de la signata, Fab. M. Burm. a eu raison de l’en séparer.
P. 67. Cycl. lucida (Buquet), Burm.
Ce nom n’est pas de M. Buquet, qui avait répandu l’in- secte dans les collections sous le nom de Cycl. Lycidas. P. 68. Cycl. tutilina (Buquet), Burm.
Ce nom barbare est de l'invention de M. Burmeister. M. Buquet avait répandu cette espèce sous le nom mytholo- gique de Tutelina.
P. 69. Cycl. cribrata, Burm. C’est le C. Buqueti de la Collect. Dejean. P. 73. Bradyscelis (Dupont). Burm.
Ce nom générique doit céder le pas à celui d'Orycioderus donné par M. Boisduval, Faune de l'Océanie, page 160, lequel nom M. de Castelnau avait cru devoir changer en Lampropus avec le même sans-façon que M. Burmeister.
P. 77. Chalepus hydrophiloides, Burm.
C'était pour Dejean une variété du Ch. barbatus, Fab. M. Burmeister a eu raison de l’en séparer.
P. 79 et 80. Chal. trachypyqus, picipes, rugifrons et planatus, Burm.
Ces espèces n'étaient pour Dejean que des variétés du Ch. geminatus, Fab.
8 L. REICHE.
P. 81. Chal. bidentatus, Burm. Était, pour Dejean, une variété du Ch. gagates, Illiger.
P. 81. Chal. gagates (Niger), Burm. llliger n'a jamais décrit cet insecte, par conséquent ce nom doit céder le pas à celui de Ch. brevis, Perty Delect. Anim., p. 46, Tab. 9, fig. 16. P. 82. Chal. rostratus, Burm. C'est le lœvicollis du Catalogue Dejean.
P. 84. Stenocrates holomelanus, Germar.
M. Burmeister rapporte avec doute à cette espèce la Eyclocephala frontalis, Guérin, Iconog. du Règne Anim., pl. 23, fig. 7, et texte, p. 90. L'auteur a raison de douter, car il n’y a absolument rien de commun entre les deux espèces qui ne sont pas du même genre.
STRATEGIDÆ.
P. 91. Heteronychus globosus, Burm. C’est le Scarabœus glaucus, Dej., Catal. P. 97. Heter., morutor, Fabr.
C’est à tort que M. Burm. cite en synonymie l'Heter. mo- rator, Dej., celui-ci n’est pas le morator, Fabr., puisqu'il a le chaperon bidenté. C'est l'Heter. pauper, Burm., p. 94.
P. 97. Heier. Licas, Burm.
Ce n’est pas le Licas de Dej., ainsi que le dit M. Burm.,
puisque celui-ci a le chaperon non bidenté. P. 103. Pentodon Aries, Fab.
M. Burm. donne à tort en synonymie le Scaralœus Augias, Dejean, qui est une espèce tout à fait distincte et dont il n'existait que des femelles dans sa Collection.
Le Pentodon Aries & y figurait sous le nom de Scarab.
Notes synonymiques. 9
Numa, Dej., avec l'indication erronée du Brésil pour loca- lité, et la ® y portait le nom de digitahs, Klug, etnon pas digitatus, comme l'écrit M. Burm.
P. 104. Peniodon puncticollis ( Dej.), Burm. Syn. monodon, Mulsant, Lamell. de France (1842), p. 384. Ajoutez — punclatus, Schœænherr, Syn. Ins. 1-19. — — Algerinus, Herbst. Coléopt. 11-250.
Evidemment c’est le nom de Herbst qui doit prévaloir; il faut donc étiqueter cette espèce Pentodon Algerinus, Herbst, elle est en effet commune sur tout le littoral méditerranéen de l'Afrique, de l'Egypte et de la Syrie. Le Pentodon punc- tatus, Fab., auquel M. Maulsant rapporte lAlgerinus de Herbst, ne se rencontre pas, que je sache, sur la côte d'Afrique, je ne l’ai même jamais vu d'Espagne.
M. Mulsant a confondu cette espèce avec le monodon, qui ne se trouve pas en France; elle est cependant bien distincte de cette dernière espèce par son chaperon bidenté.
P. 107. Isodon curtus, Erichs.
A propos de ce nom, M. Burm. dit que le Scarab. curtus, Guérin, Voy. de la Coquille, 2-81, doit être rapporté au genre Dasygnathus. — 11 se trompe; cette espèce rentre dans le genre Cheiroplatys, c’est le Scarabœus Ixion du Catalogue Dejean.
P. 108. Cheiroplatys latipes, Guérin.
M. Burm. cite en synonymie le Scar. porcellus, Boisduv. C'est une erreur: le porcellus est une espèce très distincte par sa taille plus petite et la ponctuation très nette et plus forte de ses stries.
P. 114. Acerus Davus (Dej.), Burm. M. Burm. cite en synonymie l’Acerus Monachus, Dei.,
comme étant la $ du Davus; il se trompe : le Monachus, Dej., est l'Ac, Phyllis, Burm.
10 L. REICHE.
P. 118. Podalqus bonariensis (Dupont), Burm.
C'est le Scarab. Cornelius du Catalogue Dejean.
P. 119. Pod. Cuniculus (Dej.), Burm.
Je crois cet insecte très mal placé dans ce genre, tel que l'a conçu M. Burm. (il constituait à lui seul le genre Podalqus de Dejean!). Cette espèce, du Sénégal, au point de vue géographique, fait disparate dans un genre tout américain, et ce fait seul aurait dû attirer l'attention de M. Burmeister. Quoi qu'il en soit, ses palpes maxillaires à dernier article conique très large à la base, son chaperon très aigu, les deux appendices articulés, dans la troncature de ses jambes postérieures, spatuliformes et non aigus, le premier article des tarses postérieurs tronqué obliquement et prolongé au côté externe, et ses tarses plus longs que la jambe constituent des caractères suffisants pour, à l'exem- ple de Dejean, en établir un genre propre. M. Burmeister ayant pris le nom de Podolgqus de Dejean pour l'appliquer au groupe américain dont le Pod. bonariensis est le type, je propose de nommer ce nouveau genre, Verlumnus ! Ce sera donc le Vertumnus Cuniculus, Dej., Syn. Podalqus (Dejean), Burmeister.
P. 120. Pod. nolatus. Burm. C'est le Scarab. Lysius (Chevrolat), Dej., Catal.
P. 120. Pod. villosus, Burm.
Le Scarab. Demophon, Dej., cité en synonymie est une espèce très différente et appartient à un autre genre; il fallait citer comme synonyme le Sc. glaueus, Dej. Catal.
P. 122. Pod. Sarpedon (Dej.), Burm.
Portée sous ce nom dans la 2e édition de son Catalogue, M. Dejean avait réuni, dans la 3e édition, cette espèce au Scarab.Talpa, F., qui appartient à un autre genre. M. Bur- meister l’a, avec raison, maintenu dans ce groupe-ci. -
lier
Notes synonymiques. 11
P. 123. Pod. complanus, Burm. C'est le Sc. Tullius, Dej., Catal.
P. 124. Pod. exaratus ( Dej.), Burm.
Oui, mais c’est encore le Scarab. rusticus, Dej., Catal. Dejean avait fait deux espèces de deux individus de taille différente.
P. 125. Pod. Talpa, Kabr.
Il y a ici une erreur de genre. M. Burm. n'a vu qu'une femelle de cette espèce, et, néanmoins, il est étonnant qu’il ne l'ait pas, de suile, rapportée au genre Strategus. J'en possède un mäle donné par M. Hornbeck, et venant de Saint-Thomas.
Cette espèce se place à côté des Stralequs des Antilles, St. Syphax et Titanus.
La femelle me parait être l’insecte décrit et figuré par Palissot de Beauvois. sous le nom de Scarab. oblongus.
P. 127. Corynoscelis glaucon, Perty. C'est le Scarab. Entellus, Serville, Encyclop. Méth. X, 2- 347, quoi qu’en dise M. Burm., et ce nom doit prévaloir. P. 129. Strategus Antœus, Fab., Drury.
Olivier a figuré deux fois cet insecte; les figures de la planche 13 seules le représentent; celle de la planche 12 appartient à une autre espèce, probablement au S£. surina- mensis, Burm.
P. 130. Sir. Mormon, Burm.
C’est le Sc. Boscüi, Palissot de Beauvois, dont le nom doit prévaloir.
P. 131. Sir. Jugurtha, Burm. C’est le Scarab, Gelanor de la Collection Dejean. P. 131. Sir. Alœus, Linné. Contrairement à l'opinion de M. Burmeister, je crois
12 L. REICHE.
cette espèce propre à la Guyane et au nord du Brésil. Les individus qui se trouvent aux Antilles sont des espèces distinctes : 1o Sir. Semiramis, Paliss. de Beauv., de Haiti ; 20 bellicosus, Dupont, Mss. de Cuba. Le tridens, Dupont, Mss., est une.espèce distincte, par son corselet non ridé an- térieurement et à corne antérieure non aplatie.
P. 133. Str. Julianus, Burm.
C’est bien le Sc. Ajax $, Dej., comme le dit M. Burm., mais ce n’est pas son Julianus, ainsi qu’il le croit. Le Sc. Julianus, Dej., appartient à un autre genre.
P. 135. Str. Syphax, Fab. Syn. Var. minor. Sc. Maimon, ab.
Cette espèce de Fabricius {Maimon) n’est pas une variété du Syphax, mais bien de l’Antœus.
PHILEURIDÆ.
P. 153. Phileurus foveicollis, Burm. C'est le Phil. impressicollis, Dej., Catal.
P. 154. Phil. Vervex (Dej.), Burm. La S estle Phil. ciliatus, Dej. Gatal.
P. 158. Phil. affinis (Dei.), Burm.
Ce n’est pas le Phil. affinis, Dej., Catal., qui a quatre dents aux pattes antérieures et n’a pas de rudiment de strie à la base des élytres entre la première et la deuxième. — L'espèce de Burmeister n’est qu’une variété du Phil. didymus, Linné.
P. 160. Phil. valqus, Fab.
Le Phil. castaneus, Dej., Catal., n’est qu'une variété brune de cette espèce. ii
Notes synonymiques. 13
P. 162. Phil. integer, Burm.
C'est le Phil. Vitulus, Dej., Catal.
Parmi les espèces que M. Burmeister n’a pas vues, il oublie de citer le Phil. complanatus, Palissot de Beauvois. Cette espèce appartient à la divis’on des espèces ayant quatre dents aux pattes antérieures sans tubercules thora- ciques.
P. 173. Lonchotus crassus, Klug.
C’est le Coptorhinus Medon, Dej. Catal.
ORYCTIDÆ.
P. 177. Thronistes Rouxii (Dej.), Burm.
Cet insecte vient du Chili et non de Buenos-Ayres.
P. 182. Temnorhynchus Diana, Pal. de Beauv.
M. Burmeister cite en synonymie le T. Antiochus, Dej., Catal. Il se trompe : l'espèce de Dejean ayant les élytres poncluées et rugueuses.
P. 187 à 189. Orycies Orion, Or. Bacchus, Or. Dionysius. Or. Silenus.
Ces quatre espèces appartiennent au genre Phyllognathus d'Eschscholz, que M. Burmeister regarde à tort, suivant moi, comme une simple division des Oryctes ; les caractères cités par Eschscholz sont bien tranchés, et nous savons d’ailleurs que notre Phyllognathus Silenus à une manière de vivre bien différente de celle des Oryctes.
P. 190. Oryctes Corydon, Oliv.
Cette espèce, par la forme de son menton très renflé, ses mandibules dilatées et submembraneuses comme les Phyl- lognaihus, etc., doit former un genre distinct. Elle a été
14 L. REICHE
décrite par M. Westwood, au tome IV, des Annales de la Société Entomol. de Londres, sous le nom de Orphnus Corydon.
P. 190. Or. Abderus , Sturm.
C'est avec surprise qu’on voit cette espèce américaine figurer dans ce genre exclusivement propre à lancien continent. Il est évident que M. Burmeister ne l’a exa- minée que superficiellement; en effet, elle diffère des Phyllognathus :
10 Par la longueur du palpe maxillaire, dont le dernier article est cylindrique et non canaliculé;
20 Par son épistôme tronqué carrément ;
30 Par le dernier article des tarses antérieurs non renflé dans les mâles.
Elle diffère des Oryctes :
10 Par la longueur relative des articles du palpe maxil- laire, dont les deux premiers sont presque égaux et le der- nier plus long;
20 Par ses mandibules convergentes, dilatées et arron- dies extérieurement et concaves:
3° Par son épistôme ni avancé, ni échancré;
40 Par la troncature non dentée des pattes postérieures et intermédiaires.
Cette espèce diffère des deux genres précités, indépen- damment des caractères déjà signalés :
1° Par les dimensions comparatives du corselet et des élytres ;
20 Par l'absence de dent ou pilier entre les hanches des pattes antérieures ;
30 Par la longueur et la gracilité des pattes.
Il y a donc là une nouvelle coupe générique à établir, et je propose, puisque l'espèce à été décrite et figurée par deux auteurs sous des noms différents, de conserver le
Notes synonymiques. 15
nom le plus ancien pour nom spécifique, et de lui appli- quer le nom générique de Diloboderus , faisant allusion à la forme de son corselet. Ce serait donc le Diloboderus abde- rus, Sturm., Catal. 1826.— Synon. Scarab. mentor, Guérin, Iconog. du Règne animal, [ns., pl. 23.
P. 195. Oryctes Tarandus, Olivier. L'Oryct. Paniscus, Dej., Catal., est une variété de cette espèce à caractères décroissants et ponctuation beaucoup
moins marquée. C’est sur cette variété que Fabricius a fait son Geotrupes Stentor.
P. 197. Or. Augias, Olivier. Le nom de Madagascariensis, Castelnau, cité en syno- nymie est inexact: il faut lire Madagascaricus.
Cette espèce portait, dans la Collection Dejean, la fausse indication du Brésil pour patrie.
P. 200. Or. Sencgalensis, Klug (Dei.).
Ce n’est qu’une variété de l’Or. Boas, Olivier.
P. 201. Or. Agamemnon (Dej.), Burm.
Longit. 16 lin. — Il faut lire 26 lin., ou mieux 20 à 30 lin.
C’est le Scarab. Owariensis, Palissot de Beauvois, dont le nom doit prévaloir.
M. Burmeister n’en ayant vu que peu d'individus a im- parfaitement décrit cette espèce, La forme de son corselet varie beaucoup, la troncature discoidale est terminée en arrière par un bourrelet quelquefois droit et légèrement ondulé, quelquefois très avancé en lobe dans son milieu.
P. 201. Or. Erebus, Burm.
C’est l'Or. Diomedes, Dej., Catal.
P. 202. Or. monoceros, Olivier.
Cette espèce était regardée à tort, par Dejean, comme une variété de l'Or. Rhinoceros.
16 L. REICHE.
Il faut barrer la synonymie de Diomedes, Dej., citée par M. Burm.
P. 203. Or. Owariensis (Palissot de Beauvois), Burm.
Synon. Gigas, Castelnau. — Laertes, Dej., Catal.
Comme nous l'avons vu plus haut, au sujet de l'Or. Aga- memnon, Burm., l'espèce de Palissot est tout autre chose que celle-ci. — I faut donc rétablir le nom d'Or. gigas, Cas- telnau, et mettre en synonymie : Or. Owariensis, Burm.
P. 205. Dasygnathus. M. Burm. oublie de citer le Das. Australis, Boisduval. Voy. de l’Astrolabe, p. 167.
P. 218. Dichodontus Crœsus, Fab.
Le Scarab. Romulus, Dej., Catal. se rapporte à cette espèce. Elle y est indiquée avec doute comme provenant de Java. tandis que l'étiquette de la Collection indiquait, aussi avec doute, comme localité, le Brésil.
P. 222. Megaceras Philoctetes, Burm.
L'espèce que décrit ici M. Burmeister n’est pas du tout le Scarab. Philoctetes d'Olivier, et les synonymies qu'il cite ne s’y appliquent nullement.
C’est une espèce nouvelle que je propose de nommer Meg. Exion : la corne céphalique est simple.
P. 223. Megac. Teucer, Burm.
Cette espèce est le véritable Philoctetes, caractérisé par sa corne céphalique dentée en dessous, près du sommet. — C’est à elle que s’appliquent les synonymies mentionnées par M. Burmeister auprès de l'espèce précédente.
Le Scarab. Remus, Dej., Catal., appartient au genre He- gaceras. Cette espèce se distingue nettement de toutes les autres, par sa taille plus petite, son épistôme arrondi ou
Notes synonymiques. 17
faiblement sinué, et l’absence de strie juxta-suturale sur les élytres; elle vient de Cayenne.
P. 226. Heterogomphus Pauson, Perty. C’est le Scarab. Capucinus, Dej., Catal.
P. 228. Heterog. Eteocles, Burm.
Supprimer la synonymie de Scarab. Capucinus, Dej., qui appartient à l'Heterog. Pauson.
P. 229. Heterog. Achilles ( Dej.), Burm.
Ce n’est pas le Scarab. Achilles, Dej., Cat., qui est une espèce très différente par sa corne céphalique tronquée, dilatée et subbilobée à son extrémité, sa ponctuation beau- coup plus forte et sa forme plus allongée. — Par suite de l'erreur de M. Burmeister, je l’ai nommée Heter. Dejeanii ; elle paraît voisine de l’Hopei, Burm., et vient du Brésil.
L’Achilles, Burm., est le Scarab. Castor, Dej., Catal., et ce n’est pas, comme il le dit encore, le Scarab. Pylades de ce savant.
P. 230. Heterog. Aidoneus, Perty. C’est le Scarab. Pylades, Dej., Catal., et non le Scarab. Castor. P. 236. Enema Lupercus, Chevrolat.
Distinct du Pan, par sa forme non atténuée en arrière.
M. Burm. n'ayant vu qu’un mâle peu développé le décrit comme n'ayant pas de corne sur le corselet, tandis qu’il en a, au contraire, une aussi marquée que dans les individus moyens du Pan.
L'Enema Endymion, Chevrolat, qu'il cite en synonymie, est une espèce distincte.
P. 238. Podischnus Agenor, Olivier. C’est bien le Scarab. Puris, Dej., Catal., mais c’est éncore
le Scarab. barbicornis, Latreille. Voy. de Humbolt, p. 125.
M. Burmeister n'a sans doute jamais consulté l’ouvrage du 3e Série, TOME VII. 2
18 L. REICHE.
célèbre entomologiste, car il rapporte sa description et sa figure au Scarab. Iphiclus de Panzer ! lequel n’est lui-même qu’une variété de l’Hercules, Linné.
DYNASTIDÆ.
P. 249. Golofa Claviger, Linné. M. Burmeister n’a pas connu la femelle qu’il faut rap- porter au Scarab. Faunus, Dej., Catal. Le Scarabœus Leander, Dej., Catal., est une espèce nou- velle de ce genre.
P. 259. Dynastes Iphiclus, Panzer.
J’ai dit plus haut que ce n’était pas le Scarab. barbicornis, Latreille, et j'ajoute que je ne crois pas que ce soit le Scar. Hyllus, Chevrolat.
Ce n’est qu'une petite variété de l’Hercules.
P. 267. Xylotrupes Phorbanta, Olivier.
En admettant que cet insecte ne soit pas une variété du Gideon. M. Burm. n’en a pas moins tort de citer en syno- nymie le Scarab. pubescens, Waterhouse, espèce tout à fait distincte. La localité d'Olivier (le Sénégal), est erronée. Le Phorbanta vient de l'Inde occidentale. Le Scarab Alcibiades, Dej., Catal., n’est qu’une petite variété du Gideon.
P. 270. Chalcosoma Atias, Linné. La femelle portait, au Catalogue Dejean, le nom de Scarab. Hector.
AGAOCEPHALIDÆ.
P. 282. Ægopsis curvicornis, Westwood.
Cet insecte portait, dans la Collection Dejean, le nom de Dionysius Malle.
Notes synonymiques. 19
Une deuxième espèce a été nommée par M. Buquet et répandue sous ce nom inédit : Dionysius Rostainei, du nom de l'inventeur, M. Saint-Amand Rostaine. C’est ce dernier nom que cite en synonymie M. Burm., en le métamorpho- sant en Dionychus rostratus, Buquet. Que le ridicule de l'application de ce nom de Curculionite à un Scarabæide retombe donc sur M. Burmeister seul!
XYLOPHILA AMPHIBOLA.
P. 293. Cryptodontes Latreillianus, Westwood.
M. Burmeister cite en synonymie le Cryptodon Petitii, Dej., Catal., comme étant la femelle de cette espèce; il se trompe ; ce Crypt. Petitii n’était qu’une femelle du Xeno- dorus Janus, Fab.
js MOVE sara
MISCELLANEA ENTOMOLOGICA
TROISIÈME PARTIE (1).
Par M. LÉON FAIRMAIRE,
(Séance du 22 Septembre 1858.)
1. AMARA VALIDA.
Oblonga, nigro-œnea, nitida, antennis fuscis, articulis 4 primis rufo-testaceis, tibiis rufo-piceis; prothorace aniice tantum angustalo, basi medio punctulato, utrinque unistriato; elytris valde striatis, Striis sal tenuiter dense punctatis ; tibiis antice spina lata, triloba, armatis. — Long. 11 mill.
Oblongue-elliptique , à peine élargie en arrière, un peu convexe: d’un bronzé noirâtre brillant, Antennes n'’attei- gnant pas la base du corselet, d’un brun foncé, avec les quatre premiers articles d’un roux testacé ; palpes d’un roux brunâtre. Corselet d'un tiers plus large que long, légère- ment rétréci en avant après le milieu; de chaque côté à la base, entre l’écusson et les angles, une impression peu marquée, formant presque un sillon en dehors, densément ponctuée, plus faiblement vers le milieu de la base ; ligne médiane entière, fine. Elytres à peine plus larges que le corselet, à stries assez profondes, finement et densément ponctuées. Jambes d’un roux brunâtre, les antérieures
(1) Voyez, 1"° partie, 3° série, tome IV (1856), pages 517 à 542, et, 2° partie, tome V (1857), pages 725 à 745,
22 L. FAIRMAIRE.
armées d’une grosse épine trifide, à branches très larges et obtuses.
Cette espèce parait voisine de l’erythrocnema ; maïs, au- tant qu'on peut en juger par la brève description de Zim- mermanp, cette dernière serait plus petite et plus convexe.
Genre SPHODRUS.
Ce genre, tel qu'il est constitué aujourd'hui, et avec grande raison, par M. Schaum qui y a fondu les Prisio- nychus, paraît destiné à s'enrichir d’un assez grand nombre d'espèces nouvelles. Les recherches auxquelles les entomo- logistes se livrent dans les grottes et les cavernes doivent, en effet, amener la découverte de Sphodrus hypogés encore inconnus. D'un autre côté, les espèces de ce groupe pa- raissent moins répandues qu’on ne le pensait, et il est probable que l’examen attentif de Sphodrus provenant de diverses localités fera reconnaître des types nouveaux con- fondus jusqu’à présent avec des espèces déjà décrites.
2. SPHODRUS ALGIRINUS Gory (sardeus Er. ).
L’insecte décrit sous ces deux noms est bien distinct du terricola par la forme plus courte et convexe des élytres. C’est à tort, je crois, que Dejean l’a regardé comme une variété du terricola en confondant avec lui un autre insecte propre au midi de la France et à l'Italie ; ce dernier, que javais aussi réuni au S. terricola et que j’appellerai australis (Reiche, Coll.), me paraît aujourd’hui, grâce aux nombreux individus que j'ai pu observer et qui m'ont été envoyés de Toulon par MM. Vesco et Martin, constituer un type spécifique distinct, répandu dans le midi de la France, sur tous les bords de la Méditerranée, remontant depuis le Languedoc jusqu’à Valence, dans la Drôme, et descendant en Italie; le P. algirinus, plus commun dans le nord de l'Afrique, se retrouve en Sicile et en Sardaigne.
Miscellanea entomologica. 23
3. SPHODRUS AUSTRALIS.
Se distingue par une taille plus grande (de 14 à 17 mill.); la couleur est plus noire; le corselet est plus large, plus arrondi sur les côtés, qui ne se redressent que juste pour former les angles postérieurs ; aussi ces derniers paraissent faire une petite dent comme chez l’Omaseus vulgaris L. ; les élytres sont plus oblongues, moins atténuées en avant, plus parallèles, plus convexes. Chez quelques petits indi- vidus, des « surtout, les côtés du corselet sont moins arrondis et le corselet lui-même est plus étroil, mais ils forment toujours une petite dent à la base ; les jambes in- termédiaires sont arquées, parfois très faiblement, mais toujours plus que chez le terricola. |
4. SPHODRUS LATEBRICOLA.
Rufo-piceus, elytris paulo obscurioribus, oblongus, parum convexus, prothorace oblongo, postice parum angustato , angulis posticis reclis, utrinque late impresso; elytris oblongo- subovatis; striis lœvibus, parum profundis; tibiis intermediis reclis. — Long. 15 à 17 mill.
Oblong, peu convexe, d’un brun rougeâtre assez brillant, avec la tête et les élytres plus obscures, quelquefois entiè- rement d’un brun foncé; antennes, palpes et pattes plus clairs. Corselet oblong, paraissant plus long que large, assez rétréci en arrière, assez fortement arrondi en avant, sur les côtés, qui se redressent à la base et forment des angles droits assez pointus ; sillon médian profond, non interrompu avant la base par l'impression transversale et atteignant le bord postérieur ; de chaque côté, à la base, une forte im- pression. Elytres oblongues-ovalaires, un peu atténuées vers la base, à stries peu profondes, lisses; intervalles presque plans. Jambes intermédiaires droites.
Cette espèce ressemble un peu au S. hypogeus de la
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grotte d'Isturitz; mais elle en diffère notablement par le corselet moins carré, plus rétréci en arrière, à sillon mé- dian entier, et par les élytres plus allongées, plus atténuées vers la base; les crochets des tarses sont finement dentelés à la base; elle diffère du S. oblongus par le corselet bien plus cordiforme, à angles postérieurs très marqués et par les élytres moins convexes.
Cet intéressant Sphodrus m’a été communiqué, lors de notre réunion à Grenoble, par M. Charles Dat qui a bien voulu m'en donner plusieurs individus; mais c’est à M. Nau- ziel, professeur à Sorrèze, qu’on en doit la découverte: il l’a trouvé dans une caverne de la montagne Noire, appelée le Traouc dal Calel.
5. SPHODRUS ATROCYANEUS.
Alatus, atrocyaneus vel cyaneus, capite impunctato, protho- race subcordato, postice utrinque leviter impresso; elytris oblongo-ovatis , planiusculis, sat profunde striatis; strits lœvissime punciatis, tibiis intermediis rectis. — Long. 14 à 15 mill.
Ailé ; obloug, un peu déprimé en dessus, d’un bleu foncé, souvent noirâtre, assez brillant sur la tête et le corselet, moins sur les élytres. Tête sans ponctuation distincte sur le disque, très finement ridulée en travers. Antennes assez courtes, assez épaisses, de même grosseur jusqu’à l’extré- mité. Corselet pas plus large que long, un peu rétréci en arrière, côtés légèrement arrondis en avant, se redressant un peu avant la base pour former les angles postérieurs qui sont droits, assez pointus; de chaque côté de la base, une large impression bien marquée, peu ponctuée; sillon médian profond; surface ridulée en travers. Elytres à stries assez profondes, légèrement ponctuées; intervalles un peu convexes. Dessous d'un brun-noir assez brillant. Jambes
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droites; crochets des tarses très finement dentelés à la base.
Sicile.
Espèce extrêmement voisine du venustus, dont elle a la forme et la couleur; mais la tête n’est pas ponctuée, ni fortement ridée près des yeux; le corselet a les angles postérieurs plus pointus, les impressions de la base plus marquées et les élytres sont bien moins fortement striées- ponctuées.
6. ANOPHTALMUS DORIÆ.
Rufus, nitidus, palpis, pedibus corporeque infra dilutio- ribus, capile prothorace angustiore, hoc cordato, lateribus antice rolundatis , postice sinuatis, angulis poslicis acutissi- mis, sulco medio profundo, integro ; elytris ovatis, ad basim utrinque minus oblique truncalis; striis dorsalibus 3 primis profundis,utrinque valde tripunctatis apice, obtuse rotundatis. — Long. 7 mill. (Planche tre, fig. 4.)
D'un roux foncé très brillant ; palpes, antennes, pattes et dessous du corps un peu plus clairs; antennes assez grêles, grossissant faiblement vers l'extrémité, aussi longues au moins que les deux tiers du corps. Tête plus étroite que le corselet, ovalaire; corselet cordiforme, aussi large que long, côtés arrondis en avant, sinués avant les angles pos- térieurs, qui sont très aigus ; disque assez convexe; sillon médian profond : de chaque côté à la base, une fossette profonde, nettement limitée en dehors; bord postérieur presque droit. Elytres ovales, assez larges, coupées peu obliquement et légèrement arrondies aux épaules, obtusé- ment arrondies à l’extrémité, déprimées sur la suture; les trois premières stries profondes, la première se prolongeant jusqu'à l'extrémité et y formant un crochet arqué; la qua- trième très faible, les autres à peine distinctes : sur chaque élytre, trois gros points enfoncés.
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Ce bel Anophialmus, remarquable par la forme des élytres, a été trouvé par M. le marquis G. Doria dans une grotte de la Ligurie orientale, appelée Grotte-des-Ours, qu’il visitait en compagnie de M. le docteur Capellini. Cette grotte, située à peu de distance de Borgheito, tout près de Cassana, a reçu son nom des nombreux ossements d'Ursus spelœus qui s’y trouvent amoncelés; une autre grotte, dite del Ginepro, dans la même localité, n’a offert à ces deux naturalistes qu’un amphibien, le Geotriton fuscus Bonap.
M. Doria a remarqué que cet Anophtalmus marchait à reculons avec autant d’agilité qu’en avant: la lumière ne semblait l'impressionner nullement et il touchait avec ses antennes tous les objets qu’on lui présentait,
Cette nouvelle espèce se distingue facilement de la sui- vante par son corselet cordiforme , à angles postérieurs très aigus et les élytres larges, à peine obliquement coupées aux épaules.
7. ANOPHTALMUS GHILIANIT.
Rufo-testaceus nitidus, palpis pedibusque dilutioribus , capite prothorace parum angustiore ; prothorace subcordato, lateribus antice leviter rotundatis, angulis posticis rectis acutis, foveatis, sulco medio postice foveiformi; elytris dorso valde striatis, ulrinque tripunctatis, apice subtruncatis. — Long. 5 mill. (Planche tre, fig. G.)
D'un roux testacé brillant; palpes et pattes plus clairs ; antennes assez fortes, un peu plus longues que la moitié du corps. Tête ovalaire, un peu plus étroite que le corselet, ayant de chaque côté un gros point au-dessus de la place des yeux. Corselet un peu cordiforme, mais à côtés presque droits, faiblement arrondis en avant, à peine redressés en arrière pour former les angles postérieurs, qui sont droits et très pointus; disque assez convexe; ligne médiane bien marquée, finissant vers la base en une fossette oblongue;
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de chaque côté, à la base, une fossette assez profonde : bord postérieur largement sinué, droit seulement aux angles. Elytres ovalaires, coupées obliquement aux épaules, presque tronquées à l’extrémité, à stries assez fortes vers la suture, plus faibles à l'extrémité, effacées sur les côtés; sur chacune, trois points enfoncés; le premier vers la base, le deuxième avant le milieu, le troisième avant l’extrémité.
Il est plus petit que les 4. Schmidtii et Hacqueti, et s'en distingue en outre par le corselet moins cordiforme, moins arrondi sur les côtés, plus convexe sur le disque, qui n’est pas déprimé par le sillon médian; les élytres sont plus oyalaires que celles du premier et moins convexes que celles du deuxième; les antennes sont aussi un peu plus courtes.
Cet Anophtalme a été trouvé au mont Viso par M. V. Ghiliani, auquel l'Entomologie européenne doit tant d’ac- quisitions importantes; la découverte de cette nouvelle espèce sur un point qui touche à la frontière française, lui donne encore plus d'intérêt pour nous.
8. HYDROPORUS VESTITUS.
Ovalis, depressiusculus, tenuiter punctulatus, niger, pube cinereo dense vestitus ; thoracis laleribus rotundatis, basi subrectis, disco convexo, utrinque leviter depresso; elyiris apice parum attenuatis. — Long. 4 1/2 mill.
Ovalaire, peu allongé, peu convexe, noir, couvert, sauf la tête, d’une pubescence cendrée très serrée, à ponctuation extrêmement fine. Tête d’un noir mat, assez finement, mais très densément rugueuse. Ressemble extrêmement à l’opatrinus, mais les côtés du corselet ne sont pas autant arrondis, le corps est un peu plus court, la ponctuation très fine, les élytres sont moins convexes et moins atténuées en arrière.
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Trouvée aux environs de Béziers par MM. Marquet et Pellet.
9. HYDROPORUS DISCRETUS Fairm. et Ch. Bris.
Ovalis, niger, nitidus, parcius griseo-pubescens, capite antice obscure rufescente; prothorace elytrisque dense tenuiter punc- tatis, his apice acuminatis, utrinque punclaio-bilineatis, in- terdum macula humerali rufescente obsoleta, pedibus rufo- ferrugineis, femoribus basi brunneis. — Long. 3 1/4 mill.
Ovale, peu allongé, d’un noir brillant, à pubescence gri- sâtre peu abondante et s’effaçant facilement. Tête trans- versale, à ponctuation très fine, peu serrée, une fossette arrondie près du bord interne de chaque œil; partie anté- rieure d’un rougeâtre obscur ; palpes ferrugineux, dernier article obscur; antennes noirâtres, avec les quatre premiers articles ferrugineux. Corselet deux fois aussi large que long, rétréci en avant; bord antérieur un peu arrondi, se courbant brusquement près des yeux pour former un angle aigu avec les bords latéraux; côtés arrondis, continuant la ligne arquée des élytres; bord postérieur formant au milieu un lobe largement triangulaire, légèrement arrondi de chaque côté, puis très légèrement sinué pour former des angles postérieurs droits; ponctuation fine, assez serrée, plus serrée, plus forte et un peu rugueuse vers les bords latéraux et le long de la base; devant les angles postérieurs, une légère impression assez large et assez vague. Elyires ovales, acuminées à l’extrémité, légèrement arrondies sur les côtés, leur plus grande largeur vers le milieu ; ponctua- tion fine et serrée : sur chacune, deux lignes de points plus gros ; quelquefois une tache humérale d’un roussâtre obscur. Pattes d’un roux ferrugineux, moitié basilaire des cuisses brunâtre.
Bois de Boulogne, Marly, dans les fossés, les petits ruis-
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seaux; trouvé aussi à Remiremont, par notre collègue M. Puton.
Cet Hydroporus est un peu plus grand et plus allongé que le nigrita, et sa ponctuation est beaucoup plus serrée ; il est aussi voisin du melanarius, mais ses élytres sont moins parallèles, un peu arrondies sur les côtés et plus acuminées en arrière.
10. ELOPHORUS FRACTICOSTIS.
Ovatus, testaceo-griseus, prothorace quinque sulcato, late- ribus postice sinuatis; elytris nigro-plagiatis, interstitiis alternis costalis, costa prima antice late interrupta. — Long. 3 à 3 1/2 mill.
Ressemble extrêmement à l'E. nubilus, mais en diffère, au premier coup d'œil, par la première côte fortement interrompue vers le cinquième antérieur; la deuxième côte est entière, mais la troisième et la quatrième sont aussi largement interrompues; la première vers le milieu, l’autre vers l'épaule; la troisième paraît même quelquefois presque entièrement effacée ; la ponctuation des intervalles est un peu plus forte et les taches noires sont ordinairement plus larges ; les côtes sont un peu plus saillantes, surtout la deuxième.
Je conserve à cette espèce le nom qui lui a été donné par notre collègue, M. Pandellé, qui l’a découverte dans les Pyrénées : elle a été rapportée depuis de Toulouse par M. Delarouzée.
XANTHOSPHÆRA, N. £g.
Antennæ clava triarticulata. Mesosternum simplex. Tarsi posteriores 4, anteriores 5 articulati,
Corps presque globuleux. Antennes courtes. Massue très grosse, formant la moitié de l'antenne, composée de trois
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articles : le premier triangulaire, le deuxième transversal, plus large que le précédent, le troisième beaucoup plus petit : les articles quatre, cinq, six et sept courts, serrés, mais de largeur égale. Mésosternum simple; métasternum formant une courte saillie entre les hanches intermédiaires. Pattes courtes et robustes; tibias larges, armées de fortes épines vers l’extrémité. Tarses antérieurs de cinq articles; les postérieurs de quatre ; les intermédiaires manquent.
Ce genre est très voisin des Triarthron, dont il se dis- tingue facilement par les tarses postérieurs de quatre articles; il en présente tout le faciès; quant au genre Colenis, qui a aussi quatre articles aux tarses postérieurs, son mésosternum est caréné et la massue de ses antennes est réellement de cinq articles et non de trois, comme le dit Erichson, le septième article étant plus gros que les précédents et que le suivant ; il a en outre les pattes et les antennes plus grêles, et la sculpture des élytres est toute différente.
11. XANTHOSPHÆRA BARNEVILLII.
Convexa, flavo testacea, nitida, antennarum clava nigra- prothorace tenuissime punctulato ; elytris sat fortiter punc- tato-striatis, interstitiis planis dense punctulatis. — Long. 1 1/2 mill.
Courte, très convexe, d’un jaune testacé brillant. Massue des antennes noire. Tête très finement ponctuée, ainsi que le corselet. Ce dernier aussi large en arrière que les élytres, rétréci en avant; côtés fortement arrondis en avant, ainsi que les angles antérieurs ; bord antérieur légèrement sinué de chaque côté, les postérieurs obtus. Ecusson triangulaire, pointu, à ponctuation extrêmement fine. Elytres à stries peu profondes , mais fortement ponctuées, la suturale plus marquée en arrière; intervalles plans, à ponctuation fine, serrée,
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Un seul individu pris en Hongrie par M. Rayé, qui a bien voulu me le donner.
12. ANISOTOMA SILESIACA Kraatz.
Trois individus de cette espèce ont été pris par MM. Al- fred de Manuel et René Perrier à la Vannoise, près du mont Blanc, et à une grande élévation. Il est probable que l’on retrouvera cette Anisotome dans les Alpes fran- çaises.
ADELOPS PYRENÆUS et LEPTODERUS QUERILHACI.
Notre collègue, M. Lespès, a décrit, dans les Annales des Sciences naturelles (1v° série, t. vx, n° 5, 1858, pl. 17, f. 16 et 10) deux insectes nouveaux pour la faune française, et découverts par lui, en compagnie de M. Quérilhac, dans les grottes de l'Ariège. Comme cette double découverte est fort intéressante pour les entomologistes de notre pays, qui, en outre, ne sont pas à même de consulter facilement les Annales en question, j'ai pensé qu'il serait utile de reproduire les deux descriptions de notre collègue.
C’est aux environs de Tarascon (Ariège) que se trouvent les grottes explorées par MM. Lespès et Quérilhac, celles de Bédeilhac, de Niaux et de Sabart. Il est à remarquer que les Leptoderus sont très abondants là où les stalactites sont plus nombreuses. Ils marchent lentement à la surface humide de ses cristallisations, la lumière ne les impres- sionne en rien, mais, au moindre bruit, ils cherchent à fuir, et, s'ils trouvent une petite cavité, ils s’y blotissent. Les Adelops recherchent au contraire les détritus, notamment les débris des torches en paille dont on se sert dans les excursions souterraines.
13. LEPTODERUS QUERILHACI Lespès.
Ferrugineus vel brunneus, corpus totum pubescens. Caput
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elongatum, oculis nullis. Antennæ filiformes, in capitis fos- sula laterali insertæ, articulo To tribusque ultimis incrassatis, 80 minuto. Thorax antice rotundatus, postice angustatus, angulis posterioribus rectis. Scutellum minimum triangulare. Elytra ovata, postice rotundata. Alæ nullæ. Pedes elongati; Larsis simplicibus, anticis 5 (&) vel 4 (®) articulatis, mediis posterioribusque 5 articulatis. — Long. 3 1/2 mill. (PI. fre, fig. 1.)
Cet insecte s'éloigne, pour la forme, des véritables Lep- toderus, et ressemble entièrement aux Pholeuon; mais, ainsi que l’a fait remarquer M. Reiche, le premier article des antennes est un peu plus long que le deuxième, ce qui n’existe pas chez les vrais Pholeuon, mais non plus chez les Drimeotus, parmi lesquels notre savant collègue propose de ranger l’insecte en question. Je crois que le seul caractère tiré de l'antenne ne suffit pas pour éloigner le L. Querilhaci des Pholeuon, et surtout pour en faire un genre à part.
14. ADELOPS PYRENÆUS Lespès.
Ferrugineus, corpus totum pubescens. Oculi nulli. Antennœæ simplices, in capitis fossula laterali insertæ, 11 ariiculatæ, arliculo 8° minuto. Thorace antice attenuatus, postice dila- tatus, anqulis anticis rectis, posticis acutis. Elytra thorace paululum latiora, ad apicem rotundata, stria brevi suturali impressa ; tarsis anterioribus dilatutis 5 (&) vel 4 (®) arti- culatis. — Long. 3 1/2 à 4 mill.
15. PTILIUM PUNCTIPENNE Fairm. et Ch. Brisout.
Oblongo-elongatum, leviter convexum, brunneum nitidu- lum, parce griseo-pubescens , ore, antennis, pedibus abdomi- nisque apice pallide testaceis ; capite prothorace parum an- gustiore ; prothorace lateribus rotundalis, basim versus rectis, angulis posticis reclis, foveola minuta impressis; dense sed tenuiter punctato; elytris abdomine brevioribus, apice rotun-
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datis, fortiter ac densissime punctatis, sutura postice elevata: — Long. 1/3 mill,
Oblong, un peu allongé, faiblement convexe, d’un brun foncé brillant; antennes, bouche, pattes, extrémité de l’ab- domen et une étroite bordure apicale des élytres d’un jaunâtre pâle. Tête un peu plus étroite que le corselet, à ponctuation peu distincte. Yeux gros, assez saillants. Cor- selet un peu plus large que long, de même largeur en avant et en arrière; côtés assez fortement arrondis au milieu, se redressant tout à fait à la base pour former les angles postérieurs, qui sont droits et pointus, ayant, en dedans, une petite fossette ronde bien marquée; ponctua- tion très fine, assez serrée. Elytres presque deux fois aussi longues que le corselet, pas plus larges à la base que la base du corselet, fortement et densément ponctuées, arron- dies chacune à l'extrémité, ne recouvrant pas les deux der- niers segments de l’abdomen; partie dorsale déprimée ; suture paraissant relevée en arrière par une petite dépres- sion longitudinale. Ailes dépassant les élytres en un pin- ceau serré, noir.
Trouvé à Saint-Germain, sous l’écorce d’un Charme, par M. Charles Brisout de Barneville.
Ce Püilium est voisin du gracile, mais il est plus grand, plus large. et la ponctuation des élytres est plus forte.
16. SCYDMOENUS PANDELLEI.
Nigro-brunneus, nilidus, prothorace subquadrato, lateribus antice rotundatis, rufo pubescente, basi vage 4 foveolato; elytris apice attenuatis, basi leviter foveolatis, vix punciu- latis; antennis & ei ® simplicibus; & peciore excavato, ® pectore haud excavato; elytris apice productis. — Long. 1 4/5 mill.
D'un brun noirâtre brillant; antennes et pattes rou- geâtres ; tête et corselet parfois rougeâtres : pubescence 3e Série, TOME VII. 3
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roussâtre, assez épaisse sur le corselet, très écartée sur les élytres. Antennes simples dans les deux sexes, grossissant peu à peu vers l'extrémité, les quatre derniers articles un peu plus gros, assez courts, le dernier de moitié à peine plus gros que l’avant-dernier. Tête convexe, presque lisse. Cor- selet convexe, presque carré, très faiblement rétréci vers la base , côtés fortement arrondis aux angles antérieurs; de chaque côté, à la base, deux petites fossettes difficiles à distinguer à cause de la pubescence. Elytres oblongues- ovalaires, acuminées en arrière, à ponctuation très fine, très écartée. Cuisses fortement claviformes ; & poitrine for- tement excavée, cinquième segment abdominal au niveau du quatrième; ® poitrine non excavée, cinquième segment abdominal enfoncé presque toujours sous les élytres, dont l'extrémité paraît alors visiblement coudée ou prolongée en forme de bec.
Trouvé à Aragnouet (Hautes-Pyrénées) par notre col- lègue et ami, L. Pandellé, auquel je me fais un plaisir de le dédier en souvenir des découvertes que la faune pyré- néenne lui doit chaque année.
Ce Scydmène ressemble beaucoup au S. Motschoulskyi, mais il en diffère essentiellement par les antennes simples dans les deux sexes, par les élytres plus atténuées en arrière, n'ayant à la base qu’une petite fossette, tandis que le S. Motschoulskyi en offre une grande limitée en dehors par un pli très marqué.
17. EUPLECTUS RIEDELII.
Testaceo-rufus, nitidus, antennis pedibus pallidioribus; capite lœvigato, convexo, postice vix bipunctato; antennis articulis primis 2 crassis, sequentibus parvis, densis, clava magna, subglobosa, parum distincte articulata; prothorace fere lœvi, basi medio foveolato ; elytris prothorace longio- ribus, lenuiter sat dense punclulatis, stria sutura integra,
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medio breviter striatis ; abdomine ovato, tenuiter punctulato. — Long. 1/2 mill.
D'un roux testacé brillant, avec les antennes et les pattes plus pâles. Tête plus étroite que le corselet, convexe, lisse, ayant en arrière deux points peu visibles. Antennes ayant les deux premiers articles assez grands et épais, les suivants courts et serrés, et se terminant brusquement en une grosse massue brièvement ovalaire, de deux articles peu distincts. Corselet presque lisse, arrondi sur les côtés, légèrement rétréci en arrière, ayant au milieu de la base une petite fossette et un gros point de chaque côté; et, au milieu des côtés, une faible impression transversale. Elytres notable- ment plus larges que le corselet, un peu plus longues; strie suturale entière : entre celle-ci et le bord externe, une strie courte, plus profonde à la base ; ponctuation excessi- vement fine, assez serrée. Abdomen ponctué de même; fémurs assez gros.
Un seul individu trouvé en Sicile par M. Riedel.
18. BOLITOCHARA LOEVIOR Fairm. et Ch. Brisout.
Brunneo-nigra, nitidior, antennarum basi, prothorace, elytrorum maculis, abdominis basi pedibusque rufo-testaceis ; prothorace dense punctato, basi medio foveolato ; elytris fortiter sat dense punclatis ; abdomine fere lœvi. — Long. 3 à 3 1/4 mill.
D'un brun-noir brillant, avec la base des antennes, le corselet, des taches sur les élytres, les côtés de l'abdomen à la base, et les pattes, d’un testacé rougeâtre. Tête à ponc- tuation très fine, écartée; d’un brun plus ou moins rou- geâtre. Antennes ayant les trois premiers articles allongés, le deuxième presque égal au troisième; les articles quatre à dix obconiques, les avant-derniers un peu plus larges que longs. Corselet transversal, convexe, très finement et assez deusément ponctué: au milieu de la base, deux petites
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fossettes peu marquées, presque réunies ; angles postérieurs très obtus, mais marqués. Elytres de moitié plus longues que le corselet: ponctuation forte, assez serrée; angle externe sinué; une grande tache humérale, une tache com- mune sur la moitié postérieure de la suture el une étroite bordure apicale d’un testacé rougeâtre ; les deux premières taches souvent réunies. Abdomen d’un noir brillant; bord postérieur des premiers segments d’un roussâtre obscur; base des segments finement et peu densément ponctuée : & les deux derniers segments abdominaux assez fortement granulés.
Trouvée en Provence par notre collègue le docteur Grenier.
Cette espèce est très voisine de l’obliqua; mais, chez cette dernière, la tête et le corselet sont bien moins bril- lants, le corselet est plus obscur, plus fortement ponctué et plus pubescent.
19. TACHYUSA FORTICORNIS Fairm. et Ch. Brisout.
Nigra subcœrulescens, parallela, griseo-pubescens ; antennis crassis, basi testaceis; prothorace elytrisque tenuiter dense punclaio; abdomine elytris vix angustiore, apice leviter dila- tato, — Long. 2 à 2 1/2 mill.
Distincte par sa forme parallèle et la grosseur des antennes. D'un noir un peu bleuâtre, à pubescence grisâtre très fine, plus longue sur l'abdomen. Tête arrondie, aussi large avec les yeux que le corselet, à ponctuation très fine, serrée; front légèrement silonné; bouche et palpes testacés. An- tennes fortes, atteignant la base du corselet, d’un brun noirâtre; les trois ou quatre premiers articles testacés, allongés, le troisième plus court que le deuxième, de moitié plus long que le quatrième, le cinquième conique, les articles sept à dix légèrement transversaux, le dernier ova- laire, de moitié plus long que le précédent. Corselet plus
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long que large, arrondi sur les côtés, ayant sa plus grande largeur au tiers antérieur, rétréci en arrière; angles posté- rieurs presque droits; ponctuation très fine, très serrée; devant l’écusson, une fossette ovale, assez profonde. Elytres de la longueur du corselet, ponctuées de même, à peine plus larges que ce dernier dans sa plus grande largeur. Abdomen un peu plus étroit que les élytres, ponctué comme elles, presque parallèle, un peu élargi avant l’extré- mité; les trois premiers segments ayant à la base une im- pression transversale ; tous les segments égaux. Pattes brunes; jambes antérieures, base et extrémité des quatre postérieures, d'un jaune rougeâtre ainsi que les tarses. Environs de Marly ; dans les terrains sablonneux.
20. OXYPODA PLANIPENNIS Fairm. et Lab.
Le même nom spécifique ayant été appliqué presque en même temps, mais un peu antérieurement, par M. Thomson, à une Oxypoda, il devient nécessaire de changer le nom de notre espèce : elle devra donc s'inscrire désormais dans nos catalogues comme O. platyplera.
21. OXYPODA FORTICORNIS Fairm. et Ch. Brisout.
Testaceo-rufa, sat nitida, capite abdominisque segmentis 3, 4, 5, nigris, rugoso-punctiata; antennis validis, apicem versus parum incrassatis, articulo secundo tertio bis fere longinre ; prothorace transverso, elytris brevioribus; abdomine paral- lelo. — Long. 1 1/2 mill.
D'un testacé rougeâtre un peu brillant; tête noire, ainsi que les troisième, quatrième et cinquième segments de l'abdomen, à l'exception de leur bord postérieur ; corps à ponctuation rugueuse plus forte que celle de l'O. ferru- ginea. Antennes fortes, peu épaissies vers l'extrémité ; deuxième article presque deux fois aussi long que le troi- sième, celui-ci obconique; les articles quatre à dix transver-
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saux, grossissant insensiblement; le dernier grand, ovalaire, arrondi à l'extrémité, plus grand que les deux précédents réunis. Corselet transversal, un peu plus large que les élytres, assez fortement arrondi sur les côtés ; angles posté- rieurs obtus. Elytres plus courtes que le corselet. Abdomen parallèle.
Bois sablonneux des environs de Paris.
Cette espèce, très voisine de l’O. ferruginea, s’en dis- tingue par les antennes plus longues, plus fortes, épaisses dès la base.
22, OXYPODA RIPARIA Fairm. el Ch. Bris.
Ox. rufulæ Muls. nimium affinis, fusco-ferruginea, capite abdominisque singulo nigris, minus opaca, subnitida, fortius punctata. — Long. 2 mill.
Ressemble tellement à l’O. rufula Muls., qu’il suffit d’in- diquer ses caractères différentiels; d’un roux ferrugineux obscur ou brunâtre, moins mat, légèrement brillant ; ponc- tuation plus forte; tête noire, ainsi que le segment médian de l’abdomen.
Bords de la Seine.
23. ALEOCHARA GRENIERI Fairm. et Ch. Bris.
Breviter oblonga, nigra, nitida, elytris pedibusque rufo castaneis ; antennis fusiformibus, fuscis, basi rufis, articulis 5-10 transversis, brevissimis, uliimo obconico; prothorace parum dense et parum profunde punctato ; elytris prothorace haud brevioribus, sat dense et sat fortiter punctatis ; abdo- mine grosse parum dense aspero-punctato; segmento penul- timo ferrugineo marginato, ultimo toto ferrugineo.
d. Abdominis segmento penuliimo carinato; ultimo quin- que denticulato, utrinque uni-spinoso.— Long. 3 mill.
Oblongue, assez courte, un peu atténuée en arrière. D'un noir brillant, avec les élytres d’un rouge marron, les
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pattes et les palpes d’un roux testacé. Antennes aussi lon- gues que la tête et le corselet, fusiformes, d’un brun foncé, avec les trois premiers articles d’un roux ferrugineux : deuxième et troisième articles un peu allongés, presque égaux ; le quatrième court, en forme de nœud; les articles cinq à {0 transversaux, trois fois aussi larges que longs; le dernier allongé, obconique, presque égal aux trois précé- dents. Corselet rétréci en avant; base largement arrondie ; ponctuation peu profonde, assez fine, peu serrée. Ecusson très finement ponctué. Elytres à peine plus courtes que le corselet, un peu rembrunies à la base, vers l’écusson ; angles externes arrondis ; ponctuation assez forte et assez serrée, comme chez l’À. rufipennis. Abdomen un peu atténué vers l'extrémité ; à bords latéraux épais; ponctuation grosse, peu serrée, mais un peu plus que chez l'A. rufipennis ; avant-dernier segment bordé de roussâtre, le dernier en- tièrement de cette couleur.
&. Avant-dernier segment de l'abdomen ayant en dessus une petite carène longitudinale lisse; le dernier échancré en arc, cette échancrure ayant cinq dentelures aiguës et de chaque côté une épine triangulaire, aiguë.
Trouvée en Provence par notre collègue le docteur Gre- nier.
Cette espèce est fort remarquable par l’armature des derniers segments abdominaux; la grosseur des antennes la rapprocherait beaucoup de l’A. spissicornis, mais, chez cette dernière, le bord apical des élytres est légèrement sinué à l’angle externe; le deuxième article des antennes est de motié plus long que le troisième et l'abdomen est parallèle.
24. MYLLÆNA GRACILICORNIS Fairm. et Ch. Bris.
Elongata, nigra, nitida, cinereo sericea; palpis ferrugineis, articulo ultimo fusco; prothorace angulis posticis obtuse rotundatis ; antennis elytrisque longioribus. — Longueur 21/3 mill.
40 L. FAIRMAIRE,
D'un noir brillant, couverte d’une pubescence cendrée très fine et très serrée; palpes ferrugineux, dernier article brunâtre. Antennes d’un brun noirâtre; premier article roussâtre ou brunâtre, le deuxième de moitié plus long que le troisième ; les articles quatre à dix allongés, grossissant insensiblement, le dixième deux fois aussi long que large, le dernier de moitié plus long que le précédent, acuminé. Corselet un peu plus rétréci en avant que chez la glauca; angles postérieurs chtusément arrondis, Elytres presque de la longueur du corselet. Abdomen unicolore, avant-der- nier segment bordé de jaunâtre. Pattes d’un brun noirâtre; genoux, base des jambes et tarses d’un jaune roussâtre.
Trouvée à Hyères, par M. Delarouzée.
Cette espèce ressemble aux M. elongata et glauca : elle diffère de la première par les antennes et les élytres plus longues, et de la deuxième par la taille plus petite, la cou- leur plus foncée et les antennes plus grêles et plus longues, ainsi que les élytres.
25. TACHYPORUS MERIDIONALIS Fairm. et Ch. Bris.
Rufo-testaceus, nitidus, antennarum articulo ultimo abdo— minisque segmento quinto obscuris, glaber, parum convexus, capite brevi, antennis gracilibus, apice vix incrassatis, ab- domine apice attenuato, punclato. — Long. 3 1/2 mill.
Entièrement d’un testacé rougeâtre brillant, moins les derniers articles des antennes et le cinquième segment de l'abdomen plus obscurs; glabre, peu convexe. Tête large, courte, transverse, rapidement rétrécie et acuminée en avant, mandibules peu visibles en dehors. Antennes assez longues, grêles, peu épaissies vers l'extrémité; premiers articles allongés; les articles huit à dix obconiques, le der- nier ovalaire, obliquement acuminé, de moitié plus long que le précédent. Corselet transversal, de la largeur des élytres, presque deux fois plus large que la lête, légèrement
Miscellanea entomologica. 41
arrondi sur les côtés, rétréci en avant; bords latéraux pré- sentant vers le tiers antérieur une légère sinuosité; bord antérieur échancré, le postérieur presque droit; angles antérieurs aigus, les postérieurs arrondis. Elytres d’un tiers plus longues que le corselet, à ponctuation extrémement fine, peu serrée. Abdomen allongé, rétréci à l'extrémité, plus visiblement ponctué que les élytres. Quelques poils noirs hérissés sur les élytres, plus abondants sur les côtés du corselet, des élytres et de l’abdomen, et surtout à l’ex- trémité du dernier segment. Rapporté de Nîmes par M. Gougelet.
26. QUEDIUS BREVYIPENNIS.
Niger, nitidus, palpis antennisque ferrugineis ; prothorace testaceo, ovato; elytris prothorace brevioribus, obscure brun- neis, dense punctatis; abdomine nigro-versicolore, seymentis apice ferrugineis, pedibus flavis. — Long. 4 à 4 1/2 mill.
Tête ronde, d’un noir brillant, un point au côté interne des yeux et deux autres placés obliquement derrière eux ; yeux gros, très saillants; palpes et antennes ferrugineux, les cinq premiers articles allongés, le premier grand, double du deuxième, le troisième presque égal au deuxième, mais plus étroit, les articles quatre à dix graduellement plus courts, six à dix obconiques, pas plus longs que larges, le dernier presque aussi long que les deux précédents réunis, acuminé. Corselet à peine plus large que la tête, avec les yeux, testacé; deux séries obliques de 5 points, les deux postérieurs rapprochés; ovalaire, court, un peu rétréci en avant, tous les angles arrondis. Elytres un peu plus courtes que le corselet, d’un brun foncé, à ponctuation serrée et à pubescence grisâtre. Abdomen d'un brun noir à reflets irisés; bord postérieur des segments ferrugineux, à pubes- cence d'un gris jaunâtre, plus longue et à ponctuation serrée, mais moins fortes que celles des élytres. Poitrine et abdomen d'un brun noirâtre; bords postérieurs des seg-
42 L. FAIRMAIRE.
ments abdominaux et le dernier en entier d’un roux ferru- gineux. Pattes jaunes, ainsi que les hanches; jambes postérieures un peu obscures; tarses antérieurs fortement dilatés , peu dilatés ?.
Trouvé dans les Pyrénées par M. Pandellé.
Voisin du boops, mais distinct par la couleur du corselet et la brièveté des élytres.
27. STENUS MUSCORUM Fairm. et Ch. Bris.
Plumbeo-æneus, grosse, profunde ac dense punctatus; palpis pedibusque testaceo-rufis ; antennis testaceo-rufis, clava obscura, capite carinato ; prothorace inœquali, foveolato, obsoletè canaliculato ; elytris prothorace paulo longioribus, ad suturam depressis. — Long. 4 mill.
D'un bronzé plombé brillant, à ponctuation serrée, grosse et profonde; palpes, antennes, moins la massue , et pattes, d’un testacé rougeûtre ; extrémité des cuisses postérieures à peine enfumée. Tête plus large, avec les yeux, que le cor- selet, ayant deux sillons bien marqués, l'intervalle relevé en carène arrondie. Antennes assez longues, cinquième article plus de moitié plus long que le quatrième. Corselet un peu cordiforme, inégal, plus long que large, assez fortement arrondi sur les côtés, sa plus grande largeur au tiers an- térieur; rétréci en arrière, obsolètement canaliculé au milieu; de chaque côté, à la base, un autre sillon plus court, et, en avant, deux fossettes sur la même ligne. Ely- tres un peu plus longues que le corselet, à peine plus larges que la tête, avec les yeux ; déprimées largement et longitu- dinalement sur la suture, à ponctuation un peu moins serrée que celle du corselet; intervalles des points lisses, brillants. Abdomen marginé, base des segments à grosse ponctuation, le reste plus finement et moins densément ponctué. Pattes grêles ; tarses allongés, avant-dernier article très étroite-
Miscellanea entomologice. 43
ment bilobé. # sixième segment abdominal légèrement
échancré. Hautes-Pyrénées, trouvé dans les mousses humides par
M. L. Pandellé. Très voisin du glacialis, s’en distingue par la tête et la ponctuation plus serrée. 28. STENUS OREOPHILUS.
Niger, opacus, profunde dense punctatus ; palpis articulo primo testaceo, prothorace æquali, subquadrato ; elytris pro- thorace longitudine; abdomine tenuissime sat dense punctato. — Long. 3 mill.
D'un noir plombé peu brillant, souvent un peu bleuâtre sur je corselet et les élytres, couvert d’une pubescence cendrée plus serrée sur l'abdomen. Antennes noires, assez courtes, troisième article un peu plus long que le quatrième; palpes noirs, premier article testacé. Tète plus large , avec les yeux, que le corselet, bisillonnée; intervalle convexe ; ponctuation forte et serrée. Corselet égal, un peu plus long que large, arrondi sur les côtés, un peu plus rétréci en arrière qu’en avant, ayant sa plus grande largeur avant le milieu, ponctuation serrée, forte et profonde. Elytres de même longueur que le corselet, pas plus larges que la tête, avec les yeux; ponctuation moins serrée que celle du cor- selet; intervalles des points unis et brillants; déprimées longitudinalement sur la suture. surtout à la base; vers le milieu de chaque élytre, une impression transversale. Abdomen marginé , un peu rétréci à l'extrémité; une im- pression transversale à la base de chaque segment; ponc- tuation très fine, assez serrée. Dessous du corps assez fortement ponctué, surtout sur le mésosternum. Abdomen ponctué plus fortement qu'en dessus. & , sixième segment abdominal échancré triangulairement, le cinquième large- ment, mais faiblement sinué.
Hautes-Pyrénées (Pandellé).
44 L. FAIRMAIRE.
Voisin du buphtalmus, mais un peu plus petit, et distinct par le corselet égal, moins long, et par la ponctuation très fine de l’abdomen.
29. OMALIUM ALLARDII Fairm. et Ch. Bris.
Nigro-brunneus aut brunneo-rufescens, subopacus, late- ribus et elytrorum sutura rufo-ferrugineis; capite leviter foveolato, prothorace disco 4-foveolalo, foreis duabus posticis majoribus, angulis poslicis impressis ; elytris aciculato punc- tatis, — Long. 2 1/2 mill.
D'un brun-noir ou d’un brun rougeâtre peu brillant, avec les côtés et la base du corselet, les épaules, une bande sutu- rale étroite, les bords latéraux et l'extrémité de l'abdomen, d’un roux ferrugineux. Tête finement réticulée, et en outre ponctuée finement, assez densément, sauf une fossette oblongue près de l'insertion des antennes et une autre arrondie près des ocelles. Antennes noirâtres, les six pre- miers articles ferrugineux, ainsi que les palpes. Corselet finement ponctué; transversal, un peu rétréci en arrière, arrondi sur les côtés; angles postérieurs presque droits; sur le disque, deux fossettes ovales-oblongues, assez pro- fondes et une autre, très légère, en avant; devant les angles postérieurs, une impression oblique s'étendant jus- qu’au tiers antérieur des côtés; en outre, près-des mêmes angles, une plus petite impression arrondie se réunissant souvent l’une à l’autre. Elytres deux fois aussi longues que le corselet, à ponctuation assez forte, les faisant paraître rugueuses longitudinalement, les points étant réunis par des stries aciculaires. Abdomen largement rebordé , à ponc- tuation serrée, très fine.
Trouvé par notre collègue M. E. Allard dans les fumiers d’une ferme, près de Paris, et dans une cave par M. Henri Brisout de Barneville.
Miscellanea entomologica. 45
Très voisin du cœsum, dont il a la taille et le faciès, mais très distinct par la sculpture de la tête et du corselet.
30. HADROTOMA FASCIATA Fairm. et Ch. Bris.
Oblonga, depressiuscula, fusco-nigra, sat nitida, punctatis- sima; prothorace ruguloso-punctalo, parce rufo-pubescente ; elytris basi utrinque arcu rufo-pubescente signatis, pedibus antennisque testaceis, his clava fusca. — Long. 2 2/3 mill.
Oblong, un peu déprimé en dessus, d’un brun-noir assez brillant, à pubescence d’un roux doré, peu serrée, plus marquée sur les côtés du corselet et formant à la base de chaque élytre une fascie arquée de l’écusson à l'épaule et descendant au milieu vers le tiers de l’élytre. Antennes semblables dans les deux sexes, d’un roux testacé, avec la massue d’un brun foncé, cette dernière composée de trois articles transversaux, le dernier, le plus grand, arrondi à l'extrémité. Tête densément et finement ponctuée. Corselet un peu plus étroit à la base que les élytres, rétréci en avant, finement, mais très densément ponctué, ayant au milieu une petite ligne un peu élevée, peu distincte; bord posté- rieur largement sinué de chaque côté. Ecusson triangulaire ponctué comme le corselet. Elytres à ponctuation un peu plus forte , mais moins serrée que celle du corselet. Pattes d’un roux testacé, plus obscur sur les cuisses.
Trouvé par M. Ch. Brisout de Barneville dans le bois de Boulogne et la forêt de Saint-Germain, et par moi à Fon- tainebleau.
31. GEORYSSUS PIMELIOIDES. Niger, prothorace inæquati, tuberculato ; elytris tricostatis, cosits leviter crenulatis , costa exteriore antice simplice, in-
terstitiis fere planis, transversim leviter rugosulis. — Long. 2 mili.
Deux fois aussi gros que le -G. cœlatus, dont il offre le
46 L. FAIRMAIRE.
dessin. D’un noir peu brillant. Pattes et anus d’un brun rougeâtre. Tête rugueuse, ayant quatre petites côtes. Cor- selet fort inégal, ayant en avant une dépression transver- sale; au milieu, en arrière, une fossette accompagnée de chaque côté par deux autres disposées obliquement; lesin- tervalles relevés. Elytres ayant chacune, outre la suture, trois côtes élevées, étroites, très légèrement crénelées, l’externe moins saillante, se terminant au-dessous de la saillie humé- rale ; les intervalles presque plans, légèrement ridés en travers et paraissant, sous un certain jour, un peu relevés au milieu. Espagne méridionale.
32. PARNUS STRIATELLUS Fairm. et Ch. Bris.
Elongatus, subcylindricus, subtiliter punclatus, fuscus, cinereo-sericeus, pube brevi albida dense veslitus; antennis approximalis ; fronte inter antennarum basin compresso- tuberculata; elytris distincte punctato-substrialis ; prothorace medio tectiformi. — Long. 4 mill.
Allongé, parallèle, également atténué aux deux extré- mités, assez convexes. D’un brun foncé, recouvert d'un enduit formé par une pubescence très courte, très serrée, d’un cendré roussâtre un peu bronzé et d’une pubes- cence assez hérissée, roussâtre. Antennes écartées à la base. Corselet tectiforme , ce qui fait paraître la ligne médiane carénée, sous un certain jour; base fortement échancrée de chaque côté, droite vis-à-vis l'écusson; stries latérales plus profondes en arrière, convergeant en avant ; ponctuation assez fine, serrée. Ecusson triangulaire, con- vexe, très finement ponctué. Elytres à stries légères allant jusqu'à l'extrémité, marquées de points assez gros, peu serrés, diminuant un peu en arrière; la première, vers la suture, plus profonde que les autres ; intervalles faiblement convexes, à ponctuation assez fine et assez serrée, mais
Miscellanea entomologica. 41
moins que celle du corselet; crochets des tarses rou- gedtres.
Cette espèce ressemble au P. prolifericornis, mais elle est plus petite, moins cylindrique, les élytres sont positivement striées, quoique peu profondément, avec la ponctuation des intervalles, moins serrée et plus forte ; le corselet est celui du griseus.
Dans les mares, à Marly.
33. GEOTRUPES FOSSOR.
J'ai publié dans nos Annales ( 1848, p. 172), sous le nom de subarmatus inscrit au Catalogue Dejean, une espèce de Geotrupes voisin du typhœus, qui paraît avoir été décrit par M. Watl, dans l'Isis, p. 456, no 47, sous le nom de fossor. Je ne connaissais pas cette description , mais je viens de la voir et il me paraît nécessaire de la reléguer dans ces limbes de l’Entomologie où doivent tomber les descriptions inapplicables. Du reste, la voici : Forme du G. typhœus, seu- lement un peu plus petit. Il s’en distingue par les cornes plus courtes, par le corselet plus fortement ponctué sur le disque et sur les côtés, et par sa couleur d’un bleu-noir foncé , celle du typhœus étant d’un noir de corbeau, enfin par son éclat moindre.
Je possède un Geotrupes de Turquie auquel cette des- cription pourrait s'appliquer, mais c’est tout simplement un très pelit individu du G. typhœus; il a l’écusson lisse, ainsi que les stries des élytres. Il me paraîtrait étrange que M. Waltl eût omis de parler des caractères si marqués donnés par le corselet, qui est couvert de gros points assez serrés, dont la corne intermédiaire est atrophiée, par la tête armée d'un petit tubercule pointu, par l’écusson un peu ponclué, par les stries des élytres finement ponctuées, et, enfin, par la forme presque globuleuse du corps. Heureuse- ment qu'Érichson (1847, Deutschl. Ins. ur, 727) est venu à l'aide de cette description par quelques mots décisifs qu
48 L. FAIRMAIRE.
suffisent pour caractériser notre insecte. Il faudra donc l'appeler désormais Geotrupes fossor Er. (subarmatus Fairm.).
Dans la même page de sa faune d'Allemagne, Erichson indique, sous le nom de G. subarmatus Dej. Cat., une autre espèce de Grèce, qui se rapprocherait des G. Momus et Iiostius ; mais cette note est par trop laconique et ne per- met même pas de deviner à quelle espèce elle pourrait s'appliquer. Je n’oserais croire qu’elle a trait au Geotrupes que je vais décrire, et dans lequel il faut peut-être recon- naître le Geotrupes Momus dont parle M. Brullé dans l’Expé- dition de Morée, comme se trouvant en Grèce.
34. GEOTRUPES QUADRIGEMINUS.
&. Niger, nitidus brevis, convexus ; prothorace tricornuto, fere lœvi, ad latera antice tantum punctato, foveolato disco sparsissime punctalo , scutello lœvi; elytris striato punctatis, striis secunda quintaque basi biserialim et sat confuse punc- tatis, margine exlerno sat trregulariter punctato. — Long.
15 à 18 mill.
d. Assez court et convexe, d’un noir brillant, un peu moins sur le corselet. Tête finement rugueuse, ayant au milieu un tubercule obtus, et à la base deux élévations très lisses en forme de V: celui-ci plus large que les élytres, armé de trois cornes, les latérales un peu relevées en dessus, Vintermédiaire assez courte et pointue; presque lisse, ayant sur le disque quelques points très écartés, un peu plus nombreux vers la ligne médiane, qui est légèrement dépri- mée et forme parfois un court sillon tout à fait en avant, plus serrés sur les côtés en avant, avec une fosselte. Ecusson lisse. Elytres courtes, à stries bien marquées, très ponc- tuées, un peu effacées en arrière; les deuxième et cin- quième stries formées dans leur-moitié basilaire par deux rangées de points peu régulières qui se réunissent après le milieu; bord externe ayant une bande ponctuée peu régu-
Miscellanea entomologica. 49
lière. Jambes antérieures à sept dents. ®. Corselet plus largement ponctué sur les côtés qui sont rugueux, ayant les angles antérieurs saillants et tronqués. Elytres striées de même.
Grèce (Coll. Solier); notre collègue et ami, M. Vesco, m'a donné une ® prise par lui à Kalchi, mer de Marmara. J'ai vu aussi la même espèce dans la collection de M. Bou- dier, à Montmorency.
Diffère du G. fossor par la forme moins globuleuse, le corselet plus large, presque lisse, à cornes plus développées,
plus pointues, relevées, et par les stries si remarquables des élytres.
35. CYLINDROMORPHUS PARALLELUS.
Elongatus, cylindricus, obscure œneus, parum nitidus, dense parum profunde punctatus , capite medio sulcato, sulco integro, antice profundiore; prothorace basim versus haud
sensim angustato; elytris postice attenuatis, post medium vix ampliatis. — Long. 4 mill.
Allongé, cylindrique, d’un bronzé foncé, peu brillant, à ponctuation peu profonde, serrée. Tète grosse, ayant au milieu un sillon peu marqué vers le sommet, large et assez profond en avant. Corselet plus large que long, non sensi- blement rétréci vers la base. Elytres s’élargissant à peine après le milieu, rétrécies vers l'extrémité.
Hyères ( Delarouzée).
Cette espèce se distingue du filum, auquel elle ressemble beaucoup, par sa taille bien plus grande, sa ponctuation moins forte et moins profonde, son corselet moins rétréci
vers la base, et ses élytres moins rétrécies après la base, moins élargies après le milieu.
36. OOPHORUS ALGIRICUS Lucas.
Ce rare insecte, qui n'avait encore été trouvé qu’en Al- 3e Série, TOME VI. i
50 L. FAIRMAIRE.
gérie, a été pris par M. Quérilhac, à Perpignan, sous une pierre , au bord de la Têt; c’est une acquisition fort inté- ressante pour la faune, non seulement de la France, mais même de l’Europe.
37. ENICOPUS PYRENÆUS.
Elongatus, nigro-subæneus, nitidus longe hirtus; protho- race parcius punctato; elytris dense subrugoso-punctatis ; an- tennis parum acule serratis pedibusque nigris; d subtus sparsim cinereo, supra dense nigro-hirtus, femoribus posticis incrassalis, tibus valde arcuatis, tarsorum articulo primo appendiculaio impresso, medio recte angulato; %? vix minor, paulo latior, œænescens, lateribus et sutura griseo-pilosis, subius grisescens. — Long. 6 1/2 à 9 mil.
Forme et coloration générale de l’£. hirtus L., à ponctua- tion moins rugueuse transversalement sur les élytres. D’un noir un peu bronzé, brillant; & couvert en dessus de poils noirs, longs, assez serrés, dessous à poils noirs parsemés de grisâtres ; cuisses antérieures simples , les postérieures ren- flées; jambes postérieures brusquement arquées: premier articie des tarses formant un appendice coudé presque à angle droit, arqué en dedans ; deuxième article des tarses plus long que les autres réunis; ? à peine plus petite, plus large, moins parallèle, plus bronzée, à pilosité moins serrée, mélangée de grisâtre sur la suture et les côtes, dessous presque entièrement grisâtre.
Hautes-Pyrénées. — ‘Trouvé à Aragnouet, sur les gra- minées, jusqu’à la région subalpine, par M. Pandellé, et à Cauterets, sur les fleurs, par M. Delarouzée.
Ce Dasytes diffère du D. hirtus surtout par la coloration de la femelle, qui n’est pas entièrement grise en dessus, et par l’appendice des jambes postérieures des mâles, qui est en forme de marteau et non en spatule un peu arquée, arrondie à l’extrémité, mince à la base.
Miscellanea entomologica. 51
Dans cette espèce comme dans les suivantes, les & ont le premier article des tarses antérieurs armé d’une épine fortement arquée et aiguë, en forme de crochet.
38. ENICOPUS TRUNCATES.
Elongatus, nigerrimus, nitidus, longe hirtus ; prothorace parcius punctato; elylris subrugoso-punctalis ; # dense nigro hirtus; femoribus posticis incrassatis ; tibiis valdè arcuatis ; tarsorum articulo primo appendiculato, fortiter armato, apice fere truncato, basi haud angustato ; $ subdepressa, lateribus et sutura prothoraceque griseo pilosis, — Longueur 5 1/2 à 7 mill.
d. Forme de l'E. hirtus, mais couleur plus noire et ponctuation plus faible sur le corselet, celle des élytres formant presque des lignes vers la suture: cuisses posté- rieures renflées, les jambes brusquement arquées, avec le premier article des tarses dilaté en un appendice fortement arqué, presque tronqué à l'extrémité, où il est à peine plus large qu’à la base. © plus déprimée que celle du D. hirtus, à poils grisätres sur le corselet, les côtés des élytres et la suture, en dessous et sur les pattes.
Var, montagnes de l’Esterelle (Delarouzée ).
Ne peut être confondu avec le pyrenœus, chez lequel l’'appendice des jambes postérieures, chez les « , est coudé à angle droit, et dont les femelles n’offrent pas une bande suturale aussi tranchée; ni avec l’hirtus, dont la % est en- tièrement grisâtre.
39. ENICOPUS ORIENTALIS.
d. Elongatus, niger, nitidus, longe nigro-hirtus; protho- race vix punciulato; elytris subrugoso punctatis, suturam versus sublinealis ; femoribus posticis incrassatis, tarsorum articulo primo appendiculato, incurvo, apice concavo, rotun-
52 L. FAIRMAIRE.
dato, inlus angulato ; tarsis anticis articulo primo valde hamato; ® sutura lateribusque grisescens. — Longueur 8 à 9 mill.
&. Mêmes forme et coloration que le précédent; ponc- tuation des élytres formant presque des lignes vers la su- ture. Cuisses postérieures épaisses, les jambes un peu moins brusquement arquées; premier article des tarses à appendice un peu arqué, concave à l’extrémité; ? plus convexe, à bande grise sur la suture et sur les côtés des élytres, qui est arrondie et angulée, assez pointue en dedans.
Trouvé à Kalchi, dans la mer de Marmara, par notre coliègue M. Vesco, et à Constantinople, par M. Amédée AllCon.
40. ENICOPUS SUBVITTATUS.
d. Oblongus, sal convexus, niger nitidus, vix subæneus, longe nigro hirtus, prothorace, elytrorum lateribus suturaque griseo pilosis, subtus griseo et nigro hirtus; prothorace parum dense punclalo; elytris densissime punctatis subruqu- losis; femoribus posticis incrassatis, libiis angulatim arcuatis, tarsis ariiculo primo appendiculalo, falciformi, apice acuto. — Long. 7 mill.
_&. Forme et coloration des précédents, à reflet bronzé indistinct, à longs poils noirs, à poils gris sur le corselet, la suture et les côtés des élytres, et le dessous du corps. Corselet à ponctuation fine, assez écartée. Elytres assez convexes, densément ponctuées, finement et également rugueuses. Cuisses postérieures médiocrement renfiées ; jambes anguleusement coudées, avec le premier article des tarses dilaté en un appendice ayant tout à fait la forme d'une serpette; très aigu à l'extrémité et coudé presque à angle droit en dehors.
Sicile.
Miscellanea entomologica. 53
A1. ENICOPUS FALCULIFER.
&. Oblongus, depressiusculus, niger, nitidus, vix sub- æneus, longe nigro hirtus, prothorace sparsim punctulato ; elytris punciato rugulosis, suturam versus costulatis; femo- ribus posticis incrassalts , nbiis valde arcuatis, tarsis arliculo primo appendiculato, falciformi apice sat acuto aut obluso. — Long. 7 1/2 mill.
&. Forme et coloration de l’orientalis, mais plus déprimé sur les élytres, à longs poils noirs. Elytres rugueusement et fortement ponctuées, ayant vers la suture trois ou quatre petites cotes bien distinctes, quoique peu saillantes. Cuisses postérieures renflées; jambes fortement arquées; premier article des tarses dilaté comme dans l'espèce précédente, en forme de serpette, mais moins aigu à l'extrémité.
Sicile.
42. TRYPOPITYS PHOENICIS.
Oblongus, subcylindricus, dilutè brunneus aut rufo-brun- neus, sat nilidus, griseo tomentosus ; prothorace transversim subquadrato, antice vix angustato, angulis posticis rectis ; elytris haud striatis, dense lincato-punctatis, lateribus tantum ulrinque siris impressis duabus valdè punctatis. — Long. 3 à 5 mill.
Oblong, parallèle, presque cylindrique, d’un brun rous- sâtre plus ou moins clair, assez brillant, à pubescence d’un gris roussâtre assez serrée, formant presque des lignes sur les élytres. Corselet en carré transversal, à peine rétréci en avant; bord antérieur arqué, recouvrant la tête comme un capuchon ; angles postérieurs marqués, mais arrondis; base un peu relevée au milieu, ayant de chaque côté une faible impression transversale. Elytres non striées, à lignes de points, serrées, s’effaçant à l'extrémité; de chaque côté, le long du bord interne, deux stries assez profondes et forte- ment ponctuées,
54 L. FAIRMAIRE.
Diffère du T. carpini Herbst, par la forme plus courte, les élytres non striées et le corselet à peine rétréci en avant et droit sur les côtés.
Cette espèce intéressante a été trouvée par M. Delarouzée, à Hyères, dans les ramules des régimes des Dattiers, que les larves de cet insecte minent dans toute leur longueur.
43. ANASPIS PYRENÆUS Fairm. et Ch. Bris.
A. flavilabri affinis, niger, elytris apice brunneis ; an- tennis brunneis, articulis secundo tertioque flavidis, ore palpisque brunneis, pedibus obscuris ; prothorace angulis posticis rotundatis; & abdomine segmento secundo medio bilaciniato, laciniis linearibus, segmento quinto medio fisso, fere bilobo; ® abdomine segmento quinio rotundato. — Long. 2 3/4 mill.
Forme de l’A. flavilabris, même taille et même ponctua- tion. Noir, un peu brunâtre vers l'extrémité des élytres; antennes à peu près comme celles du frontalis, brunes, avec les deuxième et troisième articles jaunâtres, les articles sept à dix obconiques le dernier plus large que le précédent et presque deux fois aussi long chez le é, seulement de moitié plus long chez la ©; palpes obscurs. Corselet transversal, ayant sa plus grande largeur presque à la base, arrondi sur les côtés et se rétrécissant peu à peu en avant; angles pos- térieurs arrondis, base légèrement bisinuée. Elytres allon- gées, plus de deux fois aussi longues que larges, arrondies ensemble à l'extrémité. Pattes obscures; ordinairement jambes et tarses antérieurs, base et extrémité des jambes intermédiaires et postérieures, leurs tarses en partie et extrême base de toutes les cuisses, d’un jaune brunâtre. — d. Tarses antérieurs médiocrement dilatés, deuxième seg- ment abdominal ayant au milieu deux lanières linéaires, largement et faiblement sinué de chaque côté, ainsi que les troisième et quatrième segments; cinquième segment
Miscellanea entomologica. 55
ayant une fente longitudinale élargie à l’extrémité, ce qui le fait paraître bilobé. — $. Cinquième segment arrondi. * Trouvé dans les Pyrénées, à Cauterets, par notre col- lègue M. Delarouzée.
Cette espèce se distingue du frontalis par la couleur, du forcipata par les antennes plus courtes, la couleur foncée du labre, de la bouche et des pattes; du monilicornis et du flavilabris par les antennes non moniliformes, et de tous par les angles postérieurs du corselet arrondis, ainsi que par les caractères sexuels du «.
æ
CAULOSTROPHUS n. g.
Corps oblong-ovalaire, antère. Rostre court, épais, sil- lonné longitudinalement et à la base, légèrement échancré à l'extrémité; scrobe assez étroit, profond, à bords bien coupés; presque droit, alténué vers Pextrémité qui atteint le dessous de l'œil ; yeux assez saillants. Antennes très longues, grêles, dépassant la base du corselet; scape attei- gnantle bord antérieur du corselet; funicule grêle, deuxième article presque deux fois aussi long que le premier, les suivants à peu près égaux; massue assez étroite, fusiforme. Corselet court, arrondi sur les côtés. Ecusson très petit, cordiforme. Elytres ovalaires, convexes, à épaules tronquées obliquement. Crochets des tarses petits, rapprochés, soudés à la base.
Ce genre, dont le faciès rappelle extrêmement celui de quelques Strophosomus, en est bien distinct par la forme et la longueur des articles du funicule, la massue plus aiguë, les yeux moins saillants et les épaules obliques. Les antennes le rapprochent des Brachyderes ; mais le faciès de ces der- niers insectes est très différent, le scrobe s’élargit vers les yeux.
44. CAULOSTROPHUS DELAROUZEI.
Subovalis, crassus, sat convexus, fuscus, squamis brunneis,
56 L. FAIRMAIRE.
griseo-albido mixtis, dense vestitus; rostro brevi, medio for- titer sulcato ; prothorace sparsim punctato lateribus brunneo; elytris leviter strialis , striarum punciis ocellatis, interstitiis vix convexis, selis hispidis seriatim dispositis instructis. — Long. 6 1/2 mill.
Oblong-ovalaire, épais, assez convexe, d’un brun foncé, mais couvert d’écailles serrées d’un cendré brunâtre, mélan- gées de gris blanchâtre. Rostre épais, court, ayant au milieu un sillon profond jusqu’à la ligne transversale , au-dessous des yeux, très fin au delà et se terminant entre les yeux, qui sont médiocrement saillants. Antennes d'un brun rous- sâtre. Corselet transversal, arrondi sur les côtés, brun laté- ralement, marqué de quelques points épars. Elytres aussi larges à la base que la base du corselet, s’élargissant obli- quement aux épaules, légèrement arrondies sur les côtés; obtusément acuminées à l'extrémité, à stries très peu pro- fondes, marquées de points assez serrés, ocellés; intervalles très peu convexes, ayant chacun un rangée de soies raides, écartées, suture assez saillante en arrière. Dessous couvert d’écailles d’un gris un peu métallique; cuisses robustes, un peu claviformes; tarses roussâtres.
Trouvé sur des Pins à l’île de Portcros , près d'Hyères, par M. Delarouzée, auquel je me fais un vrai plaisir de le dédier en souvenir des services qu’il rend journellement à l’Entomologie française.
45. PHYTONOMUS NIGRO-VELUTINUS.
Breviter ovatus, convexus, niger, squamulis subviolaceo- nigris lecius, atro-tomentoso maculaio; elytris maculis ochra- ceis paucis variegatis, femoribus ochraceo singulatis, rostro gracili, dense punctato; prothorace convexo, lateribus vix ampliaio, dense valde punciaio; elytris valde striato-punc- tatis, interstitiis aliernatim latioribus et convexioribus , tes- sellatis. — Long. 7 mill.
Miscellanea entomologica. 57
Court, épais, convexe, noir, couvert d’écailles serrées d’un noir un peu violacé. Rostre assez allongé et assez grêle, grossissant vers l'extrémité, densément ponctué, ainsi que la tête; antennes d’un brun foncé. Corselet convexe, rétréci en avant, assez fortement arrondi antérieurement sur les côtés, densément et assez fortement ponctué, ayant quatre bandes de noir velouté, et entre elles des bandes de squamules grisätres à peine perceptibles. Elytres larges et courtes, très faiblement arrondies sur les côtés, mais forte- ment en arrière; à lignes de gros points formant des stries peu profondes ; intervalles alternativement relevés et un peu plus larges, tachetés de noir velouté, avec quelques macules formées par des poils serrés, courts, d’un roux un peu mé- tallique : une tache semblable aux épaules. Cuisses ayant un anneau coloré de même.
Hautes-Pyrénées, Cauterets ( Delarouzée).
Ce Phytonomus est très voisin du punctatus; mais il est facile à distinguer par sa forme courte ei trapue, son rostre allongé, fortement ponctué, le corselet plus court, plus for- tement ponctué, les élytres beaucoup plus courtes, à inter- valles alternes plus relevés, les autres plus plans, sans lignes de soies, les points des stries moins larges; la coloration des pattes est aussi toute différente.
46. LIOPHLOEUS CYANESCENS.
Niger, opacus, parum dense squamosus, griseo-cœærulescente varieqalus; antennis nigro-fuscis; prothorace subtiliter coria- ceo, subsulcato ; elytris Striato punctatis, maculis griseo-cœru- lescentibus tesselatis. — Long. 11 à 13 mill.
D'un brun-noir mat, recouvert d’écailles d’un gris bleuâtre, peu serrées et laissant voir la couleur du fond, mais formant par leur réunion des teintes bleuâtres à la base et au bord antérieur du corselet, et des taches sur les intervalles des stries des élytres, ces laches distinctes et un peu écartées
58 L. FAIRMAIRE.
sur la partie dorsale , plus serrées et finissant par se con- fondre presque sur les côtés. k
Cette espèce est extrêmement voisine des L. nubilus et pulverulentus; elle se distingue du premier par la forme des élytres, qui sont un peu relevées en arrière et non complé- tement arrondies, par la squamosité beaucoup moins serrée, formant des taches claires sur un fond pius obscur et non des taches brunes sur un fond clair, par le corselet légère- ment sillonné au milieu et non caréné, paraissant un peu bilobé, par l’écusson moins triangulaire, et par les intervalles des stries des élytres, qui sont tout à fait plans et non légè- rement convexes; du second par la squamosité bien moins serrée et non unicolore, par le corselet plus convexe, plus arrondi sur les côtés, par l’écusson moins triangulaire, plus fortement arrondi à l’extrémité, par les élytres coupées plus obliquement aux épaules, à stries moins profondes et à in- tervalles non convexes. Les cuisses sont dentées comme chez le nubilus.
Mont-Dore {Delarouzée).
47. BARYNOTUS ILLÆSIROSTRIS.
Niger, supra griseo squamosus, rostro haud sulcato , strio- lato, capite punctato ; prothorace transverso, antice angustato, sat dense fortiter punctato, interstiliis subtiliter punctulatis, lateribus rugoso; elytris oblongis, subparallelis, punctato- substriatis, interstiliis terlio, quinto, seplimo, suturaque convexis. — Long. 8 mill.
Oblong, épais, un peu gibbeux en arrière. D'un noir assez brillant, couvert d’une pubescence d’un gris cendré, couchée, effacée sur le corselet. Rostre épais, densément striolé, convexe, sans sillon longitudinal; tête très ponctuée. Antennes d’un brun un peu rougeâtre. Corselet à peine plus large que long, rétréci en avant, à ponctuation assez grosse et assez serrée, les intervalles remplis par une fine ponc-
Miscellanea entomologica. 59
tuation; côtés rugueux; au milieu, une trace à peine dis- tincte d’un sillon longitudinal. Elytres un peu plus larges que le corselet, presque parallèles, comprimées latérale- ment, à stries de points assez gros, peu profondes sur la partie dorsale, mais très marquées sur les côtés ; troisième, cinquième et septième intervalles relevés, ainsi que la suture, surtout vers la base. Pattes robustes, d’un brun brillant.
Cette espèce remplace, dans les Pyrénées-Orientales, le B. squamosus Sch., des Hautes-Pyrénées, avec lequel il est con- fondu dans les collections; ce dernier lui ressemble beaucoup, mais sa forme est plus étroite, le rostre, au lieu d’un sillon profond, n'offre plus qu’un point entre les yeux et un autre à l'extrémité : la ponctuation grosse du corselet est bien plus serrée, mais plus petite, et le sillon médian est à peu près indistinct. J’ai pris plusieurs individus de ce Barynotus aux environs du Vernet, et mon ami J. Bigot me l’a rap- porté du Canigou.
48. MEIRA SUTURELLA.
Ovata, sat convexa, squamulis brunneis dense vestita; an- tennis fusco-brunneis, scapo hispido ; prothorace valde rugoso; elytris leviter punctato-striatis, interstitiis leviler convexis, setis hispidis , seriatim dispositis , instructis, pedibus brun- neis; sutura maculisque lateralibus albidis.—Long. 2 1/2 mill.
Ovalaire, assez convexe; corps couvert de squamules serrées d’un brun terreux. Rostre sillonné à l'extrémité ; antennes d’un brun rougeâtre, couvertes de poils squami- formes roussâtres. Corselet arrondi sur les côtés, presque également rétréci en avant et en arrière, très rugueux. Elytres ovalaires, faiblement arrondies sur les côtés, à épaules presque coupées obliquement; à stries peu pro- fondes, marquées de gros points; intervalles légèrement convexes ; au milieu de chaque, une série de soies hispides, dirigées obliquement en arrière ; sur la suture, une bande
60 L. FAIRMAIRE.
squameuse blanchâtre, sur les côtés, des taches de même couleur; quelques-uns sur le disque des élytres. Dessous et pattes de même couleur que le dessus.
Trouvé à Hyères par MM. Delarouzée et Grenier.
La seule espèce que renferme encore le G. Meira (M. cras- sicornis J. Duval) diffère de celle-ci par le funicule un peu moins épais, le corselet plus court, plus arrondi sur les côtés, les élytres plus oblongues , à intervalles un peu con- vexes et par la coloration générale.
49. OTIORHYNCHUS IMPRESSIVENTRIS.
Ovato-oblongus, fuscus, opacus , squamosilate densa, fusca et cinerea variegatus, pedibus obscure testaceis; prothorace latitudine media paulo longiore, distinctus tuberculato, late- ribus minus rotundatis; elytrorum sulcis distinciius ocellato- punctatis ; femoribus obsolete obtuse dentatis. — Long. 6 à 6 1/2 mill.
Extrêmement voisin du picipes, dont il présente la forme générale et la coloration ; il en diffère par la taille plus petite, le corps plus oblong, le corselet plus allongé, plus étroit, moins fortement arrondi sur les côtés, à tubercules plus distincts, par les élytres plus étroites, à points ocellés, des stries beaucoup plus distinctes, par les antennes dont le funicule est un peu moins épais et la massue plus allongée ; enfin par les caractères sexuels suivants: & plus étroit et plus petit que la ® ; métasternum et premier segment ab- dominal largement excavés; % sans fossette sur le cin- quième segment abdominal. Chez le picipes, le & est aussi gros que la ® ; le dessous du corps ne prèsente qu’une im- pression indistincte, comme chez la ? de notre espèce: la © offre, à l'extrémité du cinquième segment abdominal, ure fossette dont le bord antérieur est tronqué et saillant ; enfin, chez le picipes, les tubercules du corselet sont ombi- liques das le & seulement, tandis que, chez notre espèce, ils sont ombiliqués dans les deux sexes.—Htes-Pyr. (Pand.).
Miscellanea eutomologica. 61
Cet Otiorhynchus ressemble aussi beaucoup au pupillatus, mais chez ce dernier les antennes sont plus grêles, les cuisses dentées , les tubercules du corselet sont simples et les stries des élytres n’ont pas de points ocellés.
50. ERIRHINUS TOMENTOSUS,
Oblongus, fulvus aut fulvo-brunneus, tomento rufo dense vestilus, albido late varius, capite parum pubescente, thorace brevi, antice constriclo, rostro longissimo, nitido, sublœvi, apice fuscescente. — Long. 4 1/2 à 5 mill.
D'un fauve plus ou moins foncé, parfois brunâtre, cou- vert d’une pubescence courte, très serrée, roussâtre, parse- mée de taches blanchâtres nombreuses, quelquefois con- fluentes et formant alors de larges macules. Tête densé- ment et très finement ponctuée. Rostre plus long que la moitié du corps, grêle, arqué, très finement strié, tantôt roussâtre, tantôt brun, mat. Antennes longues, grêles, roussâtres. Corselet plus large que long, rétréci en avant, légèrement arrondi sur les côtés, densément et fortement ponctué; fauve, avec des bandes longitudinales, vagues, formées par la pubescence blanchêtre. Elytres oblongues, plus larges que le corselet, plus de quatre fois aussi lon- gues, à stries ponctuées, un peu cachées par la pubescence. Dessous d’un brun noirâtre, recouvert d’une pubescence grisätre, serrée; abdomen parfois d’un roussâtre obscur. Pattes allongées, rousses, couvertes d’une pubescence gri- sâtre; cuisses parfois brunes, claviformes, armées en des- sous d’une dent assez forte et aiguë.
Cette espèce est très voisine de l’E. filirostris; elle en diffère par le rostre plus arqué, strié, par le corselet moins court et par les cuisses plus fortement dentées. Elle a été trouvée d'abord par M. Pellet, aux environs de Béziers, où elle a été reprise cette année par M. Marquet; MM. Dela- rouzée et Grenier l’ont trouvée assez abondamment en Pro- vence, sur les Peupliers ou les Saules.
62 L. FAIRMAIRE.
51. ACALLES PUNCTATICOLLIS Luc.
Il faut inscrire cet insecte algérien parmi ceux de la Faune française; il a été pris aux environs de Béziers par MM. Marquet et Pellet; M. Linder l’a trouvé à Carcassonne, et enfin, notre président, M. J. Bigot, m'en a rapporté un individu du Vernet (Pyrénées-Orientales).
52. LEIOPUS FEMORATUS.
Oblongus, fere parallelus, niger, cinereo-carneo tomento- sus, antennarum articulis flavis, apice nigricantibus, articulo primo clavato nigro, basi obscure rufo; prothorace sat dense punclato, lateribus postice brevissime dentatis ; elytris apice subrotundatis, nigro-brunneis, cinereo late maculatis; & fe- moribus incrassatis. — Long. 6 à 6 1/2 mill.
Ressemble aux petits individus du Leiopus nebulosus ; les mâles sont très faciles à distinguer à cause de leurs grosses cuisses ; la forme du corps est plus parallèle; la ponctua- tion est beaucoup plus serrée, plus forte, et les épines laté- rales du corselet sont bien plus courtes.
Trouvé à Constantinople, par M. Amédée Alléon.
53. MORIMUS OBSOLETUS.
M. funesto nimis affinis ; elytris longioribus, convexio- ribus, prothorace lateribus minus aculè spinoso, antennis validioribus, distinctus. — Long. 20 à 25 mill.
Cette espèce ressemble extrêmement au M. funestus, et il est difficile de la distinguer au premier coup d'œil; la coloration est la même, mais le corps est plus allongé, les élytres sont plus longues, plus convexes, moins élargies vers le milieu; les antennes sont plus épaisses; les yeux sont proportionnellement plus petits ; le corselet a les épines latérales beaucoup plus courtes et moins aiguës; sa
Miscellanea entomologica. 63
surface est plus convexe, le sillon transversal antérieur est plus marqué, et, à la base, il y a deux sillons transversaux, parallèles, très marqués.
Notre collègue, M. Ch. Coquerel, a trouvé cette espèce à Béikos, dans le Bosphore; elle m’a été aussi envoyée de Constantinople par M. Churchill.
54. CRYPTOCEPHALUS OCHROLEUCUS.
Pallide flavidus, nitidus, capite tenuissime punctulato: prothorace nilidissimo, tenuissime punctato, scutello triangu- lari apice obtuso; elytris punctato-substriatis, punctis me- diocribus, densis, pygidio rugose punctato, tibiis anticis rectis. — Long. 2 à 2 3/4 mill.
D'un jaunâtre très pâle, très brillant, surtout au corselet. Antennes grêles, grossissant et devenant noirâtres vers l'extrémité. Tête à ponctuation extrêmement fine: entre les yeux, un sillon longitudinal. Corselet à ponctuation fine, médiocrement serrée, plus grosse chez les ® ; un peu plus étroit que les élytres, atténué en avant dès la base, légère- ment arrondi sur les côtés; bord postérieur finement mar- giné de noir. Ecusson triangulaire, lisse, à peine tronqué à l'extrémité. Elytres à saillie humérale convexe, assez limitée ; à lignes de points assez gros, serrés, formant des stries peu profondes, beaucoup plus marquées sur les côtés, ces points à peine obscurs, plus gros vers la base, diminuant très peu vers l'extrémité, intervalles plans, lisses, unis. Pygidium assez rugueusement ponctué. Jambes antérieures droites dans les deux sexes.
Hyères, sur les Peupliers, en octobre ( Delarouzée).
Cette espèce est extrêmement voisine du populi: mais elle diffère par le pygidium rugueux et les jambes anté- rieures droites, le corselet est plus ponctué, plus allongé, et les élytres sont plus longues, plus parallèles,
64 L. FAIRMAIRE. — Miscellanea entomologica.
55. CRYPTOCEPHALUS HOLOXANTHUS.
Pallidè flavo-ochraceus , nilidus, capite sat dense punctu- lato ; prothorace sat dense parum fortiter punctalo; scutello parallelo, truncato; elytris punctato-lineatis, punciis sai grossis, obscuris; pygidio valde rugoso, tibiis anticis rectis. — Long. 3 1/2 à 5 mill.
D'un jaune ocracé pâle, brillant. Antennes grêles, gros- sissant et brunissant un peu vers l'extrémité. Tête assez densément ponctuée, plus fortement au sommet, entre les yeux, un sillon longitudinal. Corselet à ponctuation assez forte, médiocrement serrée ; bord postérieur lisse; un peu plus étroit que les élytres, atténué en avant dès la base, très faiblement arrondi sur les côtés; une fine bordure noire à la base, aiusi qu’à celle des élytres. Ecusson presque paral- lèle, lisse, tronqué à l'extrémité. Elytres à saillie humérale convexe, lisse, à lignes de gros points formant presque des stries, ces points de couleur foncée, diminuant à l’extrémité et disparaissant ; intervalles plans, lisses, paraissant très faiblement ondulés transversalement. Pygidium très ru- gueux. Jambes antérieures droites dans les deux sexes.
Hyères, sur les Peupliers, en octobre (Delarouzée).
Cette espèce est voisine du populi, dont eile diffère nota- blement par la taille plus grande, la ponctuation de la tête et du corselet, par les points plus gros des élytres, les ru- gosités du pygidium et les jambes antérieures non arquées.
56. ADIMONIA MARGINATA Dft.
Cette espèce, indiquée seulement d'Autriche dans les Catalogues, a été prise par M. Delarouzée, à Hyères, sous des pierres, au bord de la mer.
= EST Ep Cr———
DESCRIPTION
DE
DEUX COLÉOPTÈRES NOUVEAUX
Par M. CH. DELAROUZÉE,.
(Séance du 23 Février 1859.)
S 4°, Description d'un nouveau genre de Carabiques.
A mon retour du Midi, j'avais eu l'honneur de faire passer sous les yeux de la Société un nouvel insecte de caverne; je vais essayer de donner aujourd'hui la description de ce genre remarquable, que je suis heureux de pouvoir dédier au savant auteur du Genera des Coléopières d'Europe.
Genre Duvarivs Delarouzée.
Intermédiaire entre les Anophihalmus et les Frechus, il se rapproche des premiers par l'absence complète d’yeux, ses longues pattes grêles, etc., mais sa forme aplatie, ses élytres parallèles à base droite, son corselel presque plan, en un mot son facies, le placent tout à côté de certaines espèces de Trechus, le discus Fab. par exemple.
Corps oblong. Tête en ovale allongt; sillons frontaux irrégulièrement et très légèrement arqués en dedans; yeux nuls; labre court, transverse, échancré antérieurement ; palpes maxillaires rappelant tout à fait la forme de ceux des Trechus, courts, épais, le pénultième article robuste, épaissi
3e Série, TOME VII. 5
66 CH. DELAROUZÉE.
au sommet, le dernier en cône allongé, plus court que le précédent; mandibules robustes, arquées, surtout vers l’ex- trémité, où elles se terminent en pointe aiguë, offrant, un peu au-dessous du milieu, plusieurs denticules inégaux, et densément ciliées après ceux-ci. Antennes longues, velues, excepté le premier article qui est presque glabre, second article plus court que les autres.
Base des élytres presque droite, formant des épaules saillantes, anguleusement arrondies et fortement rebordées, et non obliquement coupées comme dans le genre Anoph- thalmus.
Les deux premiers articles des tarses antérieurs dilatés chez les mâles, prolongés en dedans; le second plus étroit et moitié plus court que le premier, garnis en dessous de squamules.
Duvazius RAyMonpt Delarouzée.
Long. de 4 à 5 mill.; larg. 1 1/3 à 1 3/4 mill.
Pufo testaceus, nitidus, glaber, oblongo-elongatus; protho- race leviter cordato, angulis posticis rectis; elytris basi transversis, eviter convexis, subparallelis, humeris angulatim rotundaiis, octostriatis, stris punctalis, externe posliceque obsoletis. (PI. fre, fig. 5.)
Giabre:; d'un testacé rougeâtre. Tête assez grande, en ovale allongé; la partie antérieure, vers la bouche, un peu rembrunie: sillons très légèrement et irrégulièrement ar- qués, de manière à former vers leur milieu un angle ren- trant obtus; la pointe des mandibules brun foncé; palpes testacés, un peu rembrunis à leurs articulations. Antennes d'un testacé rougeâtre, dépassant les deux tiers du corps, grèles, à deuxième article plus court que les autres, cou- vertes d’une pubescence fine d’un jaune doré, à l'exception du premier article, qui est lisse, et n’a que ces longs poils
Carabique nouveau. 67
disséminés que les antennes des Trechus portent vers l’extré- mité de chaque article.
Corselet cordiforme, pius long que large, peu convexe, les côtés assez largement rebordés , peu arrondis en avant, se redressant insensiblement un peu avant la base, où ils tombent en formant un angle droit assez pointu; disque lisse, la ligne longitudinale fortement marquée; les deux impressions de la base larges, profondément marquées et ridées transyersalement ; un peu brunâtre à la base et aux angles postérieurs.
Elytres en ovale très allongé, presque parallèles, peu convexes, anguleusement arrondies aux épaules, un peu dilatées vers les deux tiers, largement rebordées en avant et sur les côtés, tronquées à l’extrémité, en un mot, ayant exactement la forme de celles du Trechus discus Fabr., Dei. Sur chaque élytre, huit stries ponctuées n’arrivant pas jusqu’à l’extrémité de l’élytre, de moins en moins distinctes à mesure qu'elles s’éloignent de la suture; les trois pre- mières profondes, les dernières à peine visibles, la huitième plus marquée que les précédentes; la suturale se contour- nant au sommet et allant se joindre à la cinquième ; deux points enfoncés sur la troisième strie, l’un au quart, l'autre un peu après la moitié de l’élytre, un troisième avant l'extrémité, entre la seconde et la troisième strie; inter- valles planes, mais une très forte loupe laisse apercevoir de fines strioles transversales.
Dessous du corps de la couleur du dessus. Les hanches finement bordées de brun; les pattes longues et grèles, un peu plus pâles que les antennes et le reste du corps.
C'est en explorant, avec M. Raymond, une grotte nom- mée « trou des Fades, » située à peu de distance d'Hyères, que nous avons trouvé cette remarquable espèce; comme l'Anophthalmus gallicus, elle se cache sous des pierres hu- mides et fuit avec rapidité lorsqu'on les soulève. Depuis, M. Raymond a pris quatre individus de cette même espèce
68 CH. DELAROUZÉE.
dans la grotte de la Saiate-Baume, près de Marseille; je suis heureux de la dédier à cet entomologiste zélé auquel la faune provençale est déjà redevable de plusieurs intéres- santes découvertes.
S 2. Bescriplion d'une nouvelle espèce d'Amaurops.
Dans une excursion que je fis le printemps dernier, avec M. le docteur Grenier, dans les montagnes de Lesterelle (Var), je trouvai sous une pierre, en compagnie de quel- ques fourmis rousses, deux petits Psélaphiens, pendant que mon aimable compagnon découvrait sous une écorce un superbe Acanthopus caraboides, remarquable espèce, nou- elle pour la faune française.
De retour à Paris, je reconnus que mon Psélaphien était nouveau; je croyais devoir le rapporter au genre Batrisus, mais le savant docteur Aubé me dit qu'il appartenait au genre Amaurops, créé par M. Fairmaire sur une espèce de Sicile; je vais essayer d’en donner une courte description.
AMAUROPS GALLICUS Delarouzée. Long. 2 mill. 1/3.
Rufus, nitidus, pilis fulvis sparsutus ; thorace longitudina- liter profunde sulcato. (PI. Fre, fig. 2.)
Entièrement d’un roux luisant, couvert de poils roussâtres peu serrés. Tête grande, plus large que le corselet, arrondie en arrière, ayant de chaque côté une pointe aiguë, pasd’yeux, en dessus, en avant, deux tubercules sous lesquels sont insérées les antennes, et qui se prolongent en carène
Espèce nouvelle d'Amaurops. 69
presque jusqu’à l’occiput; entre ces carènes, deux profonds sillons de forme irrégulière, se réunissant presque à Ja hauteur du point d'insertion des antennes, se dirigeant obliquement jusqu'à la hauteur de ce tubercule latéral qui tient la place des yeux, puis, brusquement étranglés, ils vont parallèlement finir en une petite fossetle située aux trois quarts de la tête. |
Antennes pubescentes, de onze articles, le dernier gros, plus long que les deux précédents réunis.
Corselet en ovale allongé, plus rétréci au sommet qu’à la base, légèrement arrondi sur les côtés, ayant vers le tiers antérieur sa plus grande largeur, un peu rembruni à la base, profondément sillonné dans toute sa longueur, offrant, en outre, vers les trois quarts postérieurs, un sillon irrégu= lier qui, coupant le sillon longitudinal, va finir de chaque côté dans une fossette arrondie qui touche le bord externe.
Elytres plus longues que le corselet, convexes, arrondies sur les côtés, et se rétrécissant un peu à l'extrémité.
Premier anneau de l'abdomen long de près du double des suivants réunis, ayant à la base une fossette assez large formée par deux petites carènes longitudinales; entre celles-ci et le bord externe, la base de cet anneau fortement déprimée forme comme deux autres fossettes.
Pattes longues, grêles; tibias légèrement arqués; fémurs simples, un peu renflés, les intermédiaires noffrant pas les denticules caractéristiques de l'Amaurops Aubei.
Nous représentons, pl. Fre, fig. 2, l'Amaurops gallicus, et, fig. 3, le Duvalius Raymondi.
DESCRIE TION
DE
TROIS NOUVELLES ESPÈCES D'ANOPHTALMUS
TROUVÉES EN FRANCE.
Par M. LINDER.
(Séance du 23 Février 1859.)
1. Anophtalmus crypticola Linder, — Long. 4 1/2 mill. — Rufo lestaceus, nilidus, elongatus, antennis corpore vix brevioribus, capite valde elongato, prothorace oblongo, capite vix angustiore, basi tantum attenuato, elytris oblongo-ovatis, convexis lœvigatis, stria suturali vix impressa, tripunclata, pedibus elongatis. (PI. re, fig. 8.)
D'un roux testacé, brillant; allongé. Tête allongée, mar- quée de deux forts sillons divergents en arrière. Antennes presque aussi longues que le corps, grêles, garnies de poils. Corselet oblong, à peine plus étroit que la tête, rétréci lé— gèrement en arrière et seulement à partir du milieu; sillon médian médiocrement profond; de chaque côté en avant angles postérieurs à peine marqués. Elytres oblongues, convexes, lisses, avec une strie suturale à peine marquée, triponctuée. Pattes beaucoup plus longues que dans les autres espèces.
Trouvé par moi dans la grotte de Gargas (Hautes-Pyr.). Cette espèce est facile à reconnaître des autres espèces
72 LINDER.
françaises connues jusqu'à présent par sa taille plus grande, les élytres presque lisses et les antennes très longues.
2. Anophialmus Pandellei Linder. — Long. 4 mill. — Flavo-testaceus nitidus, antennis corpôre quarta parte vix brevioribus, capite oblongo, mandibulis gracilibus prôminu- lis, prothorace elongato, capite vix angustidre, basim versus attenualo, elytris subovatis, sat brevibus, leviter striatis, transversim subrugôsis. (PI. 1re, fig. 5.)
D'un jaune un peu testacé, très pâle. Tête et corselet très étroits, allongés, la tête plus longue que le corselet, mar- quée de deux forts sillons un peu divergents en arrière. Mandibules longues et saillantes. Antennes d’un tiers moins longues que le corps. Corselet allongé, à peine plus étroit aue la tête, se rétrécissant peu à peu en arrière; angles postérieurs très obtus ; ligne médiane bien marquée. Elytres presque ovales, assez courtes, légèrement striées, plus for- tement vers la sulure, les intervalles un peu interrompus transversalement, Pattes assez longues.
rouvé par M. Pandellé et moi dans la grotte de Béthar- ram (Basses-Pyr.).
Cet Anophtalme est remarquable par la gracilité de la tête et du corselet par les mandibules allongées et par les élytres courtes, paraissant rugueuses. Ces caractères le dis- tinguent facilement de Ÿ A. gallicus Delar., auquel il res- semble par sa taille et sa forme générale.
3. Anophtalmus ôrcinus Linder. — Long. 3 1/2 mill, — Brunneo-testaceus, minus nitidus, oblôngus, depressus, an- tennis crassioribus, corpore dimidio vix longibribus, capite ovalo, prothorace cordato, capitis latitudine, elytris 6blongis subparallelis, tomentosis, strüs dorsalibus impressis, latera- libus obsoletis, apice ferè truncatis. (PL. Fre, fig. 7.)
D'un testacé brunâtre, peu brillant; oblong, un peu dé-
Anophialmus nouveaux. 73
primé. Antennes assez fortes, à peine plus longues que la moitié du corps. Tête assez grande, ovalaire, marquée de deux forts sillons légèrement arqués. Corselet de la largeur de la tête, mais plus court, cordiforme, large, rétréci en arrière, avec les angles postérieurs droits, très pointus; sillon médian profond, formant presque une fossette en avant. Elytres oblongues, presque parallèles, pubescentes, brusquement arrondies à l'extrémité, à stries bien visibles, plus profondes vers la suture, obsolètes et irrégulières sur les côtés. Pattes assez courtes et assez fortes.
Trouvé par moi dans la grotte de Gargas (Hautes-Pyr.).
Espèce remarquable par sa forme déprimée, ses antennes épaisses, son corselet cordiforme et par ses élytres dépri- mées et pubescentes qui lui donnent le faciès d’un grand Anillus.
Comparativement avec les espèces décrites dans cette note, nous avons représenté (PI. Ire, fig. 9) l'Anophtalmus gallicus, Delarouzée, qui n'avait pas encore été figuré.
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MONOGRAPHIE DU GENRE CORIZUS.
Par M. le D: V, SIGNORET.
(Séance du 24 Mars 1858.)
Genre CoRIZUS, Fall.
Cimex, Linn. De Geér.—Lygæus et Coreus, Fab.—Coreus, Fall. Mon. Cimic : — Corizus, Fall. sp. nov. Hemip. disp. Meth. exhib. (Lundæ 1814), page 8. — Rhopalus, Schill. (1829), Hahn. Spin. — Coriszus, Zett. Curtis. Burm. Herr.- Schæff. Rambur. Kolen. — Rhopalus, Amyot et Serville. — Rhopalus, Dall, Cat. Brit. Mus. 525.
Tête triangulaire, rétrécie en arrière. Veux saillants, glo- buleux, ocelles saillants, portés sur un tubercule. Rostre long, atteignant en général la base de l'abdomen. Antennes presque aussi longues que la tête et le prothorax : le pre- mier article petit, pyriforme, le second et le troisième fili- formes, le quatrième fusiforme et généraiement le plus long. Prothorax plus large que long, plus large postérieurement. Ecusson atteignant le quart de l’abdomen et à extrémité variable, bifide, arrondie ou aiguë. Elytres carrées, à deux nervures se bifurquant, membrane offrant de huit à quinze nervures. Abdomen plus ou moins long, généralement élargi et à bord relevé; les organes sexuels plus ou moins cachés par le segment précédent. Pattes grêles : les cuisses postérieures épaissies. On peut, au moyen de l'écusson, arriver à former presque des divisions, mais comme les
76 V. SIGNORET.
passages sont très voisins, ii y a des espèces qu’on ne sait où placer. Pour cette raison, nous avons préféré ne pas en faire, seulement, nous avons placé nos espèces suivant la forme de cette pièce, en partant de l’extrémité arrondie, puis sous-arrondie, tronquée, bifide, et, enfin aiguë.
Obs. Plusieurs auteurs ont réuni le Cimex hyosciami, Therapha, Amyot et Serville, aux Corizus et, sans la cou- leur qui différencie cette espèce d’une manière si tranchée, j'aurais fait comme eux; et, éloignant le caractère de M. Amyot et Audinet-Serville, car il y a des Corizus qui, comme l’hyosciami, offrent un grand nombre de nervures à lamembrane, je prendrai un caractère reposant sur l'aspect de la corie des élytres. En effet, pour l’hyosciami, toute l'élytre est finement ponctuée et opaque, tandis que, pour les Co- rizus, la corie est transparente et lisse, excepté à l'extré- mité ; c’est un bien faible caractère ; peut-être que d’autres seront plus heureux que moi pour les séparer franche- ment.
1. Corizus pilosicollis, Stäl. Kafferi. Insec. Vet. Akad. 18., page 888. — Long. 0,009. Larg. 0,003 1/2. — Cafrerie.
Fauve, très pubescent et très ponctué. Tête plus longue que large, quadriponctuée de noir à la base. Antennes avec des points et les articulations noires. Bec long, atteignant la base de l'abdomen, dernier article noir. Prothorax plus large que long, avec une ligne enfoncée, noire, en avant, le milieu enfoncé et ayant une faible carène. Ecusson très pubescent, surtout vers les angles basilaires; extrémité pâle, arrondie, un peu anguleuse au sommet, en avant une fossette. Elytres hyalines, avec les nervures et la côte rou- geâtres, un peu plus foncée au sommet. Abdomen brunâtre en dessus, avec la base plus pâle, et deux macules sur le cinquième segment, une bande longitudinale noire sur le segment anal ; dessous pâle, avec une bande latérale brune. Pattes très pubescentes, avec les cuisses ponctuées de noir.
Genre Corizus. 77
— Cette espèce est remarquable par sa plus grande largeur au niveau des épaules, et surtout par la pubescence longue dont elle est recouverte.
2. C. Abutilon, Rossi.—Rossi, p. 242, 1325.—Substriatus, Burm. Handb, 117. 306. 3. — Capitalus, Panzer, 92. 19? — Rufus, Schill. Beit. 1. 52. — Magnicornis, Bohem. Beit. Tichl. Gottl. 1850. 243. — Magnicornis, Sahlberg. Monog. Geoc.Fenniæ. 45-2. (Panzeri, Fieber. Coll. Perris.).—Long. 0,007 à 9. Larg. 0,003 1/2. — Europe, Afrique et Amé- rique méridionale.
Jaune roussâtre, ponctué, plus pâle sur les côtés, fai- blement ponctué de noir sur lécusson et les cuisses. Bord latéraux de l'abdomen jaune, avec des macules noires au sommet des segments. Tête aussi large que longue, ponctuée, et offrant un trait noir en dessous des yeux entre eux et les ocelles. Antennes pâles, le dernier article foncé et le plus grand, quelquefois quelques faibles points noirs sur le premier article. Rostre long, atteignant les trochanters postérieurs; extrémité du dernier article noire. Prothorax avec un sillon antérieur bordé, en avant, par une carène transverse et présentant deux points médians noirs. Ecusson à extrémité fortement arrondie, aveclestubercules basilaires, la carène médiane et lextrémité plus pâles, le disque ponctué de noir. Elytres transparentes, présentant quelque- fois un ou deux points noirs à l'extrémité des nervures. Aïles transparentes. Abdomen noir en dessus, avec les bords latéraux jaunes, et des macules jaunes au sommet de chaque segment ; ces macules ne consistant quelquefois qu’en un point arrondi et manquant quelquefois entiè- rement ; disque avec trois macules jaunes, quelquefois ré- unies par un trait, ainsi que les bords latéraux du cinquième segment; dessous jaune, avec quatre points noirs à la base du second et troisième segments dans les d' et du second seul pour les $. Pattes jaunes, avec quelques petits points
78 V. SIGNORET.
disséminés sur les cuisses, extrémités des tibias postérieurs, des articles des tarses et crochets noirs. — Dans ‘deux individus de Madère, de ma collection, la ponctuation noire est plus abondante sur les jambes, et l’on observe une bande médiane brune sur la tête ; du reste, même grandeur et forme.
3. C. Stàlu, Signoret. — Long. 0,007 1/2. Larg. 0,008. — Cafrerie. Coll. de M. Stäl.
Jaune très ponctué et pubescent, base de la tête, sommet du prothorax, sept ou huit points sur le disque, les épaules et l'écusson noirs. Tête aussi large que longue. Prothorax rugueux , presque deux fois plus large postérieurement qu'antérieurement. Ecusson à sommet arrondi, excavé et jaune. Elylres jaunes, hyalines à la base, noirâtres au som- met de la corie; membrane transparente. Abdomen brun en dessus, avec deux bandes médianes jaunes sur le cin- quième segment, le segment anal jaune, avec une bande médiane et deux points latéraux noirs. Bords latéraux noi- râtres, maculés de jaune; dessous du corps jaune, plus pâle sur la poitrine, et les bords latéraux d’un brun rougeâtre. Pattes maculées de noir sur les cuisses, le sommet des tibias et les tarses noirâtres,
La
4. C. Coquerelii, Signoret. — Long. 0,008. Larg. 0,003. — Madagascar.
D'un jaune grisâtre, pubescent, maculé et ponctué de noir. Tête aussi longue que large, avec une macule noire à la base, au milieu de laquelle sont situés les ocelles. An- tennes longues, quatrième article un peu plus long que le deuxième : celui-ci égalant le troisième. Rostre atteignant les jambes postérieures; extrémités du dernier article noires. Prothorax plus large que long, avec une ligne trans- verse antérieure noire, el offrant, sur son disque ponctué et à fond noir, sept à huit taches arrondies, noires, ainsi
Genre Corizus. 79
que les épaules. Ecusson noirâtre, avec une faible carène, les bords latéraux relevés et l'extrémité jaune, celle-ci arrondie. Elytres à nervures roussâtres à l’extrémité, ainsi que la côte. Abdomen noir en dessus, avec une seule ma-— cule médiane sur le quatrième segment; plaque anale avec deux bandes latérales jaunes. Pattes finement ponctuées de noir. — Cette espèce ressemble beaucoup à la crassicornis, Linné, dont elle diffère par la coloration différente du des- sus de l'abdomen.
5. C. crassicornis, Linné. — Linn. Syst. Nat. 1-2. 729. 92. — Wolf. 146. 140, pl. 14, f. 140. — Fall. Hem. Suec. 41. 1. — Schilling. Beit. 1. 50. 1. — Stewens. Cat. 342. 3. — Burm. Handb. 11. 306. 4. — Panzer. 92. 18. — Herr.- Schæff. Nom.: ent. 42 et 74. — Zetterst. Ins. Lapp. 262. 1. — Amyot et Serv. Suit. à Buff. 246, — Kol. Melatem. ent. 61. 23. — Amyot, Meth. Mon. Soc. Ent. 2e sér., 3e vol., pag. 485. — Dall. 527. 5. — Gorski Anal ad Ent. fasc. x. 161. 111. (Nec-Sahlberg, car il dit : scufello acuminato.) — Long. 0,008. Larg. 0,003. — Toute l'Europe, l'Algérie et l'Amérique méridionale.
Jaune ponctué de noir. Bords latéraux de l’abdomen ma- culés de noir. Tête presque aussi large que longue, ponc- tuée, variée d’un peu de noir autour des ocelles. Antennes atteignant au moins l'extrémité de l’écusson ; deuxième et quatrième articles plus longs, ponctués de noir, une ponc- tuation confuse au côté externe et en dessus, et formant presque une ligne noire qui s'étend surtout sur le premier et le second article; cette ponctuation est quelquefois très faible et à peine visible. Rostre avec le dernier article noir. Prothorax rugueux, ponctué de noir, en avant un sillon noirâtre avec les extrémités; en dessous des yeux, terminé par une fossette, au milieu une ligne carénée qui s'étend sur l’écusson, celui-ci fortement ponctué de noir, avec l'extrémité arrondie; les bords latéraux relevés et fauves,
80 V. SIGNORET.
ainsi que la ligne médiane. Elytres transparentes, avec les nervures roussâtres et l'extrémité de la corie ferrugineuse, ainsi que la côte externe, celle-ci finement ponctuée de noir, sur les autres nervures, trois à quatre macules ferru- gineuses plus ou moins foncées, quelquefois invisibles. Ailes hyalines. Abdomen noir en dessus, avec trois macules jaunes sur son disque, quelquefois réunies, côtés du cinquième segment jaunes, bords latéraux jaunes maculés de noir; dessous jaune, avec des faibles taches roussâtres; quatre petits points noirs à la base du second segment, et du troi- sième segment dans les 4“; ceux du troisième segment invisibles dans les $ ; bords latéraux du métasternum arron- dis. Pattes parsemées de petits points noirs plus ou moins diffus ou réunis, extrémités des articles des tarses et cro- chets noirs.
6. C. magnicornis, Fab.? Entom. System. 1v, page 00. (Nec Fallen, Boheman, Sahlberg.) — Long. 0,006. Larg. à peine 0,002. — Oran.
C’est avec doute que je rapporte cette espèce à la magni- cornis, quoique cependant elle soit assez conforme à la des- cription fabricienne. — D'un jaune roussâtre, les deuxième et troisième articles des antennes plus pâles, ainsi que les tibias ; impubescents. Tête rétrécie en arrière en forme de cou, pas plus longue que large, un faible trait noir de chaque côté des ocelles. Prothorax plus large que long, faiblement concave en avant. Ecusson à sommet arrondi et pâle. Elytres subhyalines, sans ponctuation, et c’est en cela que je trouve un peu de différence avec la véritable magni- cornis, Fabricius, disant punctis-nigris rarioribus adpersa, mais comme je n’ai qu'un individu (% )il se pourrait, comme dans toutes les espèces, que celle-ci soit un peu variable.— Abdomen noir en dessus, présentant les trois taches ordi- naires, mais les deux du cinquième segment autrement disposé, et au lieu de partir de la tache médiane du qua-
Genre Corizus. 81
trième segment, de haut en bas et de dedans en dehors, elles partent en deux traits de bas en haut et de dedans en dehors, le sommet de ce segment étant jaune ; dernier seg- ment jaune avec la portion médiane noire; dessous de l'ab- domen jaune. Pattes jaunes, les cuisses ponctuées de noir. — Cette espèce se distingue facilement du crassicornis par la tête rétrécie à la base en forme de cou, et par les taches du cinquième segment abdominal.
T. C. punciatus, Mihi. — Long. 0,006. Larg. 0,002. — Mexique.
D'un jaune grisâtre, ponctué de noir. Bords latéraux de l'abdomen maculés de noir au sommet des segments. Tête presque aussi large que longue, brunâtre en dessus. Rostre ne dépassant pas les jambes intermédiaires; premier article des antennes très petit, linéolé de noir, les trois autres presque égaux, le dernier largement annelé de noir. Pro- thorax plus large que long, caréné. Ecusson noirâtre avec les côtes jaunâtres, l'extrémité faiblement arrondie. Elytres à nervures très ponctuées de noir. Abdomen noir en dessus, tri-maculé de jaune en dessus, jaune sur les bords ma- culés de noir; dessous jaune. Pattes jaunes très ponctuées de noir. Sternum noir; extrémité de l'abdomen © très acu- minée.
8. C. jactaius, Stàl., Mss. — Long. 0,007. Larg. 0,002. — Californie. — Musée de Stockholm.
D'un brun rougeâtre, pubescent. Antennes, pattes et nervures faiblement maculées de rougeâtre. Ecusson très arrondi à son sommet et excavé, les bords relevés. Abdo- men noir en dessus avec une macule médiane sur le qua- trième segment, et deux apicales sur les cinquième et sixième segments, celui-ci avec une bande médiane noire et les côtés jaunes. Bords latéraux de l'abdomen alternati-
3e Série, TOME VII. 6
82 V. SIGNORET.
vement noirs et jaunes , les macules noires, présentant au centre une petite tache arrondie jaune; dessous rouge avec Les côtés un peu plus foncés. — Obs. Le rostre, dans cette espèce, dépasse à peine les pattes intermédiaires.
9. C. capitalus, Fab. — Fab. Ent. Syst. 1V. 169. 118. — Wolf. Icon. Cim. 75, pl. 8, fig. 72. — Fab. Sys. Rhyng. 201. 49. — Fall. Mon. Cim. 56. 6. — Fall. Hem. Suec. 42. 2. — Schilling. Beit. 1. b1. 2. — Stewens Cat. 9487. — Zettert. Faun. Ins. Lapp. 1. 467. 2. — Hahn. Wanz. 3. 3. f. 228. —_ Herr.-Schæffer. Nom. Ent. 42 el 74. — Burm. Handb. 11. 307. 5. — Zetterst. Ins. Lapp. 261. 2. — Ramb. f. And. 11. 142. 2. — Herrich-Schæffer. Wanzern. vi. 2.— Amyot et Serv. 246. 1. — Kolen-Melem. Ent. 11. 62. 25. Herr.-Schæff. Wanz. 1x. 269. — Sahlberg. Mon. Geoc. fenn. 46. 4. — Gorski. Anal ad Ent. 161. 113. — Dall, Cat. Brit. 528. 11. — Cimex nervosus, Scopoli. Ent. Carniol (1763). 129. 373. — Long. 0,007. Larg. 0,003. — Toute l'Europe, Chypre, l'Amérique méridionale et l'Afrique.
D'un jaune roussâtre très pubescent, ponctué de noir sur les nervures des élytres et les jambes, maculé de noir et de jaune sur les côtés de l'abdomen. Tête aussi longue que large, ponctuée, rugueuse. Antennes atteignant presque l'extrémité de l’écusson, deuxième et quatrième articles les plus longs et presqu'égaux, de même couleur dans toute l'étendue, excepté les articulations qui sont plus foncées. Rostre atteignant les jambes intermédiaires; premier et troisième articles les plus courts, le deuxième le plus long, puis le quatrième, celui-ci noirâtre. Prothorax plus large que long, fortement ponctué et unicolore, avec une faible carène transverse et une autre médiane antérieurement. Ecusson brun à la base avec l'extrémité claire et bifide. Elytres avec les nervures saillantes et présentant chacune trois à quatre points noirs, sommet de la corie ferrugi- neux; membrane d’un blanc hyalin. Ailes hyalines. Abdo-
Genre Corizus. 83
men noir en dessus, tri-maculé de jaune; côtés du cin- quième segment jaunes; bords latéraux alternativement jaunes et noirs; jaune roussâtre en dessous, avec une bande médiane brune plus ou moins accusée. Pattes jaunes, ponc- tuées de noir, la ponctuation symétriquement disposée et formant cinq anneaux plus ou moins distincts sur les cuisses et sur les tibias: tarses avec le sommet des articles, surtout le troisième, et les crochets noirs. — Cette espèce se dis- tingue facilement de toutes les autres par l’écusson bifide ; il est bon d’ajouter cependant que ce caractère est quelque- fois à peine distinct, mais cela est rare.
10. C. guitatus, Fieber. Beit. zur Kenntniss, pl. 11, fig. 27 a. — Long. 0,007. Larg. 0,003. — Autriche.
Cette espèce ressemble beaucoup au parumpunciatus, Schil, diffère par les bords latéraux de l’abdomen alterna- tivement jaunes et noirs, par le dessous, dont les côtés sont brunâtres, se rapprochant un peu de l’aspect du ventre du capitatus, mais c’est surtout par la forme des taches dis- coïdales du dos qu’elle se distingue. La tache médiane est large, un peu en forme de trèfle, les deux suivantes réunies à la base et formant un x dont les branches in- férieures moins fortes se perdent dans le bord apical du segment. Le sillon de chaque côté des yeux est aussi beau- coup plus prononcé que dans toutes les autres espèces. D'un jaune roussâtre, avec l'extrémité de l’écusson plus pâle , subaiguë; nervures des élytres et pattes ponctuées de noir. Abdomen alternativement brun et jaune; dessous roussätre, plus foncé vers les bords. Prothorax plus large que long.
11. C. distinctus, Signoret. — Long. 6 à 7. Larg. 2 à 3. — La Teste, Toulouse, Bourray, ceux-ci plus petits.
Jaune, ponctué, pubescent, avec une carène blanchâtre qui du sommet du prothorax s'étend jusqu’à celui de l’écus-
84 V. SIGNORET.
son. Antennes brunes, ponctuées de noir, ainsi que les nervures des élytres. Bords latéraux de l’abdomen alternés de brun et de jaune. Abdomen roussâtre en dessous, avec une bande ventrale médiane plus brune; cuisses presque noires, dû à la ponctuation plus dense; tibias bruns au sommet et à la base, jaunes au milieu et finement ponctués de noir. Tête plus large que longue. Rostre dépassant les tibias intermédiaires. Prothorax aussi long que large, quel- quefois même plus long, avec une forte carène médiane. Ecusson caréné ; extrémité tronquée, presque bifide. Côtés latéraux du mésothorax anguleux, très membraneux, for- mant une épine de chaque côté de l'abdomen, l’insecte vu en dessus. Abdomen noir en dessus avec des macules con- fuses sur les troisième, quatrième et cinquième segments; une bande médiane noire sur le cinquième et le segment anal. La carène dorsale, la longueur du prothorax distin- guent facilement cette espèce de toutes les autres, et princi- palement de la précédente (gquttatus, Fieber).
12. C. tigrinus, Schilling. — Schilling, Beit. 1, pag, 53. 5. Herr.-Schæff. nom. 42 et 74. — Hahn. 3 vol. 5, f. 230. — Herr.-Schæff. Suit. à Panz. 127. 3. — C. laticeps, Bohem. Beit. till Gottl. Acad., p. 244. — Gorski Anal. ad Ent. 161. 112. — Dall. 528. 8. — Bærensprung. Berliner Ent. 1858. 79. 5. — Long. 0,006. Larg. 0,0025. — Europe, Algérie.
Jaune ponctué de noir. Tête plus large que longue, ma- culée de noir postérieurement avec une portion médiane jaune, et au milieu de celle-ci, un petit trait noir qui forme un V; en dessus des ocelles une linéole jaune. An- tennes avec le dernier article le plus long, le troisième à peine la moitié aussi long. Rostre court, n’atteignant pas les pattes intermédiaires. Prothorax plus large que long, ma- culé de taches noires, présentant en avant une ligne élevée, noire, interrompue dans le milieu par une macule jaune, les côtés plus pâles. Ecusson jaune, avec deux macules
Genre Corizus. 55
basilaires noires, extrémilé subaiguë, quelquefois tronquée. Elytres à nervures poncituées de noir. Abdomen avec cinq taches jaunes, une médiane longitudinale sur le quatrième segment, deux beaucoup plus petites et arrondies sur le cinquième et deux sur le sixième, ou segment anal; bords latéraux jaunes, avec un point noir sur chaque segment disparaissant quelquefois sur plusieurs segments. Dessous jaune, un peu plus foncé vers le bord. Pattes faiblement ponctuées de noir.
13. C. parumpunctatus, Schilling. — Schill. Beit. r. 53. 4. — Magnicornis, Fall. Mon. Cim. Suec. 59. 7. — Pra- tensis, Fall. Hem. Suec. 43. 3. — Hahn. 3 vol. 4, f. 229. — Herr.-Schæff. Nomenc. Ent. 42 et 75. — Herr.-Schæff. Suites à Panzer. 117. 10. — Kolenati Melem. Ent. 62. — Gorski. Anal. ad Entom. 162. 114. — Dallas. 530. 14. — Long. 0,007. Larg. 0,003. — Toute l'Europe.
Rougeâtre ou jaune, ou gris pâle, pubescent, ponctué, avec quelques points noirs rares. Tête plutôt plus large que longue, ponctuée, avec quelques traces de noir entre les yeux et les ocelles, et quelquefois une ligne transverse noire à la base à l'insertion. Antennes longues, le second article à peine plus long que le troisième, le quatrième le plus long; premier et second articles ponctués de noir, celui-ci plus rarement. Rostre avec l'extrémité du dernier article et les soies noires. Prothorax plus large que long, ponctué et peu pubescent. Ecusson subaigu ; les bords laté- raux relevés, ce qui lui donne un aspect presque bifide à l'extrémité. Elytres hyalines, avec quelques petits points noirâtres, trois à quatre sur chaque nervures, dispa- raissant queiquefois. Ailes d’un blanc hyalin. Abdomen noir en dessus, avec trois macules discoidales et deux bandes latérales sur le cinquième segment jaune. Bords latéraux jaunes, présentant quelquefois, surtout dans le «, un faible
86 V. SIGNORET.
point sur chaque segment, et le plus souvent immaculé, surtout dans les © ; dessous jaune, présentant quelquefois une bande latérale un peu plus foncée. Sternum noir. Pattes ponctuées irrégulièrement de noir.
14. C. Bohemanii, Signoret. — Long. 0,006. Larg. 0,002. — Caroline, Musée royal de Stockholm.
Jaune ponctué de noir, pubescent; les côtés du protho- rax, une faible ligne médiane et la base de la tête, plus pâles, une ligne noire en dessous des yeux. Antennes brunä- tres, avec le sommet du troisième et la base du quatrième article, pâles. Sternum noir. Ecusson à extrémité subaiquë Elytres hyalines, avec les nervures roussâtres et l'extrémité de la corie noire. Abdomen noir en dessus, avec une tache en forme d’un X sur son disque, les branches supérieures sur le quatrième segment et les inférieures sur le cin- quième; sixième segment jaune, avec une bande élargie dans son milieu et deux traits noirs de chaque côté de la base; dessous de l’abdomen jaune roussâtre ainsi que les pattes, celles-ci faiblement marquées de noir.
15. C. rubicundus, Dohrn, Mss. — Long. 0,006. Larg. 0,002, — Ceylan. — Coll. de M. Stäl.
D'un jaune doré plus ou moins orange, plus ou moins foncé, avec une ponctuation beaucoup moins serrée que dans toutes les autres espèces. Faiblement pubescent. Tête plus ou moins foncée à la base. Antennes longues, le quatrième article très long, avec le premier article une ligne en dessus du deuxième et troisième, noirs: dans la © elles sont maculées. Rostre long, atteignant la base de l'abdomen. Yeux très saillants. Prothorax plus ou moins foncé au sommet et à la base. Ecusson à sommet arrondi, mais cependant presque subaiqu. Elytres d’un jaune doré, presque entièrement d’un rouge sanguin à l'extrémité, sur-
Gcnre Corizus. 87
tout dans le &“; membrane hyaline. Abdomen noir, avec trois macules sur les quatrième et cinquième segments, celles du quatrième plus fortes; segment anal noir, avec trois traits jaunes au sommet; bords latéraux alternative- ment jaunes et noirs; dessous rouge plus ou moins foncé, avec les bords plus foncés et présentant sur chaque seg- ment, près des stigmates, une callosité d’un blanc jaunâtre d'ivoire. Pattes rougeâtres, maculées de noir.
Obs. Les deux sexes: du moins pour les deux indivi- dus que j'ai étudiés sont assez dissemblables comme gran- deur et couleur, cependant deux caractères les rapprochent trop pour en former deux espèces. D’abord la longueur, surtout du dernier article des antennes, et puis la callosité que l’on remarque près des stigmates abdominaux; dans le & la couleur est exagérée dans toutes les parties de l'insecte, et c'est surtout par elle que ces deux individus varient.
16. C. Nalalensis, Stäl, Hémipt. Fran. Kafferl. Ofvers of K. Vet. Akad. Forh. Janv. 1855. 31. 2. — C. puncticornis, Stäl id., page 32. 3. — Long. 0,007. Larg. 2 2/3. — Ca- frerie.
Cette espèce, très voisine de la gracilis, en diffère par une taille plus grande et proportionnellement plus large, et surtout par la pubescence dont sont couverts la tête, le prothorax et l’écusson.
D'un jaune rougeâtre, pubescent, ponctué, le fond de cette ponctuation noir. Tête aussi longue que large, les yeux très globuleux. Rostre atteignant la base de l'abdomen, à extrémité noire. Antennes ponctuées, presque linéolées de noir en dessus sur les trois premiers articles; dessous, plus clair : un anneau au sommet du premier article; dernier article brunâtre. Prothorax plus large que long, avec une forte impression à fond noir; les rebords épais, les bords latéraux et la ligne médiane plus pâles. Ecusson à sommet
88 V. SIGNORET.
subaigu et plus pâle. Elytres hyalines, avec la côte et les nervures apicales rougeâtres, la membrane hyaline. Abdo- men court, moins long que le reste du corps, dessus noir, avec trois macules sur le quatrième, le cinquième et le seg- ment anal: côté alternativement jaune et noir. Dessous päle, avec six petits points noirs à la base du second seg- ment. Pattes ponctuées de noir.
Pour moi, le puncticornis, Stäl, n’est qu’un individu plus petit, pour lequel je ne puis trouver aucun caractère spéci- fique important.
17. C. gracilis, Deutsch, Ins. 127. 2. — Herr.-Schæff. Nomenel. 42 et 75. — Id. Suites à Panzer. 127. 2. — Id. Wanzern, pl. 181. f. ©. — C. truncatus, Rambur, Faune Andal. 144. 4. — Gorski Anal. ad Ent. 163. 16. — Costa. Cent. Nap. 3 et 4. 12. 6. -— Dallas. Cat. Hémip. Brit. Mus. 528. 7. — Long. 0,007. Larg. 0,003. — Europe, Afrique, Cafrerie, Amérique méridionale, Chili, Nouvelle-Hollande.
Jaune roussâtre pubescent, maculé de noir. Corps allongé, arrondi postérieurement, les élytres dépassant généralement de beaucoup l’abdomen. Tête aussi longue que large, ma- culée de noir autour des oceiles. Antennes longues, ponc- tuées de noir, cette ponctuation formant une ligne en dessus du premier et du deuxième article, quatrième articletrèslong, deuxième et troisième égaux, le premier très court. Rostre atteignant les jambes postérieures, dernier article noir. Prothorax finement ponctué, présentant de chaque côté deux bandes plus pâles, les épaules quelquefois noires. Ecusson noirâtre, avec les bords relevés jaunes, extrémité en pointe un peu arrondie. Elytres à nervures pâles à la base et sur le disque, mais roussâtres à l’extrémité. Abdo- men roussâtre en dessous et offrant quatre points noirs à la base du deuxième segment; dessus noir, avec trois taches placées sur la ligne médiane, une sur chaque segment, quatre, cinq et six, quelquefois deux très petites sur le
Genre Corizus. 89
cinquième segment, près du bord et au sommet. Bords la- téraux jaunes maculés de jaune. Extrémité de l'abdomen arrondie. Pattes finement ponctuées de noir.
18. C. dilatipennis, Signoret. — Long. 0,007 1/2, com- pris les élytres. Larg. 0,002 1/2.— Nubie supérieure. Musée de Stockholm.
Jaune linéolé de noir ; cette espèce ressemble beaucoup à la gracilis, dont elle ne se distingue que par la dilatation en largeur et en longueur de la membrane des élytres. Abdo- men noir en dessus, avec une macule médiane sur le qua- trième et cinquième segment, deux plus petites au sommet de celui-ci, bords latéraux de l’abdomen noir maculés de faune. Pattes jaunes finement ponctuées de noir.
19. C. flavomaculatus, Signoret. — Long. 0,006. Larg. 0,0025, — Cap de Bonne-Espérance. Coll. du Musée de Stockholm.
D'un roux ferrugineux, pubescent. Tête avec des linéoles noires à droite et à gauche des ocelles. Antennes linéolés de noir sur le premier segment et le second. Le dernier article aussi long que le premier et le deuxième réunis. Rostre atteignant la base de l'abdomen, noir à l'extrémité. Prothorax rétréci antérieurement, avec une ligne noire près du bord antérieur, les côtés presque droits. Ecusson à sommet acuminé. Elytres subhyalines, ferrugineuses au bord externe. Abdomen noir, avec une petite tache sur le milieu du quatrième segment; bord présentant une macule jaune sur chaque segment, le segment anal avec les bords et une petite ligne médiane jaune. Dessous jaune, avec une faible ligne médiane noirâtre à la base. Pattes jaunes ponc- tuées de noir.
20. C. variegatus, Signoret. Long. 0,006. Larg. 0,0025. — Ile Maurice.
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente, dont
90 V. SIGNORET.
elle ne diffère que par le prothorax plus large et par deux bandes latérales brunâtres en dessous.
21. C. Javanensis, Signoret. — Long. 0,007. Larg. 0,002. — Java.
Noir en dessus, jaune brunâtre en dessous, pubescent. Tête noir en dessus, avec un trait jaunâtre entre les ocelles. Prothorax noir, avec une ponctuation rugueuse, les bords latéraux et le postérieur jaunes, un trait de même couleur sur la ligne médiane en avant, près du bord antérieur. Ecusson jaune au sommet, celui-ci subaigqu. Elytres à ner- vures brunâtres, le sommet de la corie très foncé, mem- brune à nervures au nombre de quinze à seize. Abdomen noir, avec une seule macule jaune et un faible trait de chaque côté, au bord apical du cinquième segment; bords latéraux maculés de jaune, dessous brunâtre, avec une ligne latérale plus pâle. Pattes très pubescentes, rougeûtres, maculées de points noirs.
Cette espèce ressemble beaucoup à la rubicundus, mais en diffère par le nombre des nervures de la membrane des élytres, par l’absence des macules dorsales et par l’extré- mité de l’écusson aiguë.
22. C. 4-lineatus, Signoret. — Long. 0,007. — Chili. Musée de Paris.
Jaune maculé et ponctué de noir: les deux premiers articles des antennes noirs en dessus. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente, elle n’en diffère que par la pré- sence de quatre bandes longitudinales noirâtres sur le ventre. Le reste comme dans la gracilis.
23. C. lineaioventris, Spinola, Fauna Chilena, p. 168, 6. — Long. 0,007. — Chili.
Rougeâtre pubescent ; premier article des antennes en dessus et ponctuation noirs. Prothorax plus large que long.
Genre Corizus. 91
Ecusson acuminé, blanchâtre à l'extrémité. Elytres à ner- vures jaunes, côtés rougeâtres. Abdomen noir en dessus immaculé et présentant en dessous une bande médiane noire. Pattes jaunâtres, pubescentes, finement ponctuées de noir sur les cuisses.
24. C. siculus, Signoret. — Long. 0,0065. Larg, 0,0025. — Sicile.
Jaune finement ponctué de noir en dessus, roussâtre en dessous, très finement ponclué de noir sur les côtés. Tête presque aussi longue que large, noire variée d’un peu de jaune et présentaut entre les ocelles un point allongé jaune. Antennes roussâtres, ponctuées de noir, avec le quatrième article plus long que le premier et le second réunis, le pre- mier article noir en dessus et bifascié de noir en dessous, à la base et au sommet. Prothorax avec les bords latéraux jaunes sans ponctuation ainsi qu’une ligne médiane. Angles postérieurs noirs. Ecusson rugueux, fortement ponctué de noir, avec les angles basilaires et le sommet jaunes; celui- ci aigu. Elytres presque hyalines, avec le sommet des ner- vures noirâtre. Ailes transparentes. Abdomen noir en dessus avec un point médian au milieu des trois derniers segments. Bords latéraux maculés de jaune et de noir. Pattes jaunes roussâtres fortement ponctuées de noir, dernier article des tarses et crochets noirs.
Paraît très voisine du Sanguineus À Costa, mais en diffère par l’absence des bandes obsolètes noires de l'abdomen et par le dos qu’il indique noir sans taches noires. Ne serait-ce qu'une variété? n'ayant pas le type, je ne puis les com- parer assez pour vider la question.
Obs. Cette espèce est très voisine de la précédente; n’en serait-ce qu'une variété ?
25. GC. capensis, Germar. Revue Silbermann, 5 vol. 144.— Long. 0,006. Larg. 0,002. — Cap de Bonne-Espérance.
92 V. SIGNORET.
Jaune pubescent, plus rarement et finement ponctué que les autres espèces. Tête plus large que longue; les yeux très globuleux. Antennes ponctuées de noir; le premier article biannelé de noir. Ecusson acuminé avec la pointe et les bords latéraux jaunes. Elytres avec la côte et les nervures rougeâtres. Abdomen noir en dessus, avec trois petits points jaunes sur le quatrième segment, trois au sommet du cin- quième ; et les portions médianes et latérales du segment anal jaune. Pattes finement ponctuées de noir.
26. C. lugens, Släl, Mss. — Long. 0,006. Larg. 0,002.— Iles Calapagos.
Brun, recouvert d’une ponctuation rugueuse. Tête plus large que longue; les yeux très saillants. Antennes avec le dernier article très long et le plus grand, puis le second; premier article petit et noirâtre. Rostre dépassant à peine les pattes intermédiaires. Prothorax avec les côtés jaunâtres. Ecusson à sommet acuminé, l'extrémité un peu plus pâle. Elytres hyalines, à nervures apicales rouges ainsi que la côte et l'extrémité de la corie; membrane hyaline. Abdomen noir en dessus, avec une tache médiane sur les quatrième et cinquième segments et deux apicales sur celui-ci; sixième avec une bande médiane noire, présentant dans son milieu un trait jaune. Bords latéraux noirs, avec une macule jaune augmentant de grosseur de la base au sommet. Pattes d’un brun noirâtre, avec les tibias et les tarses plus pâles. Un peu plus petit que le précédent, en diffère par la couleur plus foncée et par la ponctuation rugueuse.
27. C. ventralis, Signoret. — Long. 0,010. Larg. 0,004. — Mexique.
D'un jaune grisâtre finement ponctué. Tête plus longue que large. Antennes avec le quatrième article le plus long, puis le deuxième et le troisième. Rostre dépassant les tibias intermédiaires, Prothorax plus large que long, finement
Genre Corizus. 93
ponctué ainsi que l’écusson, celui-ci finissant en pointe curénée dans son milieu, cette carène ne s’observant qu’à la pointe seule. Elytres offrant quelques petits points noirs à peine visibles. Abdomen jaune en dessus el en dessous. Dessus offrant sur le quatrième et cinquième segments une macule plus brune vers les bords dont les segments corres- pondants offrent une large macule noire au milieu de la- quelle il y a un espace réservé jaune. Dessous offrant de chaque côté de l’abdomen une série oblique de cinq points noirs, un sur chaque segment. Pattes concolores.
28. C. fenestratus,Signoret. — Long. 0,007. Larg. 0,003. — Chili. — Coll. du Musée.
D'un jaune grisâtre, pubescent, ponctué et varié de noir. Tête aussi longue que large, avec une bande mé- diane, s’élargissant à la base, noirâtre, laquelle se continue sur le prothorax, celui-ci plus large que long, offrant des bandes plus pâles de chaque côté de la ligne médiane. Ecusson plus pâle à l'extrémité ; celle-ci acuminée. Eiytres à nervures ponctuées de noir. Abdomen noir en dessus, avec une ligne médiane jaune sur le quatrième segment. Bord offrant sur les troisième, quatrième et cinquième seg- ments une macule noire avec une pelite tache jaune au mi- lieu; segment anal jaune sur les côtés. Dessous et pattes jaunes, celles-ci finement ponctuées de noir.
29. C. maculatus, Fieber. Beit. Zur Kenntwiss, pl. 2, f. 26 a. — Herr.-Schæff. Wanz., 6. vol. 2. f. 559. — Kolen- Meletem. 61. 22. — Gorski. Anal. ad Ent. 162. 115. — Dall. Cat. Brit. Mus. 528. 10. — Long. 0,008 à 9. Larg. 0,0035. — Bohême, Suisse, Sicile.
Jaune nuancé d’orange, pubescent, ponctué, maculé de points noirs sur les côtés de l'abdomen, le ventre et les pattes. Tête aussi large que longue. Antennes longues, deuxième et troisième articles égaux, le quatrième le plus
94 V. SIGNORET.
long. Rostre dépassant les pattes intermédiaires , dernier article noir au sommet. Prothorax avec la carène antérieure et la médiane très faibles; fond de la ponctuation noir. Ecusson finissant en pointe. Elytres hyalines transparentes, oranges, finement ponctuées de noir sur les nervures et sur la côte. Abdomen noir en dessus, avec une large bande crénelée jaune sur son disque, prenant naissance sur le second segment. Bords latéraux jaunes, avec une tache arrondie noire sur chaque segment. Dessous jaune, offrant une série médiane à la base et une série latérale de points noirs au sommet des quatre premiers segments. Pattes jaunes très finement ponctuées de noir et offrant un point arrondi assez fort sur chaque trochanter.
30. C, Ledi, Boheman. — Nya Svenska Hem. 3. 3. (Nec C. maculatus, Baerensprung Berliner Ent. 1858. 79. 6.) — Long. 0,008 à 9. Larg. 0,003. — Suède.
Rougeâtre, très pubescent et très ponctué, fond de la ponctuation noir. Antennes, élytres et pattes poncluées de noir. Tête moins longue que large. Antennes longues : der- nier article très long, puis le second et le troisième ; pre- mier , 2° et 3e articles, ponctués de noir, le 4e brun, pâle à la base. Rostre dépassant les tibias intermédiaires, dernier article noir à l'extrémité. Prothorax plus large que long, fortement ponctué ainsi que l’écusson, extrémité de celui-ci plus pâle et acuminée. Elytres densément ponc- tuées de noir. Abdomen comme pour le maculatus, en des- sus, mais ponctué de noir en dessous dans toute l'étendue du ventre, on observe toutefois les mêmes séries de points que dans la précédente espèce. Pattes densément ponc- tuées de noir.
Obs. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente, seulement la ponctuation en est exagérée et ce qui la dis- tingue principalement c’est la ponctuation disséminée du ventre,
Genre Corizus. 95
31. C. rubescens, Spinola, Fauna Chilena(1849). 173. 10. — Long. 0,008. Larg. 0,6035. — Chili.
Rouge, très finement et abondamment pubescent, une macule noire à la base du ventre. Tête presque aussi longue que large, un peu variée de noir à la base. Antennes, avec les quatrième et deuxième articles les plus longs et égaux. Rostre dépassant les jambes intermédiaires, noir à l’extré- mité. Prothorax plus large que long, avec une ligne anté- rieure noire. Elytres hyalines, avec la côte externe rouge. Abdomen noir en dessus, avec l'extrême bord jaune : jaune en dessous, avec une macule basilaire noire. Pattes rou- geàtres, pubescentes et finement ponctuées de noir sur les cuisses. ;
32. C. sidæ, Fab. Ent. Syst. 1v. 169, et Syst. Rhyng. 201. 47. Long. 0,010. Larg. 0,004. — Amérique méridio- nale.
Court, plus large postérieurement, d'un jaune pâle, avec des taches brunes sur le prothorax, l’écusson et les élytres. Pattes ponctuées de noir. Tête plus longue que large, second article des antennes très long, ainsi que le qua- trième. Rostre atteignant les jambes postérieures. Pro- thorax avec une carène médiane pâle, ponctué et présentant sur son disque, surtout en arrière, une vingtaine de taches brunes. Ecusson à sommet acuminé, pâle, présentant quel- ques petites taches et deux linéoles basilaires brunes. Ely- tres pâles présentant des points bruns sur les nervures; côte externe pâle. Abdomen noirâtre en dessus, avec une fascie transverse basilaire grisâtre, bords des troisième, quatrième et cinquième segments noirâtres, avec une petite tache jaune au milieu. Pattes jaunes, avec des points allongés sur les tibias et les cuisses.
33. C. Mexicanus, Signoret. — Long. 0,007 à 8. Larg. 0,003. — Mexique,
96 V.SIGNORET.
Cette espèce, pour la forme, la couleur et la ponctuation se rapproche de la précédente (sidæ). Court plus large pos- térieurement. Rougeñtre pubescent, ponctué, avec une bande brune qui du sommet de la tête va se perdre en se diffusant sur le disque thoracique. Prothorax, éiytres, ab- domen en dessous et pattes, ponctués de noir. Tête plus longue que large, acuminée en avant. Antennes longues, les trois derniers articles égaux. Rostre atteignant presque la base de l’abdomen. Prothorax plus large que long, ponc- tué et maculé de brun de chaque côté de la bande médiane. Ecusson acuminé. Elytres transparentes, à nervures ponc- tuées de noir, membrane maculée. Abdomen en dessus jaune à la base et au sommet, les troisième, quatrième et cinquième segments noirs, aux latéraux présentant une pe- tite macule jaune au milieu. Dessous rougeâtre maculé de noir. Pattes maculées de noir; les cuisses paraissant anne-— lées de noir. Quelques individus, surtout 4 , sont très pâles, ceux-ci, du reste, ont une forme plus allongée.
34. C. proximus, Signoret.— Long. 0,0065. — Bahia.
s:
_Ressemble beaucoup à la précédente, en diffère par l'aspect plus allongé et surtout par la coloration de l’abdo- men en dessus, qui est d’un rouge brunâtre marqueté d’an- neaux jaunâtres. Tête un peu moins allongée, avec la bande médiane brunâtre. Antennes longues, noires en dessus sur le premier , deuxième et troisième articles, quatrième noir, pâle à la base. Prothorax et écusson comme la précé- dente. Elytres rougeâtres au sommet de la corie et ponc- tuées sur les nervures. Abdomen rougeâtre en dessus, avec des marquetures jaunes; dessous rougeâtre foncé, pâle vers les bords. Paties comme dans la précédente.
85. C. aurantiacus, Signoret.—Long. 0,006. Larg. 0,002. — Venezuela.
D'un jaune orangé, uniforme, finement ponctué, à peine
Genre Corizus. 97
pubescent, et présentant quatre points noirs au sommet de la corie des élytres et quatre à cinq sur les nervures à la base. Ecusson à extrémité acuminée. Abdomen entièrement jaune orangé, sauf deux petits points noirs sur les bords latéraux du troisième et quatrième segments. Pattes oranges, avec de faibles traits brunâtres. Cette espèce, par sa cou- leur uniforme, se distingue de toutes celles de ce genre.
36. C. lateralis, Say, Journ. Acad. Scient. Philadelphie,
volume 1V, 319. 4. — Long. 0,006. Larg. 0,0025. — New York.
Se rapproche beaucoup du C. crassicornis, Linn., mais un peu plus petit, jaune, très ponctué et pubescent. Tête plus large que longue. Antennes avec une ligne noire en dessus, les deuxième et troisième articles égaux, le quatrième le plus long (celui-ci aplati, mais comme je n’ai qu’un indi- vidu, je crois que c’est accidentel). Rostre dépassant à peine les jambes intermédiaires. Prothorax plus iarge que long et présentant trois bandes brunâtres sur son disque. Ecus- son brunâtre, les côtés et le sommet pâles, celui-ci acuminé. Elytres transparentes, l'extrême sommet dela corie rougeâtre, nervures ponctuées de noir. Abdomen brunâtre en dessus, ayec le milieu pâle; bords latéraux jaunes, ponctués de noir, Dessous jaune, une bande latérale de chaque côté qui s'étend du sommet de la tête à l'extrémité de l'abdomen. Pattes ponctuées de noir, cette ponctuation formant pres- que des anneaux sur les tibias et les cuisses.
37. C. novæboracensis, Fitch. Mss. — Long. 0,007. Larg. 0,0025. — New-York.
Se rapproche beaucoup du crassicornis, Linné, dont il ne diffère que par l’écusson acuminé. Tête aussi longue que large. Antennes longues, le troisième article à peine moins
3e Série, TOME Vir. 7
98 V. SIGNORET.
long que le précédent. Rostre atteignant les jambes inter- médiaires. Prothorax plus large que long, fortement ponc- tué, à peine pubescent, quelques taches brunâtres. Ecusson brunâtre, à sommet aigu. Elytres à nervures fortement ponctuées. Abdomen noir en dessus, trimaculé; les deux macules du cinquième segment prenant naissance au côté de la macule médiane et se continuant avec les bandes laté- rales jaunes du segment anal; bords latéraux alternés de jaune et de noir; dessous jaune, finement ponctué de brun, un peu plus foncé vers les bords, et présentant quatre points noirs à la base des deuxième et troisième segments en dessous du sommet des premier et deuxième. Pattes jaunes fortement ponctuées de noir; sommet des tarses et crochets noirs.
38. C. annulatus, Signoret. — Long. 0,0055. — Chili.
Jaune ponctué de noir, pubescent. Tête aussi longue que large, maculée de noir à la base. Antennes courtes, le troi- sième article plus petit que le précédent, le quatrième à peine plus long et présentant un large anneau noir. Rostre atteignant la base de l’abdomen. Prothorax pâle sur les côtés, maculé de noir sur son disque, avec une ligne anté- rieure. Ecussôn très acuminé, noirâtre à la base et pâle à son extrémité. Elytres transparentes ponctuées de noir sur les nervures; membrane transparente. Abdomen en dessus noir, trimaculé de jaune; plaque anale avec une bande mé- diane noire plus large à la base et imitant une bouteille renversée ; côtés latéraux jaunes maculés de noir. Dessous jaune, avec une bande latérale noirâtre. Pattes ponctuées de noir.
39. C. nebulosus, Signoret.— Long. 0,0055. Larg. 0,0825. Rio-Janeiro.
Ressemble au Mexicanus, mais plus petit et moins large.
Genre Corizus. 99
Jaune maculé de brun, une bande médiane brunâtre qui du sommet de la tête s'étend jusqu’à l’écusson, avec une carène médiane sur le prothorax et l’écusson. Elytres et pattes ponctuées de noirâtre. Abdomen rougeâtre, avec une bande médiane et une latérale brunâtre. Tête plus longue que large. Antennes, le second article très long (3e et 4e manquent). Rostre très long, atteignant la base de l'abdo- men. Ecusson brunâtre; les bords et la carène médiane jaune pâle; extrémité acuminée. Elytres avec le sommet de la corie largement brunâtre, les nervures fortement maculées de noir; membrane parsemée de taches nébu- leuses. Abdomen noirâtre en dessus; les côtés latéraux seuls du segment anal jaunes; bords latéraux maculés de jaune. Pattes fortement maculées de brun en anneaux.
40. C. anticus, Signoret.—Long. 0,006. Larg. 0,0025.— Buénos-Ayres.
Jaune, pubescent, maculé de brun sur le prothorax. Tête avec une macule basilaire noire se continuant sur le pro- thorax. Antennes jaunes, linéolées de noir au côté externe. Rostre long, atteignant la base de l'abdomen. Ecusson bru- nâtre, avec les angles plus pâles. Elytres à nervures macu- lées de brun; membrane nébuleuse. Abdomen noir en dessus, avec un trait médian au sommet du second, du troi- sième et du quatrième segment, celui du troisième convexe, le quatrième concave et se réunissant par le milieu; deux macules au sommet du cinquième segment, une bande à bord sinueux sur le segment anal, noir; bords maculés de noir, avec une tache jaune au centre, sur le troisième, qua- trième et cinquième segment. Dessous pâle, avec une bande médiane noire et une de chaque côté plus faible. Pattes jaunes, ponctuées, presque annelées de brun.
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente, mais en
100 V. SIGNORET.
diffère par le prothorax plus large, et par l’écusson sans carène médiane.
41. C. nigristernum, Fitch. Mss. — Long. 0,006. Larg. 0,0025. — New-York.
Rougeâtre, ponctué de noir, pubescent. Tête longue, noire à l'extrémité ainsi que deux points à la base. Antennes noirâtres, le dernier article plus pâle à la base et au som- met. Rostre atteignant l’abdomen. Prothorax presque aussi long que large, avec les bords et une ligne médiane pâles. Ecusson acuminé, une carène médiane et les bords pâles. Elytres hyalines à nervures à peine plus foncées et ponc- tuées de noir; membrane entièrement hyaline. Abdomen noir en dessus, avec une macule médiane jaune occupant le sommet du troisième, le quatrième et la base du cin- quième segment. Segment anal noir, avec deux macules basilaires jaunes, ainsi que l'extrémité latérale. Dessous pâle avec une bande latérale brune. Pattes ponctuées de brun.
Cette espèce est facile à distinguer par les bandes laté- rales de l’abdomen et le sternum noirs.
42. C. nigro-maculatus, Stäl. Hémipt., Fran. Kafferl- ôfvers af. K., vet. Akad. Forh., janvier 1855.34. 4. — Long.
0,005. Larg. 0,002.— Cafrerie; de la collection du Musée de Stockolm.
D'un jaune testacé ponctué, faiblement pubescent, maculé de noir sur le disque thoracique et sur les nervures des élytres. Tête plus longue que large, finement ponctuée, une bande médiane brunâtre. Rostre atteignant la base de l’ab- domen, et noir à l’extrémité. Antennes finement ponctuées de noir,le dernier article brunâtre au milieu. Prothorax maculé de noir sur son disque, impression antérieure à
Genre Corizus. 101
peine sentie. Ecusson à sommet aigu, pâle sur les côtés. Abdomen brun noirâtre en dessus. Le sommet du second, du troisième et du quatrième segment jaune, la bande des troisième et quatrième segments communiquant en- semble par une bande médiane, celle du quatrième segment envoyant deux traits sur le cinquième; segment anal jaune avec une bande médiane droite, noire, et de chaque côté un petit point sur la portion jaune. Bords latéraux de l'abdomen noirs, maculés de jaune; dessous pâle, brunâtre vers les bords. Pattes avec quelques points noirs, formant presque trois anneaux sur les cuisses.
43. CG. pilosus, Sign. — Long. 0,004. Larg. 0,005. — La Guayra.
Un des plus petits de ce genre, et d’une forme obtuse, rougeâtre, maculé de noir, recouvert d’une pubescence courte. Tête épaisse, maculée de noir, autour des ocelles, Antennes avec le dernier article très fort, noir, clair à la base. Rostre atteignant les jambes postérieures. Prothorax plus large que long, sinueux sur les côtés, la partie anté- rieure formant bourrelet. Ecusson court, terminé en angle äigu. Elytres ne dépassant pas l’abdomen, maculées de brun sur les nervures et à l'extrémité de Ja corie. Abdomen noir en dessus, plus clair à la base et présentant une tache en forme d'X, segment anal noir avec deux macules basi- laires, et les parties latérales du sommet jaune, bords laté- raux alternativement noirs et jaunes, dessous brunâtre, varié de jaune sur les côtés, jaunâtre au milieu. Pattes fortement ponctuées de noir.
44. C. parvicornis, Sign. — Long. 0,004. Larg. 0,002. — Tabasco.
D'une forme ramassée, épaisse. Jaune, pubescent, ponc- tué; maculé de petites taches sur le prothorax, les nervures
102 V. SIGNORET.
des élytres, l'abdomen en dessous et les pattes. Tête courte. Antennes courtes atteignant à peine le bord postérieur du prothorax ; le dernier article pas plus long que les autres, et épais, brun avec la base jaune. Prothorax rugueux, court, à bords sinueux. Ecusson jaune avec l'extrémité noire, celle-ci arrondie mais brusquement aiguë, les bords très sinueux, relevés et jaune plus clair. Elytres à nervures pointillées de noir, membrane n’offrant que quatre à cinq bifurcations. Abdomen noir en dessus avec macules sur le quatrième segment et deux sur les bords basilaires du 5e segment; anal noir avec les bords latéraux largement jaunes, et deux petites macules basilaires en forme de trait transversal. Bords latéraux jaunes maculés de noir. Dessous jaune ponctué de noir et offrant deux bandes latérales noires. Pattes jaunes ponctuées de noir.
ESPÈCES INCONNUES.
45. R. striatus, Fab. s. r. 201. 50.
Pallidus thorace elytris alisque fusco striatis, antennis apice subcrassioribus. — Am. mér. — Statura preceden- tium (clavicornis et capitatus). Antennæ extrorsum vix cras- siores, nigra. Caput ferrugineum macula frontali punctis- que duobus verticalibus nigris, thorax fuscis lineis tribus pallidis. Seutellum pallidum cruce fusca. Elytra alæque pal- lida fusco striata. Corpus pallida flavescens. Abdomine linea laterali nigra.
_46. C. fulcratus, Germar, 5 vol. Rev. Silb. Ins. cap. page 144.
Supra niger, griseo pubescens, thoracis margine, linea media, elytrorum venis et margine terminali rufis, subtus testaceus, pectore nigro maculato, pedibus nigris. Affinis
Genre Corizus. 102
certe Lepiocoris amicio, sed minor, antennis paulo brevio- ribus articulo ultimo crassiori. Caput supra nigrum; subtus pallidum. Antennæ corporis dimidio parum longiores, nigræ, articulo primo rufescente. Thorax niger, limbo late- rali et posteriori anguste rufis, carinula media pallida. Scu- tellum nigrum, margine anguste rufescente. Elytra nigra crassius venosa, venis margineque terminali anguste rufis. Pectus nigrum suturis omnibus albis, sterno rufo. Abdomen testaceum. Pedes nigri, coxis testaceis, basi sanguineis.
47. C. robusius, Westwood, Catalogue de Hope (1842). 26. — Long. Corp. Lin. 3. — Habitat in Brasilia.
C. crassicornis brevior at multo latior et crassior ; testaceo fulvus, rugoso punctatus, thorace guttis minutis numerosis subpurpureis; hemelytris fere membranaceis, basi, costa venisque coriaceis subtestaceis; abdominis dorso pallidiori, pone medium fasciis tribus nigris, pedibus nigro-punctatis, punctis annulos formantibus. (Westwood, Loc. cit.)
48. C. Vincentü, Westwood, Catalogue Hope (1842). 26. — Long. Corp. Lin. 2 1/2.— Habitat insula St-Vincentii.
Prœcedenti facies at multo minor. Luteo lividus, punc- tatus ; capite postice et thoracis margine antico obscuriori; hemelytris submembranaceis, venis fusco punctatis; dorso abdominis pallido basi plagaque media nigris et in hac plaga macula parva lutea postice dentata; corpore subtus cum pe- dibus pallidioribus fusco punctatis. (Westw. Loc. cit.).
49. R. gemmatus, A costa, 3 et 4, Centuries, pl. vi, fig. 7, page 13.
Scutello apice obtuso, pleuris metathoracis pôstice pro-
104 V. SIGNORET.
funde emarginatis ; fulvo lividus parce pubescens, subtus pallide ferrugineus. Capitis maculis duabus posticis ; pronoti linea antica transversa utrinque ; punctis sex decim distinc- tis humeribusque, scutelloque medio nigris; elytris hyalinis, corii nervis luteis nigro maculatis; abdomine dors nigro, lateribus pallidis, maculisque tribus discoidalis et vittis
duabus supra anum flavis; pedibus nigro maculatis. (Costa. Loc. cit.)
50. R, sanguineus, À Costa, 3 Centurie, pl. vx, fig. 8, p. 14. — Long. Lin. 2 2/3. — Naples.
Dilute sanguineus, parce pubescens, antennarum articulo primo, capitis parte, pronoti margine antico, punctis im- pressis, maculis duabus posticis obsoletis humerisque nigris; scutello nigro, lateribus apiceque subacuto dilute sangui- neis; elytris corio roseo, nervis apice obscurioribus; abdo- mine dorso nigro, lateribus rubro maculatis; ventre vitiis quatuor obsoletis nigris; femoribus confertim nigro macu- latis.
51. R. rubescens, Kolen Melem. 59 (1844), pl, vi, fig. 6.
Testaceo ferrugineus, hispidus; capite pronoto, scutello articulo antennarum primo et quarto et margine hemely- trorum propre membranam rufis. Reliquis viridi testaceis; scutelli apice sursum flexo, pedibus sparse rufo maculatis ; dorso abdominis nigro, maculis 3 luteis. — SCUTELLI APEX INTEGER. — Long. 2 4/5 lin.
52. C. tricostatus, Spinola. — Merocoris tricôstatus, Fauna Chilena, 1849. 172. 9.
M. Antennarum articulo primo dimidiam capitis longitu- dinem saltum æquante. Prothoracis angulis posterioribus
Genre Corizus. 105
rotundatis ; elytrorum costis elevatis, cellulis discoidalibus hyalinis ; scutello tricostato (Spinola, Loc. cit.) — Inconnu.
53. C. microtomus, Spinola. — Merocôris microtomus, Spin. Faun. Chilena. 1849. 171. 8.
M. Antennarum articulo primo tertiam capitis partem vix longitudine æquante. Prothoracis trapezoidei angulis poste- rioribus obsoletis; elytrorum costis elevatis, cellulis discoi- dalibus hyalinis. (Spin. Loc. cit.)
54. C. maculiventris. Spinola. — Merocoris maculiventris; Spinol. Fauna Chilena. 1849. 170, pl. 2, fig. 9.
M. Antennarum articulo primo vix dimidium. Caput lon- gitudine æquante, intermediis cylindricis. Prothoracis tra- pezoidei angulis posterioribus obsoletis, neutiquam extror- sum prominulis; elytrorum, partis coriaceæ nervis elevatis, cellulis discoidalibus hyalinis, ventre testaceo flavescente, in medio macula magna nigra notaio. (Spin. Loc. cit.)
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HÉTAMORPHOSES DES EULOPHES,.
Par M. DOUMERC.
(Séence du 2% Movembre 1958 }
Geoffroy, dans son Histoire des Insectes, a établi sous le nom d'Eulophe un geure d'Hyménoptères de à tribæ des Chaleidhtes de Latreille, dont il n'a décrit qu'une seule espèce qui est l'ichnenmoz pectisicerne de Linné, mais auquel où peut rapporter aussi en aftendant de plus amples observations, Flckn. aiome de Linné qui est peut èlre du genre Eurytome de Laireille, et l'lchn. ramicarne de Fabri- eus, figuré selon lui par De Géer, t. 2, pl 51, fs. 14;ce qui fait trois espèces dont ls synonymie demande cepez- dant à être étudiée.
Fabricius et De Géer ont pla FEnlophe parmi les Ichneuwons ; Latreille, dans ses premiers ouvrages, parmi les Cynips. puis plus tard il a admis le genre Eulophe. Jurine a placé les Eulophes parmi les espèces du genre Chaleis par rapport à son système akure, ne tenant pas compte comme caractère generique de ls ramification des antennes des mâles dans les Eulophes. Or, ce genre n'aurai pas ét ballotté de
108 DouMErc.
tant de manière, si l’on avait mieux connu ses mœurs différentiels de ceux des Ichneumons, des Chalcis et des Cynips, qui n’ont pas les mêmes rapports d'origine avec ceux de ces derniers.
Geoffroy n’a point connu les deux premiers états d'œuf et de larve de cet Insecte, qui, selon lui, doit approcher de ceux des Cynips qui n’habitent pas dans les galles; obser- vation fort juste, comme on le verra plus loin. Sa coque au moins, ressemble dit-il, tout à fait aux leurs, et lorsque cet auteur l’eut récoltée, il s'attendait à en avoir des Cynips. Elle lui donna en effet ces petits Hyménoptères dorés, ver- dâtres et brillants qu’il décrivit et figura t. 2, pl. 15; mais qui lui paraissant différents des Cynips de Linné, lui firent à juste titre établir son genre Eulophe. Du reste, comme il l'indique par sa figure, les coques se trouvent fixées aux feuilles plusieurs ensemble, ramassées en cercles et se tenant attachées par leur extrémité postérieure de façon à faciliter l’éclosion de l’Insecte en manière de rayonnement sur la feuille de tilleul.
Aucun auteur d’entomologie, que je sache, n’a rien donné de plus que Geoffroy, qu’ils ont du reste répété, sur la larve et le premier moment de son incubation ovulaire. Ce premier état paraît même avoir fait confondre par Fabri- cius dans la synonymie qu'il rapporte de Geoffroy et &e De Géer, à ses espèces d’Ichn. ramicorne et pectinicorne, puisque, àla première espèce, il donne pour origine les chenilles des Phalènes, et, pour la seconde ies larves du bois de chêne (probablement veut-il dire de quelques Scolytes), ori- gine qui na aucun rapport avec celle des Eulophes, comme on peut le vérifier par le fait suivant qui m'est personnel et qui est le complément des observations de Geoffroy.
Vers la fin des derniers jours du mois de juin, lorsque les tilleuls sont en fleurs, les Punaises des bois, Pentatome de
Métamorphoses des Eulophes. 109
la Mononymie des Rhynchotes de M. Amyot, abondent assez
fréquemment sur ces arbres, où après leur accouplement elles pondent sur le revers des feuilles une douzaine d'œufs ovoides agglutinés en cercle comme Geoffroy l'a figuré pl. 15. Ces œufs lisses et mous dans le premier moment de la ponte, et dont l’odeur sent son origine, sont attaqués immédiatement par lEulophe %, qui, s'arc-boutant avec ses pattes pour prendre son point d'appui sur l’une des extrémités de l’œuf, fait jouer sa tarière sur l’autre extrémité de l'œuf pour le percer et y pondre son œuf, puis, sautillant de l'un à l’autre, achève ainsi son opération jusqu'au {2° et dernier.
Peu après cette incubalion, la larve apode de l’Eulophe s'échappe de son œuf pour passer de son enveloppe dans celui de la Pentatome, qui la renferme et se nourrit aux dépens du contenu de ce dernier, puis, passant à l’état de nymphe, elle donne à l’enveloppe desséchée l’aspect des rudiments en reliefs de l'Hyménoptère qui doit en sortir, et que Swammerdam représente dans sa Biblia Naturæ, pl. 7, fig. 2. C’est ceite configuration étrange que prend l’œuf du Pentatome en passant de l’état ovoide à celui d’aplati et ciselé qu'offre la lettre R. de la fig. 3 de Geoffroy, assez conforme au spécimen naturel que j’ai récolté.
Ce second état ne dure qu’une douzaine de jours, au bout desquels tous les Eulophes sortent à la fois chacun d’un œuf à l'état parfait. Dans le spécimen que je remets à M. H. Lucas pour la collection du Muséum , on voit même un Eulophe, qui n'ayant pu franchir totalement la frange blanche qui est à l'extrémité de l’opercule, est resté mort, la tête seulement dégagée en dehors.
Telle est la marche régulière et admirable que la nature a imposée à la formation des premiers états de l’Eulophe, et l’on voit par conséquent qu’elle diffère notablement de celle des autres genres de cette tribu des Térébrans Pupi- vores, dont la tarière beaucoup plus forte et plus longue,
110 DoumErc. — Métamorphoses des Eulôphes.
comparativement à celle des Eulophes, est destinée à sur- monter les obstacles que lui offrent : soit l'écorce des tiges, soit la peau coriace des chenilles et de leurs chrysalides, soit pour pénétrer dans les galles ou les Bedeguars.
Quant au genre Eurytome, auquel jai rapporté ci-dessus l'Ichn. atomus de Linné, il diffère trop notablement par ses caractères anatomiques et ses mœurs de la tribu des Chalcidites, où on l’a placé, pour qu’il y reste inclus, et doit en être séparé pour former avec le genre Eulophe une tribu spéciale, par rapport à l’analogie du caractère antennaire des mâles et des mœurs des femelles qui pondent leurs œufs dans les Cochenilles, qui, comme les Punaises, sont des Hémiptères ; ordre d' Insectes qui paraît affecté à leur incu- bation et dont ils sont les parasites.
NOTE
SUR
L'ACIDALIA PALLIDATA, WIen.-Verz.,
Par M. BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, (Séance du 23 Février 1859.)
Au nombre des Lépidoptères recueillis pendant l’excur- sion extraordinaire que la Société Entomologique de France fit, en 1858, dans les environs de Grenoble, se trouvait une Géomètre fort intéressante, du genre Acidalia, dont nos collègues MM. Delamarche et Martin prirent plusieurs exem- plaires sur les bords du Drac. M. Martin ayanteu l’obligeance de me donner une de ces Géomètres qu'il rapportait à l’Acidalia Argilata, Guen., j'ai pu Pétudier avec soin et m’as- surer, au moyen d’un examen comparatif desplus minutieux, que cette Acidalia des bords du Drac n’était certainement pas l’Argilata découverte par moi, en 1851, dans les mon- tagnes arides de la Lozère, non loin de Florac.
La Géomètre prise à Grenoble est d’un jaune d'os clair et luisant ; les ailes sont allongées et arrondies au sommet : l'abdomen long et dépassant les ailes ; ce qui donne à cette espèce un faux air de Botys. Aux ailes supérieures, on voit quatre lignes d’un brun jaunâtre qui se détachent bien sur le fond; l’extrabasilaire et la troisième beaucoup plus appa- rentes que les autres et très ondées. Les ailes inférieures sont traversées par quatre lignes semblables. La tête est très noire et les palpes bruns; la frange concolore et luisante,
112 BELLIER DE LA CHAVIGNERIE.
L’Argilata est d'une couleur différente ; le ton en est uni et d’un gris ochracé clair qui a queique chose de verdètre, comme le fait observer M. Guenée ; mais ce qui empêche surtout de confondre Argilaia avec l'espèce des environs de Grenoble, c’est : la coupe des ailes supérieures plas aiguë à l'apex : la forme des lignes bien équidistante, plus droite, plusépaisse, moins distinctement écrite, et surtout beaucoup moins ondée. Enfin chez Argilatales pelpesnesont pas bruns, mais de couleur ochracée; l'abdomen ne dépasse pas autant les ailes inférieures ; et on voit sur les quatre ailes un point cellulaire noir, très apparent, qu’on ne retrouve pas chez l'autre espèce.
M'étant assuré que la Géomètre prise à Grenoble n’était pas l'Argilata, et ne pouvant la rapporter à aucune des espèces que j'avais vues, je désirai savoir sielleétait connue en Allemagne, et. à cet effet, je l'envoyai à Vienne à mon ami M. Lederer. Cet entomologiste s'empressa de me répondre, avec son obligeance habituelle, que cette Acidalia n'était autre que la Pallidata du catalogue de Vienne, espèce mé- connue en France où. sous le nom de Pallidata. figure géné- ralement dans les collections. la Pallidata de Hubner et de Duponchel quin'est pasla même que celle du Wienergegend- Verzeichniss, mais qui est l'Ochrata, Wien.-Verz., Bork., Treits., etc. (voir la synonymie de l’Acidalia Ochrata si bien établie par M. Guenée dans le Species général).
Je n'ai pas à ma disposition, pour le consulter. le Wiener- gegend-Verzeichniss. mais il ne m'est pas permis d'élever des dontes sur l'opinion exprimée par M. Lederer au sujet de la Géomètre en question. puisque cet entomologiste expérimenté a vu en nature l'exemplaire que je lui ai communiqué, et qu’il a pu le comparer avec les Pallidata, Wien.-Verz. de sa collection.
La Pallidata décrite par M. le docteur Delaharpe sous le n° 27, dans sa faune des Lépidoptères de la Suisse, paraît être aussi la même que l’Acidalia des environs de Grenoble.
Acidalia Pallidata, 113
bien que cet auteur cite comme synonyme la Pallidala de Duponchel qui, je l’ai dit, est une Ochrata ; mais les carac- tères des antennes, des ailes arrondies, de la frange luisante sans trace de points, de la couleur presque aussi luisanle que chez Botys hyalinalis 4 , etc., s'appliquent parfaitement à la Pallidata du Wien.-Verz. M. Delaharpe ajoute que cette Acidalia est fort rare en Suisse ; qu'il l’a prise près de Bel- linzona le 24 juillet, et aussi près de Lauzane à la même époque. L’Ochrata, au contraire (Pallidata, Hubn. Dup.), est commune à peu près partout, et se rencontre pendant une grande partie de l'été.
Il semble que notre honorable collègue, #. Guenée, n'avait pu voir en nature la Pallidata du Wien-Verz., car il l’a rapportée, mais avec doute il est vrai, à la Sylvestrata de Duponchei, espèce toute différente.
J'ai publié cette note dans l'espoir de jeter quelque lumière sur une espèce anciennement connue, dont la syno- nymie est fort confuse.L'Acidalia Pollidata, Wien.-Verz., doit seplacer près de Osseaia, Wien.-Verz. et Holosericata, Dup. Elle appartient au groupe de ces deux espèces et est surtout voisine de la seconde, dont il sera toujours aisé de la distin- guer, à la première vue, par sa faille beaucoup plus grande.
3e Série, TOME VII. S
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DIPTÈRES DE MADAGASCAR.
PREMIÈRE PARTIE,
Par M. J. BIGOT.
(Séance du 8 Décembre 1858.)
Notre zélé collègue, le docteur Coquerel, chirurgien de la marine Impériale, m’ayant généreusement donné tous les Insectes Diptères récoltés par lui à Madagascar, Sainte- Marie, Mayotte et Iles Roderigues, j'ai pensé qu'il était intéressant de décrire et figurer ceux qui m'ont paru nou- veaux. En outre, et pour donner à cette courte mono- graphie un peu plus d'importance, j'ai cru devoir y ajouter d’abord ceux du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, que MM. Milne-Edwards, Blanchard, Lucas et Boulard, ont bien voulu mettre à ma disposition, avec l’obligeance extrême que tous les Entomologistes sont journellement à même d’apprécier, puis ceux appartenant à la riche collection de notre confrère M. Guérin-Méneville, auquel j'exprime ici ma profonde gratitude, enfin, j'ai reproduit, en les com- plétant ou modifiant au besoin, sur les types de ma propre collection, les diagnoses de toutes les espèces provenant de ces contrées, et décrites dans les nombreux auteurs que j'ai consultés à cette occasion. Je regrette vivement de n'avoir pu ajouter des matériaux plus nombreux à la Faune diptérologique de ces lieux trop peu connus.
Or, il est un fait curieux que je dois mentionner, c’est que je n’ai point rencontré là, les formes excentriques que j’espé- rais découvrir, sachant combien les autres ordres, soit dans le règne animal, soit dans le règne végétal, présentent, en
116 J. BiGor,
ces mêmes régions, de bizarres anomalies. Particularité, du reste, signalée antérieurement par Macquart, dans ses Diptères exotiques, à propos d’une autre localité remar- quable par ses productions extraordinaires, l’Australasie.
Une partie des espèces propres au continent africain, aux îles Bourbon et Maurice, se retrouvent à Madagascar ; quel- ques-unes même à Ceylan, et nul doute qu’on ne découvre encore, ultérieurement, un plus grand nombre de ces ana- logies, quand les explorateurs daigneront accorder quel- qu'attention aux innombrables essaims de Diptères, qu'ils ont généralement le tort grave de délaisser pour les Co- léoptères et Lépidoptères.
Mais, j'ai dû borner ma tâche à celles-Là seulement, qu’une désignation authentique, attribuait en propre, aux lieux dont je m'occupe, car, en agissant différemment, j'aurais été contraint à grandir indéfiniment mon cadre. Ainsi, par exemple, si j'eusse voulu y renfermer les Dip- tères de la Mozambique, de Bourbon, de Maurice , etc., il eût été bientôt indispensable d’annexer, de proche en proche, presque tous ceux de l’Afrique australe ; travail immense, et assurément hors de proportion avec l'étendue de ceux habituellement admis dans ce recueil. Je n’ai dérogé à cette règle que pour quelques espèces de Mayotte et des îles Roderigues, vu que ce sont, à peu de chose près, les seules à moi connues qui, jusqu’à ce jour, en aient été rapportées, leur description présentera donc un intérêt tout particulier.
J'ai suivi, pour le plan général, la marche proposée dans mon Éssai d'une classification synoptique de l'Ordre des Insectes Diptères, actuellement en cours de publication dans nos Annales, et j'ai confié les dessins à l’habile peintre-na- turaliste, M. Nicolet.
Qu'il me soit occasionnellement permis d’engager les auteurs à plus de sobriété dans l’application qu'ils se com- plaisent à faire du nom de la patrie, aux types nouveaux
Dipières de Madagascar. 117
qu’ils décrivent. Car j'ai trouvé cinq espèces, avec la déno- mination de Madagascariensis, parmi le fort petit nombre de celles décrites jusqu’à ce jour (1).
Famille des PHANEROCÈRES (J. B.).
Tribu des CULICIDI (J. B.). Curie des CULICIDÆ (J. B., etc.).
Genre CuLex (Linn., etc.).
Le docteur Coquerel a découvert à l’île de la Réunion (Bourbon) et à Madagascar, deux espèces du genre Culex, dont il ne possède plus que les dessins, très artistement exécutés, avec une notice explicative. (On trouvera ces dessins fidèlement reproduits dans les planches.) Je ne puis donc en donner ici la description détaillée; cependant, je les regarde comme nouvelles, d'autant plus que je n’ai pas encore découvert, dans les auteurs, une seule espèce de ce dit genre, provenant, soit des localités dont je m'occupe présentement, soit même de contrées voisines.
* C. ANXIFER d ? (n. sp. Coquerel). Long. 9 millim. (PI. 2, fig. 1.)
d, Antennis; plumosis. Palpis ; haustello longioribus, pilosis. @, Antennis ; verticillatis. Palpis; haustello brevio- ribus. &, Testaceo pallido, fusco annulato. Alis; claris, ad costam, griseis. Pedibus; brunneis, tarsis obscurioribus.
(1) Les astérisques précédant le nom d'une espèce indiquent que je n’ai pu la décrire de visu.
118 J. BIGOT.
Antennes d'; plumeuses: ?, garnies de poils plus rares, verticillés. 4 et ®, quatorze articles, en outre du basilaire. Palpes 4 et ® ; quatre articles, dépassant la trompe; €, velus, surtout à l'extrémité, deuxième article plus long que les suivants réunis. ® ; à peu près glabres, articles presque égaux entre eux, ne dépassant pas le quart de la longueur de la trompe. — d'; testacé pâle. Quatre lignes obscures, longitudinales, étroites, sur le thorax, brunâtres. Bords des segments abdominaux ; noirâtres. Pieds; d’un brun noi- râtre, surtout à l'extrémité de chaque articulation. Ailes ; écailleuses, d’un gris très pâle, bord externe, plus obscur.
D’après le docteur Coquerel.
* C. INSATIABILIS & ® (n. sp. Coquerel).
Long. 7 à 8 millim. (PI. 2, fig. 2.)
#. Antennis; plumosis. Palpis; haustello equalibus, nudis, nigris, albo biannulatis. ®, antennis; verticillatis. Palpis ; haustello brevioribus, nudis. &, griseus. Thorace; lineis duabus, apice, divergentibus, utrinque, maculàä lata, nigrà. Abdomine; fusco annulato. Pedibus; obscure fuscis, femoribus tibiisque, basi, pallidis, tarsis, nigris, albo quinque annulatis. Alis; griseis, ad costam obscurioribus.
Tête; petite. Antennes «; moins largement plumeuses que chez le précédent. Palpes; ne dépassant pas la trompe, glabres; antennes ®; garnies de poils verticillés, palpes, atteignant à peine le quart de la trompe. & et ? ; antennes; quatorze articles, en outre du basilaire. Palpes, quatre ar- ticles, trompe, un peu plus épaisse et moins longue que chez le précédent. — & ; gris, un peu jaunâtre à l'abdomen. Palpes; noirs, ornés de deux larges anneaux, d’un blanc brillant. Quelques macules blanches sur le thorax et l’ab- domen. Thorax; deux bandes longitudinales, divergeant en forme d’X, et deux grandes taches latérales, ovales, noi-
Dipières de Madagascar. 119
râtres. Abdomen; annelé de noir. Cuisses; d’un jaunâtre très pâle, extrémité, noirâtre; tibias, noirs, avec la base plus pâle ; tarses, d’un blanc brillant, ornés de quatre larges anneaux, d'un noir intense. Ailes; écailleuses, grises, plus obscures à la base et au bord extérieur.
D’après le docteur Coquerel.
En outre des détails qui précèdent, j'extrais textuelle-
ment de la note que l’auteur a bien voulu mettre à ma dis- position, le passage suivant, rempli de faits aussi nouveaux qu'intéressants, et relatifs aux mœurs de ces Insectes.
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« On désigne dans les Colonies, sous le nom vulgaire de Moustiques, des Diptères très voisins de nos Cousins d'Eu- TOpe.
» On décrit d'ordinaire, dit M. Westwood {Introduct. to the modern. Classif. of Insects), les antennes du Culex pipiens, comme formées de quinze articles chez le mâle et de quatorze chez la femelle, en y comprenant l’article globuleux qui leur sert de base, mais il y a là erreur; dans les deux sexes, les antennes présentent quatorze articles. Cette erreur provient de ce que le dernier ver- ticille de poils de l’antenne du mâle, est fixé sur l’ante- pénultième article et, qu’en ce point, on a cru voir une division qui n'existe pas.
» Dans les espèces en question, les antennes, examinées à un fort grossissement, m'ont paru composées de quinze articles, chez les deux sexes. Celles du mâle ont un pre- mier article basilaire, globuleux, très considérable et dépourvu de poils. Les douze suivants sont petits et un peu élargis à leur extrémité supérieure, qui supporte un verticille de poils longs et soyeux; les plumeis qui consti- tuent la partie interne du verticille, sont plus de moitié plus courts que les externes et moins bien fournis. Les deux derniers articles sont minces, longs, et ne portent pas de verticille, mais seulement quelques poils rares.
120 J. BiGor.
» > D
Les antennes de la femelle sont bien plus grèles que dans l’autre sexe et garnies de verticilles de poils courts, peu nombreux.
» Ces deux Culex sont très communs à Bourbon (Ré- union) et à Madagascar. Dans ce dernier pays surtout, les bords des marais, les ruisseaux, les bois et tous les lieux humides sont infestés par la présence de ces Dip- tères, qui ne laissent au voyageur aucun repos, le fati- guent, dès que la nuit survient, par le bruit monotone des vibrations de leurs aïles, et le harcèlent sans cesse de leurs piqûres sanglantes. Tandis que, chez notre Cousin d'Europe, la femelle seule suce le sang; chez les espèces de Madagascar, les deux sexes s’en nourrissent. Il est curieux de voir des Insectes, pourvus d’armes aussi meurtrières et aussi inutiles pour le plus grand nombre d’entre eux. C’est, en effet, par myriades de millions qu’il faut compter les Moustiques qui peuplent les forêts des pays chauds, et, cependant, un bien petit nombre de ces Diptères trouve l’occasion de se nourrir de sang : des quantités innombrables meurent, chaque année, sans en avoir goûté. Il faut dire, qu'en revanche, ceux qui se trouvent à même de se servir de leur dard, poursuivent sans trève le voyageur qui pénètre dans les bois. Chaque moustique ne se borne pas à une seule blessure, il la réitère plusieurs fois, et ne s'arrête que lorsqu'il est litté- ralement gorgé de sang, quand alors on l’écrase, on est étonné de la quantité dont les viscères en sont remplis.
» C’est ainsi qu’ils font naître ces petites tumeurs quetout le monde connaît, mais qui, dans les pays chauds, produi- sent un prurit insupportable. Les habitants des Colonies, et les naturels des régions intertropicales, finissent par s’y habituer, en quelque sorte; les Moustiques les pi- quent toujours, mais la peau devient moins sensible à l'action de leur venin, les petites tumeurs sont moins élevées et, souvent, remplacées par une simple marque
» »
»
»
Diptères de Madagascar. 121
rouge, analogue à celles que produiraient les Puces. Cependant, lorsque le nombre des Moustiques est très considérable et, par conséquent, leurs piqûres très nom- breuses, les naturels, eux-mêmes, ne peuvent plus les supporter. C’est ainsi que les Malgaches, qui habitent les villages voisins des forêts, s’enveloppent complétement, pendant la nuit, dans des toiles qu'ils fixent, comme des hamacs, par les deux extrémités, aux parois de leurs cases. Quand on pénètre, la nuit, dans une de ces de- meures, on croit voir des momies suspendues les unes à
» côté des autres, le long de la muraille.
» Quelques Naturels, et même certains Européens, jouis- sent du bénéfice de pouvoir s’exposer impunément aux moustiques; cela tient évidemment à une disposition particulière et individuelle. Il existe, à ce sujet, un préjugé répandu dans toutes les Colonies ; les Créoles prétendent que les Moustiques s’attaqueni, de préférence, aux nouveaux venus, parce que ceux-ci ont le sang plus riche que les personnes qui habitent le pays depuis long- temps. C'est là, évidemment, une erreur: s’il est vrai que l’on devienne, au bout d’un certain temps, moins sensible, c’est que la peau finit par s’habituer, comme nous l'avons fait observer plus haut, à l’irritation locale que produit le venin de ces infatigables buveurs de sang. »
Curie des TIPULIDÆ (J. B.). Genre Tipuca (Linn., etc.).
T. BRUNNEA (nov. sp. Bigot). Envergure. ..... 40 millim. (PI. 3, fig. 2 ).
Brunnea. Antennis; testaceis, articulo 19, basi, brunneo,
Alès; brunnescentibus, lunulà punctisque quaternis, albidis,
122 J. B1GoT.
parum distinctis. Palpis: brunneis. Thorace; testaceo bivit- tato. Pedibus; testaceis, femoribus apice brunneis, et albido flavo annalatis.
La conformation des palpes et la disposition des nervures alaires rapprochent beaucoup cette espèce du genre Lepio- tarsus (Guérin, Voy. de la Coquille), mais les antennes ne permettent pas de l'y faire entrer. :
Antennes; courtes, de treize articles, premier assez épais. long. cylindrique, deuxième cyathiforme, troisième aussi long que le premier, quatrième assez court, cylindroïde, les autres ovalaires, courts, brièvement pileux. Palpes; qua- trième article, long, flexible, paraissant formé de plusieurs segments inégaux. le dernier plus long que les précédents. Rostre ; allongé, terminé, en dessus, par une pointe. Front; peu saillant. Ailes; cinq cellules postérieures, ouvertes, la deuxième à pétiole aussi long que la fourche, quatrième pervure postérieure ; anastomosée avec la cellule discoïdale. Pas d'oceiles. Tarses; très allongés.
Antennes; testacées, premier article, brunâtre. Palpes: bruns, articulations testacées. Rostre: brun, deux lignes longitudinales pâles. Cou; brun, deux lignes latérales tes- tacées. Thorax : brun. deux bandes dorsales, longitudinales, étroites, fauves. Flancs; bruns, une large bande latérale, d'un blanc jaunâtre, et bordée de brun foncé, partant de l'épaule et passant sous l'aile. Poitrine; testacée. Ecusson ; brun. Balanciers: bruns. Abdomen ? manque. Ailes; bru- nâtres, plus foncées au bord externe, nervures brunes, stigmate brun. allongé, une lunule blanchâtre, peu distincte, située derrière. quatre points diffus et pareils à la lunule. situés, un, devant le stigmate, un, vers le milieu du disque, un, près de la base et le dernier, au bord interne. Hanches ; brunes, à reflets gris. Pieds ; testacés, extrémité des cuisses, brune, avec un anneau blanchätre au-dessus. base des tibias blanchâtre. Antérieurs ? manquent.
Rapportée par le docteur Coquerel. Ma collection.
Diptères de Madugascur. 123
Genre PHYSECRANIA (nov. gen. Bigot), (ousa0 j'enfle ; xpasey crâne).
Voisin du genre Cylindrotoma.
&. Antennes; hérissées de poils assez longs, sept arti- cles, premier épais, allongé, deuxième court, épais, cyathi- forme, les autres cylindriques, assez allongés, quatrième, le plus long, dernier court, obtus, légèrement renflé en mas- sue, terminé par des poils rigides. Palpes ; quatre articles, à peu près égaux entre eux, le dernier plus long que les pré- cédents, un peu renflé en massue allongée. Front; très saillant, conoïde, à sommet obtus et arrondi. Pas d’ocelles. Yeux; ronds. Rostre; court, épais. Lèvres; un peu sail- lantes. Ailes; plus longues que l’abdomen, larges ; nervures sous-marginales épaisses, confondues, mais se bifurquant, près de l'extrémité, première nervure, au-dessous de celles- ciet partant de la cellule basilaire externe, formant une fourche brièvement pétiolée , dont la branche extérieure se réunit, par une transversale, avec la branche interne de la sous-marginale, deux cellules basilaires, une discoïdale. hexagonale, émettant trois nervures, l’externe fourchue, pétiole égalant les branches, nervure anale ou axillaire légèrement sinueuse, bords de l'aile finement frangés. Abdomen; un peu élargi et déprimé au bout, huit segments distincts en dessus. Organe < ; saillant, muni de deux la- melles flexibles, courbées en forme de pince. Pieds; grèles, allongés, cinq articles aux tarses, basilaire plus long que les suivants. Pelotes ; peu distinctes, paraissant remplacées par un appendice cylindroïde, médian, court ei rudimentaire.
P. OBSCURA (nov. sp. Bigot) &. Long. 17 millim. (PI. 3, fig. 1).
Nigro-brunneo. Capite antennisque ochraceis, fronte tuber-
124 J. BiGor.
culatä. Fascià, transversà, basilari, albidà, in abdomine sita. Alis ; brunneo nigris. Pedibus brunneis.
La Limnobia bituberculata {(Macq. Dipt. exot.), semble présenter quelques analogies de forme avec celle-ci, mais elle diffère par la forme des nervures. Le front ressemble à celui des Megystocères , mais notre insecte s’en éloigne con- sidérablement par la nervation de ses ailes et par la forme de ses palpes.
Entièrement d’un noir brunâtre très foncé, un peu lui- sant, principalement sur le corselet, excepté : le dessus de la tête, le front, la face, l’occiput, couleur d’ocre ou oran- gés. Antennes; d’un orangé pâle, avec les deux ayant- derniers articles, bruns : dernier, blanchâtre. Tibias, tarses ; d’un brun foncé. Base de l'abdomen; marquée d’une bande transversale, étroite, blanchâtre. Ailes; fuligineuses, plus obscures au bord extérieur et le long des nervures, ces dernières d'un brun noirâtre.
Rapporté par le docteur Coquerel. — Ma collection.
Curie des MICETOPHILIDÆ (J. B.).
Genre ScrArA (Meig., etc.).
S. THORACICA (Macq., Dipi. Exot.). Long. 8 millim. « Nigra. Thorace fulvo. Alis fuscanis (antennis nigrican-
» tibus, duobus basalibus arliculis, obscure testaceis), breviter » pilosulis. »
Je possède un individu &, pourvu de ses antennes. . Rapporté par le docteur Coquerel. — Ma collection.
Diptères de Madagascar. 125
Tribu des TABANIDI (J. B.). Curie des TABANIDÆ (J. B.). Genre TABANUS (Linn., etc.).
T. ALBITIBIALIS $ (Macq. Dipt. Exot.). Long. 15 millim.
Fuscus. Antennis ferrugineis, apice fuscanis. Abdomine : maculis dorsalibus (plus minusve distinclis), incisuris, fas- cisque duabus lateralibus, albicantibus. Pedibus; rufis, anterioribus nigris; tibiis, antice albidis, nigris.
Je possède plusieurs individus @. Rapporté par le docteur Coquerel. — Ma collection.
T. ALBIPECTUS $ (nov. sp.? J. Bigot). Long. 11 millim. (PI. 9, fig. 2.)
L'insuffisance des descriptions données par les divers auteurs me décide à décrire cette espèce comme nouvelle, quoiqu’elle semble avoir les plus grands rapports avec le T. Par. (Natal) (Walk. list. of. Dipt. British. Museum. Suppl. 1).
Brunneus, griseo pulverulentus. Antennis; rufis, apice brunneis, Palpis; albido-flavis. Facie; albidä. Pleuris, pecto- reque; albidis, tomentosis. Abdomine; brunneo. Pedibus: testaceis, lbs larsisque, apice, nigricantibus. Alis ; flavidis, subhyalinis.
Pas d'ocelles. Antennes ; troisième article allongé, dent, très peu saillante. Trompe; courte, lèvres, étroites. Yeux: facettes petites, égales. Branche externe de la première
126 J. BiGor.
nervure postérieure; coudée et munie au coude d’un ap- pendice bien distinct, cellule anale, fermée, pétiolée.
Antennes, d’un testacé rougeûtre, brunâtres à l’extré- mité. Palpes; un peu courbés, d’un blanc jaunâtre pâle. Trompe; noire, testacée en dessus. Face, orbites postérieurs et joues; blancs à duvet blanc, la première, teintée légè- rement de jaunâtre päle , au-dessous des antennes. Front, vertex; gris, à reflets bruns, deux petites lignes brunes, lisses, obliques, de chaque côté du premier, deux petits points semblables sur le second, callosité, large, droite en dessous, arrondie, dentelée en dessus et continuée, vers le haut, par une ligne allongée, étroite et graduelle- ment atténuée, d’un brun rougeâtre luisant. Thorax, écus- son; bruns, à reflets et léger duvet gris. Klancs, poitrine; gris blanchâtres, à long duvet dense, de même couleur, quelques reflets testacés sous les ailes. Cuillerons; blan- châtres. Balanciers ; bruns, massue d’un testacé très pâle. Abdomen; mat, d'un brun rougeûtre clair, à reflets gris, bords blanchâtres, marges postérieures des segments, grises à reflets d'un rougeâtre pâle, ventre, plus pâle, à reflets blanchâtres. Pieds; testacés, à reflets bruns, surtout aux cuisses, celles-ci à reflets formés par un duvet blanchâtre. Pieds antérieurs ; plus obscurs, avec le bout des tibias et des tarses noir, brun aux pieds intermédiaires et posté- rieurs, pelotes, testacées. Ailes; presque hyalines, un peu jaunâtres au bord externe ; nervures d’un testacé brunâtre.
Rapporté par le docteur Coquerel. — Ma collection.
T. OBSCURESTIGMATUS & (nov. sp. J. Bigot), “et $. & long. 17 millim.; ? 15 millim. (PI. 9, fig. 1.) &, Obscure brunneus. Capite ; magno. Antennis ; nigris,
articulo tertio rubido. Palpis ; brunneo grisescentibus. Facie; ejusdem coloris. Thorace; vittis latis, obsoletissimis. Scutello ;
Diptières de Madagascar. 127
brunneo rubescente. Abdomine; brunneo. Pedibus anterio- ribus ; nigris, tibiis, basi, albicantibus, intermedus posterio- ribusque, brunneo rubescentibus. Àlis; griseis, margine exierno sligmateque brunnescentibus. Haustello ; recto. — ? , Priori simillimum, sed haustello perpendiculari differt.
Je considère cette espèce comme nouvelle, n’ayant ren— contré nulle part une description qui put lui être conve- nablement appliquée, et je regarde comme la femelle, un individu qui se trouvait avec plusieurs échantillons mâles, auxquels il ressemble extrêmement.
d , Pas d’ocelles. Tête; grande, large, épaisse. Yeux; contigus en avant, très grands, les facettes supérieures plus grandes que les inférieures. Antennes; dent du troi- sième article, très peu saillante, premier et deuxième ar- ticles noirs, troisième élargi, rougeâtre. Trompe; courte, dirigée en avant, noire, lèvres, élargies. Palpes; bruns eri- sâtres, à duvet gris. Face; d’un gris brunâtre, un peu noirâtre à l’angle supérieur. Vertex; noir. Orbites posté- rieurs; gris. Thorax ; brunâtre, à larges bandes, très peu distinctes quoiqu’un peu plus foncées. Ecusson; brun rou- geâtre. Ces parties peu velues , avec quelques reflets grisètres sur les côtés. Flancs, poitrine; noirâtres, à reflets ardoisés, semés d’un rare duvet blanchâtre. Balanciers, cuillerons ; brunâtres. Abdomen; brun rougeâtre, un peu luisant, ventre noirâtre. Hanches; de la couleur des flancs. Pieds; antérieurs, noirs, moitié des tibias, à partir du genou, blanc jaunâtre pâle, intermédiaires et postérieurs, rougeâtres; bases de toutes les cuisses et extrémités de tous les tarses, noires ; pelotes, testacées. Ailes; grises, lavées de brunâtre pâle au bord externe, nervures brunes, stigmate diffus, allongé, étroit, brun, bord externe un peu concave, branche externe de la première nervure postérieure, simple, fortement coudée, cellule anale fermée et pédunculée.
®. Long. {5 mill. Semblable au & , excepté : Trompe ;
128 J. Bio.
courte, dirigée en bas, lèvres étroites. Palpes ; noirs. Front : gris brunâtre, callosité, à peu près carrée, allongée, atté- nuée, linéaire, étroite en haut, s’élargissant ensuite légè- rement, portant un sillon médian, longitudinal, noirâtre, peu luisant. Abdomen; brun noirâtre. Yeux, à facettes égales et petites.
Rapporté par ie docteur Coquerel. — Ma collection.
Genre DicHELACERA (Macq., Dipt. Exot., t. 1, p. 112).
D. LONGIROSTRIS & (nov. sp. J, Bigot). Long. 11 millim.
Brunneus, alis claris , stigmate nigro. Antennis ; brunneis, basi testaceis. Palpis; obscuris. Facie; brunneä; fronte griseà. Thorace; brunnescente, testaceo trilineato. Abdomine:; brunneo, satis micante, segmentis primis et secundis, basi, obscure albicantibus. Pedibus; brunneis, trochanteribus, in- cisuris et pulvillis, testaceis.
Caractères du genre Dichelacera, tels que les a donnés Macquart, et tels que je les ai consignés dans mes tableaux synoptiques (voy. Ann. 1856, p. 76), si ce n’est, toutefois, Ja présence de trois ocelles, et l'allongement de la trompe.
Trompe; sensiblement plus longue que la hauteur de la tête, lèvres assez étroites. Palpes; légèrement comprimés, dépassant un peu le milieu de la trompe. Face; un peu saillante au-dessous des antennes. Trois ocelles. Ailes ; deuxième cellule sous-marginale, simple, postérieures, lar- gement ouvertes, anale, fermée avant le bord. Antennes ; testacées, troisième article et dent bruns. Trompe et palpes ; d’un testacé obscur, lèvres, brunâtres. Face; roussâtre. Joues et front ; gris, ce dernier, portant une callosité allon- gée, étroite, d’un brun rougeâtre. Thorax; brunätre, trois lignes fort étroites, longitudinales, testacées. Ecusson; brunâtre. Flancs et poitrine; testacés à reflets gris. Balan-
Dipières de Madagascar. 129
ciers; testacés, la massue brune. Abdomen ; brunâtre, assez luisant, plus foncé que le thorax, portant quelquefois, au centre des segments, une tache d’un testacé obscur, milieu du premier segment et base du deuxième, un peu blan- châtres, ventre plus pâle, à reflets grisâtres. Ailes ; presque hyalines, nervures brunes, une tache stigmatique oblique, étroite, allongée, noirâtre. Pieds; bruns, hanches intermé- diaires et postérieures, articulations, pelotes, testacées. Rapporté par le docteur Coquerel. — Ma collection.
Curie des STRATIOMYDÆ (J. B.).
Genre OponromyiA (Meig., etc.).
O. LIMBIFACIES ® (nov. sp. Bigot). Long. 12 millim. (PI. 3, fig. 3.)
Nigra, fulvo velutina. Scutello bispinoso. Facie rufà, argenteo trilimbatä. Antennis; rufis, articulo penuliimo nigro, apice pallidiore. Thorace nigro. Pectore argenteo mi- cante, spinis testaceis, apice nigris. Halteribus; viridi termi- natis. Abdomine; viridi, nigro variegalo, apice nigro, ventre, apice viride, nigro. Alis ; hyalinis. Pedibus ; rufrs.
Ressemble à l'O. Guerinii (Macq., Dipt. ExoL.) : peut-être cette dernière n’est-elle que le mâle de notre espèce ?
Des trois nervures postérieures qui rayonnent autour de la cellule discoidale, l'intermédiaire seule, complète, est bien distincte. Cellule discoidale petite, hexagonale. Ecusson ; armé de deux longues épines. Face; saillante sous les antennes.
Antennes; rougeâtres, dernière subdivision du troisième article, courte, obtuse, conoïde, orangée, pénultième, noire. Trompe; noire. Menton; garni de duvet argenté. Face; lisse, rougeâtre, bossuée sur les côtes, impressions brunes, trois larges bandes transversales de duvet argenté. Front,
3° Série, TOME Vu. 9
130 J. BIGOT.
vertex; noirâtres, lisses, une bande transversale de duvet jaunâtre au bas du premier, une tache testacée derrière le second. Bords postérieurs des orbites; jaunâtres. Thorax; noir à duvet court, fauve, une ligne testacée, lisse, allant de l’épaule à l’insertion de l’aile. Flancs, poitrine; noirs à reflets argentés. Ecusson; noir, à liseré d’un fauve obscur, épines, fauve pâle, à pointes noires. Balanciers; jaunâtres, massue, vert pomme. Abdomen; vert obscur, une ligne courte, transversale, noirâtre sur le premier segment, des reflets noirs sur le deuxième, de plus en plus étendus sur les suivants, derniers d’un noir luisant, ventre vert, à base et surtout extrémité, noires. Pieds; rougeûtres, extrémité des tarses, brunâtre, un peu de duvet court, argenté. Ailes ; presque hyalines, base, bord externe, teintés de testacé pâle, nervures, testacé pâle.
Madagascar ? Côte orientale de l’Afrique.
Ma collection.
O. BIPUNCTATA dé (nov. sp.? J. Bigot).
L’exemplaire ayant perdu, le troisième article antennal ainsi que tous les pieds, il est difficile d’affirmer qu'il n’ait pas encore été décrit.
Long. 14 millim.
Antennis ; basi fulvis, fronte nigrà. Facie; brunneä; ma- cul geminà, super antennas, quaiernisque punctis, lateralibus, albis. Barbä; albidà. Haustello; nigro. Thorace; nigro; lateribus, retrorsum, punctis binis, flavidis, tomentosis, late- ribus pecioreque, nigris, albo tomentosis. Scutello; nigro, velulino, spinis teslaceis, pallidis, apice brunneis. Abdo- mine; testaceo pallido, basi maculà lineari, triangulari, nigrà.
Face; assez saillante, bituberculeuse. Yeux; nus, réunis au-dessus des antennes. Cellule discoïdale; courte, hexago-
Diptères de Madagascar. 131
nale, émettant trois nervures, dont l’extérieure est inter— rompue à la base. Antennes ; à base fauve. Trompe; noire. Face ; d’un noir brunâtre, presque lisse, un point de duvet blanc, géminé, au-dessus de la base des antennes, deux points semblables, de chaque côté, au bord des yeux. Front et vertex; noirs, étroits. Menton; à duvet blanc. Orbites; noirs en arrière. Thorax; d’un noir mat, avec deux larges bandes, latérales, longitudinales, et deux points situés en arrière, près de l’écusson, formés d’un duvet testacé, soyeux. Flances et poitrine; noirs, à duvet blanc. Ecusson; noir, deux longues épines testacées, à pointe brune. Balanciers ; bruns, extrémité de la massue pâle. Abdomen; entièrement d’un testacé très pâle, excepté, une tache médiane, noire, trian- gulaire, allongée, commençant au bord postérieur du pre- mier segment pour se terminer en pointe sur le milieu de la base du troisième. Ailes ; presque hyalines, bord externe, nervures, et stigmate, testacés. Collection du Muséum.
Genre SARGUS (Fabr., etc.).
S. FLAVIPENNIS, d et ® (Macq., Dipt. Exot.).
La courte diagnose de Macquart m’ayant paru insuffi- sante, je la complète comme il suit, d’après une vingtaine d'individus 4 et ® que je tiens de la générosité de M. le docteur Coquerel, et que je rapporte à cette espèce.
Long. varie de 10 à 45 millim.
Ferrugineus, alis pallide flavis, griseo terminatis. Antennis ferruginers, stylo brunneo. Facie pallide flav&. Fronte ferru- gineû. Abdomine; segmentis dorsalibus, sœpè, vitià diffusà nigrà, precipue quartis et quintis. Tibiis posticis, basi brun- neis. Tarsis poslicis, articulo basali nigro , ceteris albidis. Omnibus tarsis, apice, brunneis.
132 J. BIcor.
d. Antennes: fauves, style noirâtre. Face; d’un blanc jaunâtre, à callosité saillante au-dessus des antennes. Trompe ; ferrugineuse. Front et vertex; ferrugineux, par- fois noirâtres. Du reste, entièrement ferrugineux, excepté : Abdomen; portant parfois, en dessus, une bande médiane large, longitudinale, très variable, plus ou moins inter- rompue, souvent effacée, plus ou moins noirâtre, parfois, seulement, une tache transversale sur les quatrième ou cinquième segments. Extrémité de tous les tarses noi- râtre. Tibias postérieurs; noirâtres sur la moitié de leur longueur, à partir de la base. ‘Yarses postérieurs; article basilaire ; noir, les autres blancs, sauf le dernier qui est noirâtre. Ailes; d’un ferrugineux très pâle, extrémité lar- gement teintée de grisâtre, stigmate ferrugineux, allongé, étroit, nervures brunes, cellule discoidale, hexagonale, émettant trois nervures, dont la dernière n’atteint pas le bord de l'aile.
2. Entièrement semblable au mâle. Abdomen un peu plus large.
Rapportés par le docteur Coquerel. —- Ma collection.
S. AUSTRALIS, & et ® (nov. Sp. J. Bigot). Long. 13 millim. (variable). (PL. 9, fig. 3.)
Thorace, nigro cerulescente ; abdomine, violaceo metallico, segmentis ultimis, plus minusve rubigimosis. Scutello ; mutico, upice fulvo. Antennis; basi, nigris. Facie; nigrä, argenteo binotatä. Pleuris ac peciore, violaceis. Pedibus ; testaceis, femoribus, apice, nigris, tibiis intermediis et posticis, apice, nigro maculalis, tarsis intermediis , basi, posterioribusque tolis, brunneis. Alis; pallidissime brunneis, basi, subhyalinis, nervis maculâque elongatà stigmaticali, brunneis.
Antennes; premier article assez court, en cône renversé, deuxième cyathiforme, troisième manque. Face; un peu
Diptères de Madagascar. 133
bombée vers le milieu, au-dessous des antennes, marquée, ainsi que le vertex, de trois sillons enfoncés. Trois ocelles. Abdomen; ovale, un peu rétréci vers la base. Organes ®, assez allongés. Aïles ; première nervure postérieure four- chue , formant deux cellules sous-marginales, cellules pos- térieures, largement ouvertes, discoidale, hexagonale, émettant trois nervures postérieures qui n’atteignent pas le bord, anale fermée loin du bord. Ecusson; mutique. An- tennes ; noires, à la base. Face, front, vertex, bords des orbites ; d’un noir luisant. Proéminence faciale; légèrement teintée de testacé au sommet, deux points de reflets argen- tés, contigus, au-dessus. Trompe; jaune pâle. Thorax ; finement chagriné, noir, à reflets d’un bleu violacé obscur, une ligne, fine, saillante, blanchâtre, allant de l'épaule à l'insertion de l'aile, flancs et poitrine à reflets d’an bleu violacé, métathorax, d'un bleu-violet luisant, sous l’écusson, ce dernier semblable au thorax, avec l'extrémité rougeâtre. Cuillerons ; blancs. Balanciers; jaunes, base de la tige, tes- tacée. Abdomen; violet foncé assez luisant, côtés et marge postérieure du quatrième segment, le cinquième en entier, rougeàtres, ventre semblable, marge postérieure du troi- sième segment, quatrième et cinquième en entier, rou- geâtres. Organe ?; testacé. Pieds; d’un testacé pâle, extré- mité des cuisses, noire, extrémité des tibias intermédiaires et postérieurs, marquée d’une tache allongée, noirâtre, tarses postérieurs et base des intermédiaires, bruns. Ailes: très légèrement brunâtres, base, plus claire, nervures brunes, tache stigmatique étroite, allongée, d’un brun foncé.
Rapporté par le docteur Coquerel. — Ma collection.
S. HOVAS, % (nov. sp. J. Bigot).
Long. 10 millim.
Thorace; viridi. Abdomine; violaceo. Antennis; ferrugi- neis, basi brunneis. Thorace ; viridi, obscure metallico, scu-
134 J. Brcor.
tello nigro, apice testaceo. Pectore; nigro. Abdomine ; cyaneo violaceo, basi testaceo. Alis; subhyalinis , stigmate obscuro. Halteribus ; albis. Pedibus; testaceo pallidissimo. Femoribus; apice nigris. Tarsis ; apice brunneis.
Tête; plus large que le thorax. Front, large, avec trois sillons longitudinaux. Cellule discoïdale; hexagonale, allon- gée, émettant trois nervures postérieures, l’interne n’attei- gnant pas le bord. Ecusson; mutique. Antennes; ferrugi- neuses, premier article noir, style ferrugineux, à pointe brune. Trompe; blanchâtre. Face; brune, une large bande transversale, blanchâtre, au-dessus des antennes. Front, vertex ; d’un bleu sombre. Orbites postérieurs ; noirs. Cou; blanc. Thorax; vert foncé, métallique, peu luisant, cha- griné, un trait blanc, très fin, allant de l'épaule à l'insertion de l'aile, flancs et poitrine, d’un noir bleuâtre luisant. Ecusson ; chagriné, noir bleuâtre, bordé de testacé. Méta- thorax: vert métallique très brillant. Balanciers; blancs. Abdomen ; vert foncé, peu luisant, à reflets d’un bleu violacé, ventre de même, base du premier segment, testacée sous l'écusson. Ailes ; presque hyalines, un peu grisâtres vers l'extrémité, nervures brunes, une tache stigmatique, étroite, allongée, brunâtre. Pieds; blanchâtres, hanches, brunes à la base, cuisses, terminées par un large anneau noirâtre, foncé, moins foncé aux cuisses antérieures, tarses, un peu brunâtres à l'extrémité.
Rapporté par le docteur Coquerel. — Ma collection.
S.? GLAUCUS (nov. sp.? J. Bigot).
L'individu étant privé de sa tête, je ne puis affirmer qu’il appartienne au genre Sarqus, et que l’espèce soit positive- ment inédite.
Long. (sans la tête) 15 millim.
Thorace; viridi, fulvo trivittato, lateribus viridis. Abdo-
Diptères de Madagascar. 135
mine; fulvo testaceo, basi, viridi. Scutello; basi, nigro. Pedi- bus; testaceis, tarsis posterioribus albis, basi, nigris. Alis; pallide testaceis vel subhyalinis, stigmale testaceo.
Thorax; vert clair, trois larges bandes longitudinales, d’un fauve testacé, l'intermédiaire légèrement interrompue au delà de la suture, où elle parait se terminer par deux taches semi-circulaires, d’un noir-brun au delà de l’interrup- tion, latérales, n’atteignant pas les bords antérieurs et posté- rieurs, interrompues à la suture, flancs verts, poitrine, testa- cée. Ecusson; vert, à base noire. Balanciers ; manquent. Ab- domen; d'un testacé fauve, avec les incisions plus pâles, base du premier segment et côtés du deuxième, verts, extrémité, brunâtre, ventre plus pâle, avec les premiers et deuxième segments, ainsi que le bord des suivants, d’un vert pâle. Pieds; d'un testacé fauve, avec les tarses blan- châtres, tarses postérieurs, blancs, et base du premier ar- ticle, largement noirâtre. Ailes; d’un testacé très pâle, stigmate, testacé, nervures brunes. Cellule discoïdale; en forme d'hexagone allongé, émettant trois nervures com- plètes, l’interne, n’atteignant pas le bord postérieur.
Nossibé. — Collection du Muséum.
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QUELQUES REMARQUES
SUR
L'ASTACUS FLUVIATILIS,
Par M. le professeur GIRARD.
(Séance du 12 Mai 1858.)
Les derniers représentants, les espèces les plus dégradées des séries des Articulés et des Annelés nous offrent presque tous l'exemple d’une existence parasitaire, soit qu’ils vivent cachés dans l’intérieur des organes d'animaux plus élevés, soit qu'ils se placent sur leurs téguments externes ou qu'ils adhèrent aux branchies des espèces aquatiques. Les animaux affectés de ces hôtes étrangers de beaucoup plus petite taille, ne paraissent pas généralement éprouver un grand préjudice de leur présence et réparent facilement les pertes de substance dues à la nutrition des parasites. Souvent, comme chez beaucoup de Coléoptères, les Bousiers, les Né- crophores, etc., ou, comme chez un grand nombre d'Hymé- noptères, les parasites ne semblent se servir des êtres sur lesquels ils vivent que comme de véhicules ailés destinés à les transporter dans les substances où ils devront se nourrir et se développer.
Nous trouvons parfois dans les types plus élevés des exemples de singulières associations qui rapppellent les phénomènes parasitaires. On rencontre même fréquemment des espèces vivant constamment rapprochées les unes des autres, sans qu'on sache toujours à beaucoup près la cause de ces sortes de sociétés qui tiennent à des particularités de mœurs mal connues. C’est ce qui arrive pour beaucoup
138 GIRARD.
de mollusques, dont on rencontre les espèces vivant côte à côte sur les mêmes rivages; de sorte que la rencontre de l’une fait prévoir celle de l’autre. On observe aussi des associations entre des espèces appartenant à des embran- chements distincts, ainsi entre des Articulés et des Mollus— ques. On sait depuis longtemps que les femelles des Pinnothériens, Crustacés brachyures, habitent à l’intérieur des coquilles, surtout des moules, en contact avec le mollusque vivant, et abritent sous son test leur abdomen globuleux et fragile. Les anciens naturalistes voyaient dans ces petits Crustacés des gardiens du mollusque bivalve.
J'ai constaté un exemple de rapprochement encore inconnu, je le pense, entre d’autres espèces des mêmes embranchements.
Les environs de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), riche pays de plaines boisées, et non loin de la forêt d’Ar- mainvilliers, bien connue des entomologistes parisiens, sont accidentés de place en place par des mares entourées d'arbres, qui ne sont autre chose que d'anciennes mar- nières abandonnées que remplissent promptement les infiltrations pluviales fournissant au fond de nombreuses sources. Ces mares se peuplent rapidement de Lymnées, de Planorbes, de Cyclades et d’autre part d'Écrevisses (Astacus fluviatilis).
À deux reprises différentes, en 1855 et 1856, j'ai observé dans certaines de ces mares, un fait d'association assez étrange. Les écrevisses que j'en retirais au moyen de cer- ceaux ou de balances portaient toutes, suspendus aux extré- mités des pattes ambulatoires qu'ils embrassaient entre leurs valves serrées, de petits Mollusques acéphales, du genre Cyclas et de l'espèce Cyclas fontinalis, une des plus petites du genre, d'environ un centimètre de diamètre. Il arrivait même parfois que chacune des huit pattes propres à la marche portait enchassée une de ces coquilles, de manière à figurer, en quelque sorte, de petits sabots qui devaientsingulièrement
Remarques sur l'Astacus fluviatilis. 139
gêner la locomotion de l’animal. L’adhérence des Cyclades était telle que les mouvements violents desécrevisses retirées de l’eau ne parvenaient pas à les détacher. Elle s’est main- tenue pendant plus d’un an sur des sujets conservés dans l'alcool. Constamment des traces visibles d’érosion à l’ex- trémité de la patte du crustacé résultaient de l’action du manteau ou du pied du mollusque. Parfois les courts crochets qui terminent les deux premières pattes ambula- toires avaient disparu ou n’offraient plus qu’une branche. J’ai cherché à reproduire artificiellement les conditions du phénomène. Dans le mois de septembre 1856, j'ai disposé dans de vastes baquets sur un lit de sable des Cyclades fontinales. Bientôt ces petits mollusques ont entr’ouvert leurs valves et fait sortir le pied charnu, presqu'aussi long que leur corps, qui leur sert à ramper. Dans l'eau des baquets j'ai placé des écrevisses pêchées dans des mares où jamais, sans doute faute de Cyclades, je n'avais constaté aucune association. J’ai surtout choisi de jeunes crustacés à tégu- ments encore peu résistants. Au bout de quelques jours, plusieurs en se promenant ça et là avaient engagé leurs pattes entre les valves béantes des Cyclades qui s'étaient aussitôt refermées.
Après quelques jours de contact, j'ai détaché les mollus- ques et j'ai parfaitement pu constater, surtout à la loupe, une section circulaire à l'extrémité de la patte, permettant à un petit filet du sang de l’écrevisse de parvenir jusqu’à la Cyclade.
On pouvait voir un très léger écoulement en tenant dans l'eau claire la patte corrodée. On peut observer encore sur des échantillons conservés dans l'alcool, et faisant partie de la collection d'histoire naturelle du collège Rollin, ces petites érosions aux extrémités des pattes des écrevisses. L'expérience que je rapporte, nous les montre incontesta- blement dues à l’action des Cyclades. Ces érosions me font
140 GIRARD.
supposer que le liquide des pattes de l’écrevisse sert de nourriture au mollusque.
Peut être en outre, y-a-t-il là pour les Cyclades un moyen de se faire conduire à des places favorables à certains actes de nutrition ou de ponte, de même que beaucoup de Coléoptères transportent des Acarus dans les détritus où ils doivent se nourrir, que des Hyménoptères enlèvent accrochées à leurs poils ces petites larves de Méloës, de Cantharides, de Sitaris, qui doivent deve- nir parasites des nids en perdant leurs pattes par cette hyper-métamorphose constatée par M. Westwood et par M. Fabre.
C’est peut-être dans des faits de ce genre qu’on trouvera Pexplication de légères érosions queprésententtrès fréquem- ment certaines coquilles de mollusques aquatiques, et qui sont bien connues des amateurs ; ainsi les Mélaniens, ainsi le genre Troncatelle, offrent lextrémité de la spire brisée. Les Paludines de nos eaux douces ont leurs coquilles intactes, celles des États-Unis, comme la Paludina magni- fica, les montrent rongées à la pointe. Les Anodontes ou moules des étangs ont souvent les bords de la coquille sor- tant de la vase corrodés, etc.
Il sera curieux de rechercher si le même fait, comme je n’en doute pas, se reproduit dans d’autres localités, et la publicité de nos Annales pourra appeler l'attention des observateurs patients et zélés qui s'occupent avec tant de soin de recueillir les matériaux des faunes de certains départements. Peut-être trouvera-t-on des phénomènes analogues dans les Crustacés macroures marins, les Ho- mards, les Langoustes, les Néphrops, etc., qui rampent sur le sable des hauts fonds à la manière de nos écrevisses fluviatiles et doivent rencontrer à demi enterrées et béantes les valves de nombreux mollusques.
Pour revenir à nos écrevisses, nous dirons que celles qui
Remarques sur l’Astacus fluviatilis. 141
ont servi à notre observation ont été pêchées presque toutes dans une mare située sur le territoire de la commune de Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne), dans les propriétés de M. Cottin. Voisine d’une ancienne ferme démolie et dite de la Chapelle, elle porte dans le pays le nom de mare à l'Anglais. Les anciennes marnières si nombreuses dans ce canton sont désignées d’après le nom ou le surnom de celui qui les a creusées. Il n’était pas une des écrevisses de cette mare qui ne portât quelque Cyclade. Une mare située tout à côté m’en a pareillement offert, mais en petit nombre. J'ai appris depuis, d’un homme établi à Brunoy et qui pêche des écrevisses dans un but mercantile, qu’il a observé le même fait dans quelques autres mares du pays. Je crains seulement que la dépopulation rapide des mares, que les paysans ont ravagées à l’envi, surtout lorsqu'elles furent presqu’à sec dans l’été aride de 1857, ne m'empêche de continuer ces observations.
Les écrevisses des localités dont j'ai parlé et pareillement celles de la petite rivière d'Hyères qui coule à Brunoy, sont fort recherchées et parviennent à une taille considérable. Le père d’un paysan, actuellement au village de Chevry, en pêcha autrefois dans les mares du pays qui furent jugées dignes de paraître sur la table de Louis XVIII. Le pêcheur établi à Brunoy, dont j'ai parlé, s'occupe de repeupler ces mares qui sont pour lui de véritables viviers à écrevisses. Ce n’est guère qu’au bout de cinq ans que les écrevisses ont acquis une taille suffisante pour avoir de la valeur com- merciale. Cet homme a soin de changer ses écrevisses de mare lorsqu'elles sont parvenues à peu près à la moitié de leur développement el m'a assuré qu’elles profitaient, comme il dit, environ d’un tiers en plus, comparativement à celles qui sont toujours restées pendant un temps semblable dans la même mare. M. Lucas à qui j'ai cité ce fait, s’est rappelé qu'en Algérie les éducateurs de Sangsues ont soin de
142 GIRARD. — Remarques sur l’Astacus fluviatilis.
changer plusieurs fois leurs Annélides de viviers pour les faire grossir davantage.
Les écrevisses, dont la cuisine parisienne consomme un nombre considérable, nous viennent principalement de la Picardie et de l'Alsace. Elles subissent de longs jeûnes et maigrissent beaucoup. Il s'y développe au printemps d'énormes filaires qui sont dw plus répugnant aspect et rem- placent la chair de l’abdomen. Cette maladie serait due, d’après M. H. Lucas, aux privations prolongées de nourriture subies par le crustacé et qui amèneraient le développement des filaires; notre collègue a en effet pêché plusieurs fois des écrevisses dans la rivière d'Hyères sans y rencontrer ja- mais ces filaires : seulement, ces Crustacés présentaient fré- quemment suspendues à leurs branchies, comme parasites, ces petites Annélides de la famille des Hirudinées (Sangsues), appelées Branchiobdelles, et qui, en outre, existent aussi à l'état libre dans les eaux de cette même rivière.
Explication des figures de la planche 4, mn I.
Fig. 1. Astacus fluviatilis et Cyclas fontinalis. L’écrevisse est représentée portant des Cyclades aux extrémités des pattes ambulatoires; l’un des Mollusques n’adhère qu’à une des deux branches du crochet terminal ; les autres enchassent toute l’extrémité du membre. Cette disposi- tion variée est conforme aux observations. Grandeur na- turelle.
re
a, 1 b, 1 c. Pattes d’écrevisses à divers degrés d’érosion par l’action des Cyclades. Grandeur naturelle.
NOTE MONOGRAPHIQUE
SUR LES
GENRES CRABE ET PLATYCARCIN, AVEC INDICATION D'ESPÈCES NOUVELLES.
Famille des Cancérides. — Ordre des Décapodes. — Section des Brachyures. — Classe des Crustacés.
Par M. le professeur GIRARD.
(Séances des 10 Novembre et 8 Décembre 1858,)
À mesure que les observations successives apportent aux savants un plus grand nombre d'objets à comparer entre eux ils sont forcément amenés à établir des subdivisions dans les groupes naturels. Si parfois le nom du groupe ancien- nement étabii est conservé il se trouve en général singuliè- rement restreint par le nombre des espèces qu’on y garde. Un pareil travail de réduction s’est opéré depuis un siècle pour la plupart des genres de Linné, dont beaucoup sont devenus aujourd'hui de véritables ordres.
Le genre Crabe (Cancer) du créateur de la nomenclature scientifique moderne, comprenait à peu près tous les Crus- tacés qui se groupent autour des types actuels Crabe, Pagure, Ecrevisse, Palémon, et dont Latreille forma l'ordre des Décapodes, le plus élevé en organisation dans la classe des Crustacés. Fabricius dans sa lourde compilation de l’Ento- mologie systématique (1793) définit le genre Cancer comme il suit: antennæ quatuor breves, filiformes, articulo uliimo
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bifido. 11 y comprend tous les Crustacés Brachyures de M. Milne Edwards. Il réalisa un grand progrès dans son supplément (1798); caril distingue les genres Cancer, Calappa, Ocypode, Leucosia, Parthenope, Inachus, Dôrippe, Orithyia, Portunus, Matuta.
Le genre Cancer fut subdivisé ensuite en genres nombreux dont nous citerons parmi Îles principaux le genre Carcinus établi par Leach sur le Cancer mœænas, de Linné (Crabe enragé de nos côtes), le genre Chlorodius créé par le même au- teur pour les Crabes dont les pinces sont creusées en cuiller à l'extrémité ; le genre Carpilius, comprenant les espèces à pinces en pointe, à front tridenté, à test marbré ou à taches rondes couleur de sang, terminé posté- rieurement de chaque côté par une saillie munie d'un rebord ; enfin le genre Platycarcinus, de Latreille, dont le type est le Cancer pagurus, de Linné, ou Crabe tourteau de nos pêcheurs.
Le genre Crabe actuel, des Crustacés Décapodes bra- chyures, fait partie de la famille des Cancérides ou Cyclo- métopes de M. Milne-Edwards, qui correspond en grande partie à la section des Arqués de Latreille. En effet, d’une manière générale, la région antérieure de la carapace de ces animaux, se dessine régulièrement en arc de cercle ou plutôt d’ellipse, tandis que la partie postérieure est le plus souvent beaucoup plus étroite et comme tronquée. Le grand développement des régions hépatiques et, par balancement, l’atrophie de la région stomacale se lient à une forme géné- rale beaucoup plus large que longue.
Deux tribus très naturelles, dont le genre de vie différent se lie à deux types d'organisation distincts, se partagent les nombreuses espèces des Cancérides.
Les Cancériens ne vivent pas en pleine mer, mais près des côtes, généralement sous les pierres et baignés par une légère couche d’eau. Aussi leur carapace est assez fortement bombée en dessus et rejoint le plastron sternal par un bord
Genres Crabe et Platycarcin. 145
arrondi, de sorte que les deux plans tangeants forment un grand angle dièdre. Toutes les pattes, même celles de la paire postérieure, sont de même type, essentiellement am- bulatoires, à ongles styliformes. Au contraire, les Portu— niens, Crustacés nageurs, habitant la pleine mer, offrent une carapace plus aplatie et les pattes postérieures natatoires, c’est-à-dire élargies et terminées par un article lamelleux, cilié sur les bords.
Les Cancériens se subdivisent en trois types, les OEthracées dont les pattes se cachent sous les bords prolongés des régions branchiales, les Eriphiacées à formes quadrilatères, à carapace peu ou point arquée sur les côtés, à peine tron- quée eu arrière, ce qui rapproche ces Crustacés par une sorte de parallélisme du groupe très différent des Ocypo- diens; enfin les Cancéracées qui sont par excellence les vrais Crabes ou les Arqués de Latreille, dont la carapace en effet est beaucoup plus large que longue, arquée en avant, forte- ment tronquée de chaque côté daus la région postérieure.
CANCÉRACÉES